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L'Esclavage et son ombre. L'île Bourbon aux XIXe et XXe siècle
Gerbeau Hubert
INDES SAVANTES
52,00 €
Épuisé
EAN :9782846546447
On s'étonnera peut-être que le titre de la thèse, qui s'applique à deux siècles d'histoire, ait privilégié le terme "Bourbon" plutôt que celui de "Réunion" . L'île ne s'appelle Bourbon que sous l'Ancien Régime et pendant une partie du XIXe siècle mais l'usage peut en être préféré à celui de Réunion encore au siècle suivant. (...) Si l'usage peut justifier cette appellation, la principale raison du choix de cette dernière est autre : la société bourbonnaise, pendant les quelques décennies du XIXe siècle où elle portait officiellement ce titre, était une société d'esclavage hantée par la liberté, espoir pour les uns, menace pour les autres. Après 1848, la société réunionnaise, société de liberté, nous semble marquée par de tels archaïsmes que le nom de Bourbon, plus que tout autre, marque peut-être la fixation sur un passé de servitude vécu par ses membres. Ombre d'un esclavage, dont les uns gardent la nostalgie et dont les autres, portent le poids, réel ou fantasmatique, poids de chaînes, de misère, de mépris, de léthargie ou de fureur. [... ] Ces sociétés, qui avaient connu ou connaissaient l'esclavage et paraissaient avoir abandonné le problème, n'exigeaient-elles pas de leurs membres qu'ils oublient des pans entiers, voire la totalité de l'esclavage, sauf à n'en mémoriser que les affabulations dont elles étaient porteuses ? Loi du silence. (...) Silence des uns et des autres : ne pouvait-on penser qu'il y avait un lien entre ces deux formes de silences, et que finalement ils se rejoignaient ? Triviale était sans doute l'explication initiale du silence servile : ce n'était pas pour les entendre qu'on avait acheté des esclaves mais pour en tirer un profit ou un plaisir. L'absolue domination que semblait légitimer un voisinage dangereux entraînait-elle à des excès que l'on voulait taire ? (...) Les maîtres avaient défendu l'esclavage quand il était menacé ; leurs descendants, s'en accommodant bien ou mal, recevraient le souvenir du combat - voire le combat lui-même - en héritage. Dans les limites de cette pugnacité, le silence pouvait être rompu, la mémoire recevoir droit d'exercice. Restait à savoir si, par la parole ou l'écriture, les souvenirs étouffés avaient été - étaient - susceptibles de surgissements ; si cette société qui paraissait avoir beaucoup oublié, qui s'affirmait trahie par sa mémoire, aurait à en supporter de plus cruelles trahisons, une fois décryptés certains signes. " Hubert Gerbeau
Résumé : Pasha... Jamais un chat n'aura aussi bien porté son nom. Le but de son existence est de ne rien faire ! Mais les gangsters du Comité des chats ne voient pas cela d'un bon oeil. Pasha réussira-t-il à s'enfuir ?
Le ministre de l?Éducation a décidé de fermer les classes de moins de trente élèves. Pour sauver l?école de Moutonville, dont l?unique classe ne compte que vingt-neuf enfants, le maire de l?Île aux Moutons a l?idée d?y inscrire Vincent, un mouton.Vincent est vite démasqué et le ministre se rend sur l?île, où une tempête va l?obliger à passer la nuit. Le maire et sa fille, Jeanne, vont alors tout faire pour sauver leur école. Avec l?aide précieuse de Vincent.4e de couverture : Le ministre de l?Éducation a décidé de fermer les classes de moins de trente élèves. Pour sauver l?école de Moutonville, dont l?unique classe ne compte que vingt-neuf enfants, le maire de l?Île aux Moutons a l?idée d?y inscrire Vincent, un mouton.Vincent est vite démasqué et le ministre se rend sur l?île, où une tempête va l?obliger à passer la nuit. Le maire et sa fille, Jeanne, vont alors tout faire pour sauver leur école. Avec l?aide précieuse de Vincent.
Résumé : Qui veut faire taire Maurice ? Quel secret cache le procès du coq superstar de File aux Moutons, merveilleuse île bretonne où les coqs chantent le rock, où les chats parlent aux enfants et où toutes les poules s'appellent Mathilde ? Jeanne, apprentie journaliste haute comme trois oeufs, va mener l'enquête et prendre tous les risques pour faire éclater la vérité. Après L'incroyable histoire du mouton qui sauva une école et L'incroyable histoire du homard qui sauva sa carapace, ce nouvel épisode revisite l'histoire vraie du coq Maurice, dont le procès avait fait grand bruit, en France et au-delà.
