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Destin, prédestination, destinée. [colloque interdisciplinaire, Université catholique de Louvain, Fa
Gesché Adolphe
CERF
21,00 €
Épuisé
EAN :9782204051095
Un fait de société s'impose. L'impuissance devant le mal semble conduire des peuples ou des individus à perdre le fil du sens et à ne plus croire à la force de la liberté. On assiste à un retour d'esprit de fatalité et de résignation au destin antique. Et l'on pourrait craindre que des avatars de la prédestination chrétienne ne viennent donner raison à une mentalité de résignation, pourtant tellement en opposition avec ce fait de civilisation reconnu par tous, que le christianisme avait réussi à " défataliser " l'histoire. Or pour que l'homme transcende ses peurs et ses désespérances, il lui faut, au-delà d'un volontarisme immédiat mais qui fait long feu, des mots et des confins absolus, qui lui permettent de s'arracher à ses pesanteurs et d'entrer à nouveau en espérance et en désir. D'où la place de la théologie, " science des surplus ", dans la mesure où seuls peut-être les mots en excès sont capables de rendre l'homme, être d'absolu, de rêves et de vision, à nouveau infiniment désirant et résolument confiant en la liberté. D'où l'introduction du terme de destinée, qui ne serait ni le destin anonyme et fatal ni la dictée brutale d'une prédestination, mais ce que l'homme se donne librement et efficacement, sur la foi d'une parole et d'une anticipation divines, comme sens et comme fin de son être et de son existence. L'homme ne peut commencer de se sauver que quand il en à l'idée et que cette idée lui paraît non pas simplement possible, mais " excessivement possible ". Ce livre, fruit d'un colloque interdisciplinaire tenu à Louvain, où les objections, les analyses et les possibilités ont tout à la fois été prises en compte, se propose comme une réflexion d'espérance critique et fondée et une contribution à l'élucidation d'un problème de la postmodernité.
La recherche que ce livre recueille prend son départ à la fois dans un étonnement et dans une conviction. Etonnement devant une évidence culturelle à propos du christianisme : celui-ci est réputé véhiculer une solide suspicion concernant le corps, la chair, la sexualité... Etonnement qui devient parfois agacement lorsque judéo-christianisme est posé, dans une évidence jamais critiquée, comme synonyme d'une approche méfiante du corps et de la chair. Etonnement encore car, en même temps, il est incontestable que le christianisme se présente comme une religion d'incarnation. Une conviction aussi : le christianisme recèle une façon originale de situer le corps dans la recherche et la révélation de Dieu, originalité féconde pour une compréhension de nous-mêmes comme êtres corporels. Il s'agit donc bien ici d'interroger le corps comme véritable lieu théologique, et même lieu théologique majeur, et de manifester simultanément comment cette place centrale dans la révélation chrétienne de Dieu en fait un lieu anthropologique lui aussi majeur. L'audace de la foi et de la théologie est une contribution à une anthropologie. C'est pourquoi nous considérons comme essentiel que le travail théologique s'effectue dans un dialogue et une confrontation avec d'autres modes d'approche de la signification de la corporéité. Ces approches (la phénoménologie déjà évoquée, le langage des artistes, les sciences humaines...) contribuent à nous révéler le christianisme dans son originalité et cette redécouverte peut rejaillir à son tour comme une contribution à une anthropologie qui prenne le corps en vraie considération.
Adolphe Gesché, né en 1928 à Bruxelles, prêtre diocésain (diocèse de Malines et Bruxelles), docteur et maître en théologie (Couvain), professeur à la faculté de théologie de l'Université catholique de Louvain à Louvain-la-Neuve, est particulièrement soucieux d'une théologie en dialogue avec la culture. Il est président de la Société théologique de Louvain (STL, Louvain-la-Neuve) et membre de l'Académie des sciences religieuses (AISR, Bruxelles), de l'Association européenne de théologie catholique (AETC, Tübingen), et de la commission théologique internationale (Rome). Il a déjà publié dans sa série le volume 1: Le Mal (1993).
