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Les formes du chaos : sur l’art politique de Virginia Woolf
Gérard Valérie
EDITIONS MF
16,00 €
Épuisé
EAN :9782378040451
Cet essai montre comment la forme romanesque inventée par Virginia Woolf, dont l'enjeu est de restituer la vie sans la déformer en lui imposant des formes artificielles, ainsi que sa réflexion sur l'art, menée dans ses essais et dans ses romans, rencontre sa réflexion politique (développée dans ses essais, ou, métaphoriquement, dans ses romans) : dans tous les cas, l'enjeu est celui de la lutte contre le chaos, ou de la sortie du chaos, ou, plus précisément, de la recherche de manières dont on peut donner des formes au chaos sans que la donation de forme soit ce qui impose de la manière la plus violente le chaos le plus invivable (ce que produit, selon elle, une civilisation reposant sur un Empire colonial et la normalisation des vies). L'enjeu est d'échapper au dilemme entre d'un côté une pluralité irréductible, sans commune mesure, voire la guerre, et, de l'autre côté, un ordre unifié, monolithique, qui s'impose contre les gens, au détriment de leur vie.
Résumé : Que fait la colonisation aux colonisés, mais aussi aux Etats coloniaux et à leurs citoyens ? Dans ces articles, écrits entre 1936 et 1943, le verdict de Simone Weil est sans appel : la colonisation est un crime qui détruit des peuples, des formes de vie, des manières de penser, et qui se retourne contre les populations des métropoles. Elle est toujours, en même temps, colonisation intérieure et colonisation des esprits. Simone Weil dénonce en particulier les contradictions de la France de la Révolution et de la gauche française sur cette question. Plus généralement, elle fait de la colonisation une cause et un paradigme de la perte du rapport au monde qu'elle appelle déracinement.
Tous les combats politiques de Simone Weil (dans le syndicalisme ouvrier, aux côtés des Républicains en Espagne, à Londres auprès de la France libre) se sont accompagnés d'une intense activité d'écriture, à la fois tentative d'agir sur la conjoncture politique et travail moral d'accommodation avec le monde. Cette écriture est à l'image d'un engagement impossible et nécessaire: sans illusion mais imposé par l'expérience du déracinement, en particulier dans l'épreuve de la guerre. Les lectures présentées ici, centrées sur les années 1937-1943, suivent les différentes formes que prend une oeuvre écrite au contact du malheur, une écriture en guerre, déchirée et critique.
Résumé : La main. Un outil merveilleux et complexe... On ne trouve que ce que l'on cherche, on ne cherche que ce que l'on connait, et l'on ne connait que ce que l'on comprend. C'est l'esprit de ce livre : le fait de comprendre le cahier des charges auquel a dû répondre la nature rend évidents la logique et le génie des solutions biomécaniques retenues. Du coup, leur anatomie et leurs pathologies deviennent simples à mémoriser et à explorer par le biais de l'échographie. Notre but, ami lecteur, est qu'après avoir lu ce livre tu puisses neuf fois sur dix identifier (et dans certains cas traiter) les pathologies quotidiennes de la main et du poignet. Si tu y arrives, nous serons heureux d'avoir pu te donner...un petit coup de main. Gérard Morvan
Écrit en 1942, ce petit texte s'interroge sur ce qu'il advient de la pensée et du rapport à soi dans la force des affects et de l'attachement à autrui. Alliant une psychologie fine de l'attachement à autrui, une mystique du détachement et de l'amour désintéressé, et une philosophie du rapport à l'altérité, Simone Weil propose une réflexion sur la dimension relationnelle de notre existence et sur les contradictions auxquelles elle nous confronte.
Compositeur majeur de la seconde moitié du XXe siècle, initiateur du courant de la musique spectrale, Gérard Grisey (1946-1998) a laissé un nombre important d'écrits. Si les textes fondateurs de son esthétique ont pour la plupart été publiés de son vivant, ils sont aujourd'hui épuisés ou difficilement trouvables. Par ailleurs, un grand nombre d'écrits, aujourd'hui archivés à la Fondation Paul Sacher à Bâle, sont restés inédits. Ce volume se propose de réunir l'ensemble des écrits significatifs du compositeur. Ils sont regroupés suivant six grandes catégories : Ecrits sur ses principes de composition, Ecrits sur ses oeuvres, Autres écrits et textes de circonstance, Entretiens, Lettres, Pages de journal. Introduit par une préface de Guy Lelong, le volume sera suivi d'un dossier et d'un appareil critique, destiné à présenter l'ensemble des textes ainsi réunis. Nouvelle édition augmentée de textes inédits.
Louis revoit, vingt ans après, un visage de femme croisé dans l'enfance, et comprend trop tard qu'il a manqué son destin. Il écrit l'histoire de cette rencontre, et nomme la femme Cendre. Il le fait avec détachement, comme déjà mort, dans un style froid. Car si les faits sont extraordinaires, il ne les comprend qu'au fil de la narration, et le dessin complet, celui de sa vie, ne se forme qu'au fil des pages, toujours trop tard.
La musique contemporaine, longtemps sujet de discorde et d'affrontement, a déchaîné les passions et fait les titres des médias. Les grandes personnalités tutélaires du siècle dernier, Henri Dutilleux, Pierre Boulez, Pierre Henry, nous ont quittés. Les nouvelles technologies numériques se sont immiscées dans l'art musical comme dans les autres arts. Aujourd'hui multiforme et disséminée, la musique contemporaine attire en France de nombreux créateurs venus du monde entier, grâce à la multiplicité et au dynamisme des ensembles instrumentaux et des centres de création musicale soutenus par la puissance publique et les sociétés civiles. Pour fêter ses quarante ans, le Centre de documentation de la musique contemporaine présente un large panorama de la création musicale du XXIe siècle en donnant la parole à ceux qui la font aujourd'hui. Quatre grands textes présentent les spécificités de la création musicale en France, après quoi un parcours en quatre-vingt-dix voix, émaillé de portraits de compositrices, permet d'explorer ce paysage contrasté.
L'ouvrage se propose de montrer le sens qu'il y a à s'orienter, en politique, par affinités, tout en distinguant la logique affinitaire d'une logique identitaire et clanique discriminante, et en questionnant son rapport à la prise en compte de la coexistence non choisie des êtres humains, avec la pluralité de leurs préférences et de leurs genres de vie. Il propose la thèse suivante : c'est paradoxalement l'orientation affinitaire, sensible, consciemment partiale, plus qu'une prétention à s'orienter d'après des raisons, qui est la plus à même de faire une place à la coexistence de la multiplicité, parce qu'elle reconnaît l'absence de principe et donc l'illégitimité de toute prétention à l'uniformisation du monde. Cette problématique conduit à poser la question de la place de la raison dans le domaine politique, à penser le rapport entre pensée logique et sensibilité politique. Par là, c'est aussi une éthique des choix politiques qui est esquissée.