Plus de deux siècles après, l'idée folle de reconstruire à l'identique l'illustre frégate l'Hermione se réalise. L'Angoumois et le Périgord renouent ainsi avec l'époque glorieuse où les canons de la Marine, faits du fer, du bois et des eaux du haut bassin versant de la Charente, rejoignaient au fil du fleuve l'arsenal de Rochefort. Histoire passionnante que celle-ci, elle fait renaître des pans entiers d'une tradition locale trop oubliée qui a pourtant marqué ces provinces de son empreinte et structure aujourd'hui encore nombre de leurs paysages. C'est aussi l'histoire de ces canons qui, des côtes américaines à celles des Indes, vont faire trembler la flotte anglaise. Une véritable épopée où se croisent les destins du marquis de La Fayette, de George Washington et de ces glorieux marins que sont Latouche-Tréville à Rochefort ou Suffren à Toulon. Ce livre, parfaitement documenté et illustré, est le résultat de plusieurs années de recherches et de reconstitutions historiques menées par un groupe issu de la " Route des tonneaux et des canons ", en liaison avec l'association " Hermione-La Fayette ". C'est avec fougue qu'il raconte une prodigieuse aventure humaine où son lecteur devient le compagnon de ces hommes de haute race ou d'humble condition qui tous participent à une vaste entreprise : redonner son rang à la marine française et par là-même, grâce à ses " canons de la Liberté ", participer à la première victoire des Droits de l'Homme.
Elles ont régné, elles ont écrit, elles ont inventé, elles ont résisté, elles ont sauvé des vies... En France et dans les Charentes et le Poitou, les femmes ont toujours joué un rôle important dans la société. Actrices de l'histoire, active dans tous les domaines de la vie publique, au fil des siècles et notamment ces deux derniers, elles se sont affirmées. Si l'ouvrage dessine une "condition féminine" en évolution, il montre aussi l'hétérogénéité, la diversité des statuts, des appartenances sociales, culturelles... Par leur personnalité extraordinaire, les deux cents femmes réunies dans cet ouvrage ont eu un destin déterminant pour l'histoire régionale. Femmes d'art, de lettres, de pouvoir, de savoir, d'action ou de foi, elles font chacune l'objet d'une biographie qui illustre leur singularité et un index favorise leur consultation rapide. Dans la Résistance, elles se sont révélées très active et efficaces, payant comme les hommes un lourd tribut. De nombreuses figures féminines émergent, d'Aliénor d'Aquitaine à Isabelle Autissier, en passant par Madeleine Chapsal et Colette Besson. Véritable panorama des grandes femmes, ce livre propose une histoire de la région au féminin.
Biographie de l'auteur Pierre-Henri Simon (1903-1972), membre de l Académie française, est l écrivain le plus pénétrant auquel les Charentes ont donné naissance. Il réussit là un roman d une intense vigueur, qui marie la modernité à la raison classique. Il s y montre ici d une clairvoyance extrême sur ce qui fonde toute vie intelligemment conduite : le tiraillement entre un humanisme jamais assez conciliant et sa nécessaire mise en doute.
Quand deux personnes se rencontrent dans un escalier, celle qui descend porte des souliers vernis et celle qui monte des sabots pleins de paille. Cet aphorisme était fort prisé dans les salons de la petite bourgeoisie des bourgs charentais au début du XXe siècle. Il illustre l'angoisse d'une classe sociale en déclin. Et Les Valentin en sont une magnifique expression littéraire. Il s'agit du premier roman de Pierre-Henri Simon, tout juste sorti de Normale Sup'. Il a 28 ans lors de sa publication. Son thème est l'histoire d'une famille déchirée dans une Saintonge marquée par la crise de l'entre-deux-guerres. Remarquables descriptions de notables ruraux dépassés par leur temps, atmosphère de gros bourg parfaitement rendue avec ses rites immuables qui pourtant se craquellent de partout, portraits forts évocateurs de ceux qui montent comme de ceux qui descendent, de ceux qui tentent de s'en accommoder comme de ceux qui résistent, ce premier roman est une réussite qui augure pleinement de la profondeur de vision de l'?uvre à venir. Le personnage le plus saisissant est celui d'une petite Antigone de village qui, pour sauver quelques bribes de la tradition, se voit destinée par sa famille à un mariage qu'elle rejette de tout son être. Elle tente d'abord d'échapper à la situation, elle fuit pour " faire la morte ", puis se ressaisit et fait face courageusement. La maison de famille devient alors un symbole de résistance et non plus un simple destin matériel.