Résumé : " La théologie contribue-t-elle à la recherche du sens ? Non, si elle devait faire de Dieu la condition du sens, comme si ce dernier ne pouvait surgir de lui-même ou de ma capacité à le faire surgir. Oui, si la théologie offre un éclairage propre, celui de la mise en place d'un excès, d'une gratuité et de confins, au contact desquels la pensée du sens gagne à être confrontée. La théologie offre ici son concours, qui n'est pas celui d'être l'arbitre du sens - qui donc le supporterait ou en voudrait ? -, mais d'être un lieu où il arrive aussi que le sens se produise. Aussi bien, loin de discourir sans fin sur ce qu'est le sens, nous chercherons précisément à le découvrir là où il se donne : en ce que j'appelle les lieux du sens : la liberté (sans liberté, peut-on imaginer l'apparition du sens ?), l'identité (qui suis-je ? ai-je sens ?), le destin (que puis-je faire de ma vie ?), l'espérance (le sens est-il au bout de celle-ci, ou n'est-elle que la dernière illusion de la boîte de Pandore ?), l'imaginaire enfin (lieu de légendes, de mythes et de fiction, source presque intarissable où nous cherchons à renouveler le sens). En esquissant chaque fois comme une phénoménologie de la foi, insistant sur la manifestation de don et de révélation qu'elle peut exercer à l'égard du sens, nous découvrirons peut-être des espaces de sens insoupçonnés autrement. Ouvrir le sens jusqu'en ses confins, c'est ouvrir des possibilités, c'est raconter une aventure possible, c'est faire en sorte que chaque chose et chaque événement puisse se comprendre, fût-ce l'espace d'un instant, sous l'égide d'une visitation, d'un changement d'échelle, d'une transgression du simple dû. Là est sans doute la clé du sens " (A. Gesché).
Cette nouvelle série, intitulée "Pensées pour penser", s'inscrit dans la lignée de "Dieu pour penser": montrer que l'idée de Dieu, loin d'être une idée perdue et hors de propos, peut aider à penser. Elle recèle une intelligibilité propre qui permet de penser jusqu'à son extrême toute question que l'homme vient à se poser, sur lui-même, sur les autres ou sur l'universMême propos donc, mais sous une forme différente. Il s'agira de réflexions personnelles et de citations empruntées à autrui. Livres à l'espace plus dégagé, où le lecteur peut circuler, se faufiler plus libre. Mouvement de respiration et de choix. Pensées qui ne se pressent pas vers une conclusion et qui n'ont même pas peur parfois de se contredire pour laisser le lecteur décider librement. Pensées parfois excessives, pensées de passage en tout cas. Toute citation, toute réflexion brève, sur lesquelles on ne s'appesantit pas trop, ont cet avantage merveilleux de parler "à mots couverts". Venant souvent des contrées inédites et inexplorées de notre conscience, elles ont plus de nouveauté et moins d'usure que la pensée trop longtemps ressassée. Ces livres se voudront des cadeaux d'idées. Mais il ne s'agira pas ici de choses insignifiantes. On continuera d'évoquer les grandes et infinies questions que se pose l'homme. Pourquoi le mal et la souffrance? Qu'est-ce donc que l'homme? Comment comprendre le monde qu'il habite? Les dieux ou le Dieu qu'il se donne? Que peut-on imaginer de sa destinée, de ce qui lui donne sens? Cet ensemble sera donc adossé, livre après livre et dans le même ordre, à la première série: Le Mal; L'Homme, Dieu; Le Cosmos; La Destinée, Le Christ; Le Sens, etc. On y trouvera compléments et prolongements, mais aussi et souvent tout ce qui n'a pas pu être exprimé dans ces ouvrages. Place pour l'étincelle, pour l'instantané, pour une plus grande spontanéité, qui instaure plus de complicité et plus de simultanéité avec le lecteur! "Cet ouvrage n'est pas un écrit composé dans les règles de l'art pour l'ostentation, ce sont des notes que j'ai thésaurisées" (Clément d'Alexandrie, Stromate I, I, 11,1)
