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Oui, vous pouvez acheter un diesel !
Gerondeau Christian
ARTILLEUR
13,00 €
Épuisé
EAN :9782810008971
Selon nos dirigeants, la cause est entendue : l'air de nos villes est de plus en plus pollué en raison des gaz toxiques automobiles émis par les véhicules diesels. Il faudrait donc les interdire et demander à nos concitoyens de s'orienter tous vers des véhicules électriques. En scientifique, Christian Gerondeau a cherché les informations qui permettent d'aboutir à cette affirmation. Et ce qu'il a trouvé au terme de ses recherches n'a rien à voir. Non seulement les relevés d'Airparif mettent en évidence une spectaculaire amélioration de la qualité de l'air de nos villes, mais celle-ci est justement le fruit des efforts des constructeurs automobiles. Quant à penser que la suppression des émissions de CO2 des moteurs diesel pourrait avoir une quelconque influence sur le climat, ce sont cette fois les modèles du GIEC lui-même qui le démentent. Pour leur part les voitures électriques seront, pour très longtemps encore, chères et peu autonomes. Pour parcourir 400 kilomètres il leur faut 400 kilos de batterie alors que les diesels modernes sont économiques et ne polluent pratiquement plus. En fait, parce qu'ils sont la seule solution réaliste, les carburants pétroliers seront encore très longtemps irremplaçables pour les déplacements quotidiens de l'écrasante majorité des Français. Et comme il faut économiser les réserves de pétrole et que le diesel consomme peu, l'avenir lui est grand ouvert.
Plus cher que la Sécu ! Lorsqu'ils sont recrutés, les cheminots ne le sont pas sur le critère de la propension à cesser le travail. Ils veulent bien faire. Comment se fait-il alors que les chemins de fer battent tous les records de grève et coûtent d'incroyables fortunes au contribuable ? Le TGV est un grand succès, mais la France est sillonnée ailleurs de trains qui sont vides ou presque, de véritables trains fantômes, qu'il s'agisse de voyageurs ou de marchandises. Pourtant, il a été inutilement recruté 50 000 cheminots au cours des dernières années, alors que les autres réseaux ferrés européens divisaient par deux leurs effectifs en une décennie. Au total des transports ferrés et publics, le contribuable verse sans le savoir 20 milliards d'euros chaque année, beaucoup plus que le fameux trou de la Sécu ! Il le fait pour rien, car l'essentiel des dépenses correspondantes pourrait être évité. Au-delà du domaine des transports, c'est le fonctionnement de l'ensemble de notre secteur public qui se trouve mis en cause. Une certaine vision du " service public à la française " n'y résiste pas. Un ouvrage essentiel pour comprendre les dysfonctionnements de la société française et préparer son avenir.
Le nouveau président américain Joe Biden, a déclaré qu'il signerait l'Accord de Paris sur le climat de 2015 destiné à limiter les émissions mondiales de CO2. De son côté, le Parlement français consacrera une grande partie de ses travaux du premier semestre de 2021 au vote d'une grande loi sur l'environnement destinée à mettre en oeuvre les propositions de la Convention Citoyenne sur le Climat dont l'objet majeur était l'application de l'accord de Paris. Cinq ans après cet accord, les émissions mondiales de CO2 ont imperturbablement poursuivi leur progression jusqu'à la crise de la pandémie de 2020 qui les a à peine affectées . Pourquoi ? Parce que cet accord n'en est pas un. Les pays en développement , la Chine, l'Inde et les autres ne se sont engagés à rien, leurs émissions sont devenues de loin les plus importantes et continueront à croitre à vive allure au fur et à mesure qu'ils sortiront de la pauvreté. Les dépenses considérables consacrées à la transition écologique en Europe et en France (éoliennes, panneaux photovoltaïques ou véhicules électriques) ne pourront rien face à l'explosion des émissions du tiers-monde , comme le constate d'ailleurs l'Agence Internationale de l'Energie elle- même.
Soyons clairs, ce livre est incorrect. Incorrect car il démontre, vingt ans après le premier sommet de Rio, que le monde entier a été trompé par le réveil d'une peur infondée venue du fond des âges, celle du changement climatique. Incorrect car il révèle comment cette peur a été orchestrée par quelques individus et organisations. Incorrect enfin car il fait les comptes. Des centaines de milliards de dollars et d'euros gaspillés chaque année au point d'handicaper lourdement le développement économique d'un grand nombre de pays, et d'abord de la France. Et cela pour rien. Mais tout est bientôt fini car la crise dévoile petit à petit les mensonges pseudo-scientifiques. Les industries éolienne et solaire s'écroulent, les taxes sur le CO2 dans l'aérien et autres mesures sans queue ni tête sont retirées, jamais on n'a trouvé autant de pétrole, de gaz ou de charbon et pour comble, les satellites montrent que la température de la Terre ne s'accroît plus depuis quinze ans! C'est désormais la fin de l'écologie idéologique.
