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La Vie quotidienne en Chine à la veille de l'invasion mongole. 1250-1276
Gernet Jacques
HACHETTE LITT.
17,04 €
Épuisé
EAN :9782010153365
A la veille de sa prise par les armées mongoles, la ville de Hang-tcheou, qui apparaissait à la fin du XIIIe siècle aux yeux émerveillés de Marco Polo comme "la plus grande ville qui soit au monde et la plus noble", est le siège de la cour des Song depuis un siècle et demi. La situation géographique et le rôle de capitale de cette cité dont l'auteur dresse un tableau détaillé en font l'agglomération la plus peuplée et la plus active de Chine. On dispose pour la connaître d'une masse d'informations incomparable. Des traductions, toutes inédites, de documents chinois de l'époque - journaux, monographies locales, privées et officielles, recueils de notes diverses et d'anecdotes - constituent la trame de ce livre, résultat d'un long travail de recherche, et ont permis à l'auteur de présenter un tableau précis, coloré et authentique de cette grande ville chinoise et de ses habitants. Mais au-delà de cette description, c'est l'évolution historique de la Chine à la veille de l'invasion mongole qui se trouve éclairée. L'auteur montre les incidences sur la société, les moeurs, les arts, les lettres et les idées, de la concentration urbaine et du très grand essor économique qu'a connus la Chine depuis les débuts du XIe siècle. JACQUES GERNET Né à Alger en 1921, Jacques Gernet a été membre de l Ecole française d Extrême-Orient à Hanoi ; puis chercheur au C. N. R. S, directeur d'études à l'Ecole pratique des hautes études, professeurà la Sorbonne en 1957. Il entre au Collège de France en 1975 où il occupe la chaire d'Histoire sociale et intellectuelle de la Chine.
Résumé : Wang Fuzhi est l'un des plus éminents philosophes chinois. L'ouvrage s'efforce d'en restituer la pensée à l'usage des lecteurs occidentaux. Wang Fuzhi récuse le langage, créateur de divisions artificielles, impuissantes à rendre compte de l'extrême complexité du monde ; il refuse d'isoler l'abstrait du concret, admet l'idée de mécanismes communs à des phénomènes sans rapport aucun les uns avec les autres ; ordre et hasard ne sont pas pour lui contradictoires, car tout ordre inclut d'infinies variations de détail. Il n'est pas à la recherche du permanent et du stable par-delà le changeant, mais affirme au contraire la transformation incessante et la relativité de toutes choses. Il n'y a pas de matière brute, mais deux énergies dont la sensibilité suffit au fonctionnement de l'univers. Produit de leurs assemblages et dissociations inéluctables, le monde ne cesse de se renouveler. Pas d'absolu au sens où nous l'entendons, pas d'Etre en soi. C'est dire à quel point cette pensée s'éloigne de ce que notre tradition reconnaît comme " philosophie ". Mais n'est-ce pas l'occasion d'élargir notre idée de la " philosophie " ? L'homme ne pouvant supprimer des désirs qui sont communs à tout ce qui vit, la morale, selon Wang Fuzhi, ne peut être fondée que sur une réciprocité sans laquelle aucune société ne pourrait subsister. Notre moi n'est d'ailleurs que le produit infime et fugitif de l'activité incessante de l'énergie universelle. Parce qu'elles développent des sentiments intéressés et la croyance au surnaturel, les religions de salut sont immorales. Athée, Wang Fuzhi serait-il en fin de compte plus religieux que les croyants ? Loin de représenter une pensée chinoise atemporelle, il ne saurait être isolé de son époque. Dans sa haine des Mandchous, il entend préserver la civilisation chinoise de leur corruption. Mais la particularité de ses engagements ne rend que plus expressive sa vision de la tradition dont il se veut le défenseur. Ainsi est-ce une introduction exceptionnellement claire et maîtrisée à un univers intellectuel éloigné du nôtre que nous offre Jacques Gernet.
La Chine est le pays des livres, de sorte que, pour la connaître, on ne lit jamais trop de textes chinois originaux. C'est cette conviction et une volonté d'analyse qui ont inspiré mon enseignement au Collège de France, institution sans égale au monde qui unit la plus grande liberté à l'ardente obligation d'apporter sans cesse du nouveau. Comme disait un sage que les jésuites ont nommé Confucius, étudier sans réfléchir est vain ; réfléchir sans étudier est dangereux . La diversité des courants de pensée du XVIe siècle, la critique d'un système politique et d'une société en pleine décadence, le grand désarroi provoqué par l'invasion mandchoue de 1644 et ses conséquences m'ont paru faire de cette période l'une des plus intéressantes de l'histoire de la Chine. C'est aussi le moment où entrent véritablement en contact deux univers qui s'étaient ignorés jusqu'alors et qui n'étaient guère faits pour s'entendre : l'Europe de la Contre-Réforme et un monde qui eut ses propres itinéraires politiques, sociaux et intellectuels, en un mot sa propre histoire, aussi mouvementée que la nôtre. . . Membre de l'Institut (Académie des inscriptions et belles-lettres), Jacques Gernet est professeur honoraire au Collège de France.
Résumé : Une évolution prodigieuse mène, en deux millénaires, la Chine des âges néolithiques à la fondation, en 221 avant J.-C., d'un vaste Empire centralisé, comparable à celui de Rome. Ce bref ouvrage, brillant et synthétique, en étudie les étapes : des temps préhistoriques à l'époque dite archaïque, de la période des Hégémons à la formation des Etats militaires, de l'apparition du confucianisme à la fondation de l'Empire. Il réussit à prendre en compte, non seulement les changements démographiques, politiques et économiques, mais aussi la lente et essentielle domestication des terres, l'apparition incessante de techniques nouvelles, qu'elles soient agricoles, architecturales, artistiques ou militaires, l'évolution profonde des mentalités.