Résumé : "A la racine de l'effondrement de l'Occident, il y a une crise culturelle et identitaire. L'Occident ne sait plus qui il est, parce qu'il ne sait plus et ne veut pas savoir qui l'a façonné, qui l'a constitué, tel qu'il a été et tel qu'il est. De nombreux pays ignorent aujourd'hui leur histoire. Cette autoasphyxie conduit naturellement à une décadence qui ouvre la voie à de nouvelles civilisations barbares". Cette affirmation du cardinal Robert Sarah résume le propos de son troisième livre d'entretiens avec Nicolas Diat. Son constat est simple : notre monde est au bord du gouffre. Crise de la foi et de l'Eglise, déclin de l'Occident, trahison de ses élites, relativisme moral, mondialisme sans limite, capitalisme débridé, nouvelles idéologies, épuisement politique, dérives d'un totalitarisme islamiste... Le temps est venu d'un diagnostic sans concession. Il ne s'agit pas seulement d'analyser le grand retournement de notre monde : tout en faisant prendre conscience de la gravité de la crise traversée, le cardinal démontre qu'il est possible d'éviter l'enfer d'un monde sans Dieu, d'un monde sans homme, d'un monde sans espérance. Dans cette réflexion ambitieuse, le cardinal Robert Sarah se penche sans exclusive sur les crises du monde contemporain en livrant une importante leçon spirituelle : l'homme doit faire du chemin de sa vie l'expérience d'une élévation de l'âme, et ainsi quitter cette vie en créature plus élevée qu'il n'y était entré. Le cardinal Robert Sarah est une figure majeure du monde catholique d'aujourd'hui.
Scandale des abus sexuels, bouleversements climatiques, révolution numérique... Alors que l'Eglise est en crise et que beaucoup préfèrent le silence, une femme, laïque, prend la parole. Avec puissance, Isabelle Morel renvoie les baptisés à leur mission première : être des témoins du Christ. Que signifie aujourd'hui annoncer la foi, l'espérance et la charité? La légitimité du message de l'Eglise dépend-elle des conjonctures du temps ? Comment comprendre de manière ajustée la collaboration entre le peuple et le clergé? Quel rôle doivent jouer les acteurs pastoraux ? Et quelle spiritualité vivante peut y concourir ? Un appel sans concession de sursaut.
Résumé : Entre le jour de Noël et l'Epiphanie, fête des Rois mages, s'étendent les Douze petits mois : douze jours différents des autres, douze nuits de clarté et de neige. De ce moment d'hiver, Marie Rouanet fait un temps privilégié, celui du dépouillement nécessaire. Renonçant chaque jour à un objet, de ceux qui tissent son univers quotidien, à un symbole, et même à certains souvenirs, elle apprend à s'alléger du poids des choses pour retrouver une sorte d'essentiel, à se séparer pour naître davantage. Marie Rouanet propose un véritable petit traité du dépouillement, une variation profonde et belle sur le thème du détachement. Ecrivain, auteur de films et interprète de chansons en langue d'oc, Marie Rouanet a notamment publié La Marche lente des glaciers, L'Ordinaire de Dieu et Luxueuse austérité.
Livrant sa propre expérience, le patron de La Vie éclaire la déchristianisation de la France. Se racontant et nous racontant, il en appelle à un catholicisme sans peur et sans arrogance à même de réenchanter le monde. Un manifeste qui va faire du bruit. On aurait pu croire éteintes les grandes voix catholiques. En voici une qui sort des décombres pour tonner que Dieu est Dieu dans ce livre qui répond enfin à la crise spirituelle que traversent l'Eglise, la France et l'Europe. Rompant avec la logique de l'excuse, récusant la dissolution comme la crispation, révoquant les tentations de la naïveté et de la médiocrité, Jean-Pierre Denis dresse le plus lucide et le plus implacable des constats sur la déchristianisation. Et y voit une chance pour l'Evangile qui jamais ne s'impose et qu'il faut sans cesse apprendre à recevoir. C'est à une foi attestataire, tissée dans le témoignage intime de sa vie, qu'il en appelle ici. Une attestation qui fait fi des préjugés établis, qui se nourrit des rencontres improbables, qui sait être attentive aux signes prophétiques. Et qui, sans être donneuse de leçons, en revient immanquablement à l'unique testament du Golgotha et de Pâque, source de la seule contre-culture qui soit réellement subversive.