Fournir des clés de compréhension ", "faire de la pédagogie", "éclairer les lecteurs", "décrypter les enjeux", autant de termes que les journalistes utilisent volontiers pour décrire leur métier. Et pourtant, en dépit de ces généreuses intentions, les citoyens montrent une méfiance toujours plus grande à l'égard des médias. Interrogés à ce sujet, les journalistes jugent que les grands responsables de ce désamour à leur égard sont les "complotismes" de toutes sortes, les "populismes", la recrudescence des "fake news" et aussi internet. Spécialiste de la langue et observatrice rigoureuse des médias, Ingrid Riocreux se demande au contraire si cette perte de confiance ne viendrait pas du comportement des médias eux-mêmes. En scrutant attentivement leurs mots et leurs choix, elle met en lumière leur permanente tentation de défendre un hygiénisme moralisateur, leur volonté têtue de sauvegarder des vérités officielles. Quand les biais de la langue médiatique sont démasqués, l'objectif apparait dans toute sa nudité: non seulement, bien sûr, dire aux gens ce qu'ils doivent penser, mais même, à quoi ils doivent penser. De là l'idée d'une emprise totalitaire. Dans l'emballement de la vie quotidienne, nous sommes tous vulnérables aux constructions et aux orientations véhiculées par la langue. Ce livre se propose de donner au lecteur quelques moyens pour se protéger et ainsi ne pas demeurer naïf face aux "marchands de nouvelles".
Alexandre del Valle fut précurseur en évoquant dès 1997 le totalitarisme islamiste et en annonçant la dérive de la Turquie néo-ottomane. Trente ans après la dissolution de l'ex-URSS, il montre que les pays de l'OTAN n'ont pas toujours changé leurs "logiciels" hérités de la Guerre froide, désignant la Russie comme l'Ennemi suprême. A cette erreur sur l'Ennemi correspond une erreur sur l'Ami, l'Occident demeurant allié aux "pôles de l'islamisme sunnite" (Arabie saoudite, Qatar, Koweit, Pakistan, Turquie, OCI, Frères musulmans) qui oeuvrent, dans le cadre d'un projet d'expansion planétaire, à saper de l'intérieur les valeurs des sociétés ouvertes sous couvert de défense de la religion. Del Valle dresse un bilan des "révolutions de couleurs" appuyées par nombre d'ONG américaines en Europe de l'Est et les relie à l'interventionnisme occidental en Irak ou en Libye puis au printemps arabe, devenu "hiver islamiste" . Il dévoile de façon détaillée les stratégies et buts de guerre des islamistes, qu'il s'agisse des pôles " institutionnels " et étatiques, véritables ennemis, ou des djihadistes, simple face immergée de l'iceberg. Après avoir exposé leur double matrice théocratique et totalitaire, l'auteur démontre que pour résister à cette offensive bien plus planifiée et massive qu'on l'imagine, l'Occident doit de toute urgence définir la Menace et l'Ennemi dans leur globalité puis revoir totalement ses alliances et visions stratégiques. L'enjeu n'est autre que de préserver les valeurs des sociétés ouvertes sans renier leurs racines civilisationnelles. La priorité est de les défendre chez nous avant de donner des leçons de droits de l'homme ou de démocratie au reste du monde
Fin connaisseur de la pensée politique européenne, Dalmacio Negro Pavón nous convie à un parcours à travers l'histoire de la politique occidentale et nous livre la clé pour comprendre l'hostilité et la crainte de l'establishment européen devant la montée des mouvements populistes et des rébellions populaires du type "gilets jaunes". A la lumière de l'histoire politique, que démontre-t-il ? Tout d'abord qu'il n'y a pas de communauté politique sans hiérarchie, pas de hiérarchie sans organisation, pas d'organisation sociale qui ne se concrétise sans la direction d'un petit nombre. Le pouvoir retombe toujours entre les mains de la minorité dirigeante, et cela indépendamment de la forme politique. C'est ce que l'on appelle la "Loi de fer de l'oligarchie". Ensuite, il démystifie la démocratie en tant que succédané ou superstition née des religions de la politique. Les démocraties tendent toujours à se convertir en oligarchies et plus la démocratie s'organise, plus elle tend à décliner et plus les possibilités de manipulation des masses grandissent. La démocratie est une méthode, elle ne saurait être une fin, un idéal absolu, un impératif moral. Enfin, quand l'organisation ultime de la démocratie est devenue si complexe qu'elle ne sert plus qu'à éluder les responsabilités et à écraser l'opposition au nom du peuple, Pavón met en garde contre le retour de "l'incontrôlable". Une leçon pour les temps présents.
Au cours de la dernière décennie, le débat sur l'immigration a pris une place centrale en Occident. Pourtant, la complexité du sujet et l'extrême polarisation des partis pris ont empêché l'émergence d'une vision claire de ses enjeux réels, au moins en matière économique. Entre une ouverture laxiste des frontières et les fantasmes de fermeture totale, l'antagonisme des débats s'est durci. Professeur à Oxford, Paul Collier nous fait quitter les culs-de-sac fondamentalistes pour entrer dans une analyse rigoureuse et implacable des enjeux économiques du phénomène migratoire. Il montre comment le creusement d'inégalités gigantesques partout dans le monde accélère les flux et risque de déséquilibrer dangereusement les relations entre les pays et le fonctionnement même de nos sociétés. Son immense mérite est de ne pas céder à une vision émotionnelle de l'immigration et d'en examiner les conséquences pour l'immigré lui-même mais aussi pour les pays de départ et d'accueil. A rebours du discours le plus consensuel, il décrit, chiffres à l'appui, une réalité renversée où ce que l'on présente d'ordinaire comme un progrès revient bien souvent à une précarisation de la société d'accueil, à l'appauvrissement accru des pays de départ et à un monde toujours plus incertain. Exodus est d'ores et déjà considéré comme un classique dans le monde anglo-saxon.