Si l'on se souvient que le ministère de la Santé a été créé en 1930 seulement et qu'à l'origine les hôpitaux servaient davantage à exécuter des mesures de police qu'à assister les indigents, on voit se dessiner une vie quotidienne des hôpitaux au XIXe siècle qui n'a guère de rapport avec celle que nous leur connaissons aujourd'hui. Etrange siècle qui débute par l'entassement des malades dans les salles communes, au mépris de l'hygiène la plus élémentaire, et se termine par les découvertes de Pasteur. Car c'est dans les hôpitaux du siècle dernier que s'opère la grande révolution médicale, non sans soubresauts, et il reviendra aux nouveaux médecins, et plus encore aux nouveaux chirurgiens, de transformer ces lieux de charité en laboratoires modernes de la science. Parallèlement, l'hôpital va assurer de plus en plus la fonction d'enseignement de la médecine et, grâce à la création des concours d'internat et d'externat, garantir aux malades la compétence de leurs médecins. Juristes, anciens élèves de l'Ecole nationale de la Santé publique, Serge Borsa et Claude-René Michel appartiennent l'un et l'autre à l'administration hospitalière de la région marseillaise, ce qui leur a permis d'accéder à de nombreuses archives jusque-là inexploitées.
Résumé : Affrontements de talents, combats entre générations, découverte des ressorts de l'imagination, Remix est plus qu'un recueil collectif de nouvelles. C'est l'adaptation à la littérature du procédé qui triomphe dans le hip hop ou les musiques électroniques le " remis ", la réappropriation d'une création passée. Le principe : 5 nouvelles originales remisées 2 fois, par 2 écrivains différents. Le résultat : 15 textes inédits où les romanciers contemporains se volent leurs histoires, leurs ambiances, leurs styles ou leurs mots. Et au final, nous parlent d'eux-mêmes comme jamais. Publié deux fois par an, Remix est à la fois un rendez-vous régulier de " combats d'écrivains " et une réflexion ludique sur la création.
Résumé : Durant un siècle, de 1801 à 1905, l'Eglise de France a vécu sous le régime du Concordat conclu entre Bonaparte, Premier consul, et le pape Pie VII. Ce Concordat faisait des prêtres français des fonctionnaires du culte, salariés, dépendant étroitement de leur évêque et de l'administration. Et cependant, jamais le clergé français n'a été aussi nombreux : 140000 jeunes gens ordonnés en un siècle. Qu'est-ce qui a pu pousser tant d'adolescents, en majorité des fils de paysans, à franchir le seuil des séminaires ? La sécurité attachée à un traitement fixe et assuré ? Une promotion sociale incontestable ? Certainement. Mais aussi l'attrait du service de Dieu et des âmes, la réalisation d'une haute vocation. L'exercice de cette vocation, au cours du XIXe siècle, est rendue de plus en plus malaisée par la formidable mutation économique, sociale, idéologique, religieuse qui fait que la France républicaine et logique de 1905, avec ses 4 millions de travailleurs industriels, est très différente de la France de 1801, dont les campagnes surpeuplées vivaient encore selon un rythme ancien, auquel l'existence du prêtre était accordée. A travers la vie quotidienne du prêtre français au XIXe siècle, c'est toute une nation qu'on voit évoluer, c'est la France profonde qu'on entend respirer, une France à la fois très éloignée et très proche de nous. Pierre Pierrard Né à Roubaix, Pierre Pierrard est professeur honoraire à l'Institut catholique de Paris. Après avoir soutenu une thèse de doctorat sur La Vie ouvrière à Lille sous le Second Empire, il a orienté ses recherches et ses travaux vers une meilleure connaissance des courants sociaux et religieux contemporains. Chroniqueur à La Croix président de l'Amitié judéo-chrétienne de France, il a reçu le Grand Prix catholique de littérature en 1984 pour son livre : l'Eglise et les ouvriers en France, 1840-1941 (Hachette-Littérature). Il est également l'auteur d'une Vie quotidienne dans le Nord au XIXe siècle.
Résumé : Qu'en est-il véritablement de la pauvreté aujourd'hui et comment y faire face ? Prenant en considération à la fois le temps (historique de la pauvreté depuis le Moyen Age) et l'espace (arsenal concret des mesures contre la pauvreté dans les grands pays européens), ce livre provocateur fait le point de la situation. Non, il n'y a pas de plus en plus de pauvres dans notre pays, au sens étroit du nombre de personnes ne disposant pas d'un revenu minimal... mais ils sont de plus en plus pauvres, démunis de tout, et demandant donc en permanence des aides publiques ou privées. Oui, le revenu minimum garanti peut être la forme immédiate de la solidarité nécessaire envers les plus pauvres, sous réserve qu'il ait pour fondement l'insertion réelle et durable de ceux auxquels il est destiné, plutôt que l'assistance. Au surplus, ce revenu minimum ne coûterait pas cher : entre 6 et 12 milliards par an, soit 0,1 % à 0,2 % du PIB. Non, le revenu minimum garanti ne peut pas être l'au-delà de la solidarité, le nouveau principe de la Sécurité Sociale, la base d'un nouveau compromis social. Il est temps que le public ait accès aux chiffres les plus précis et puisse consulter un dossier extrêmement solide sur la misère et les actions qu'elle appelle. Philippe Séguin et Claude Evin ont accepté de débattre, en préface et en postface, sur l'idée d'un consensus possible à partir des propositions minimales de Serge Milano.