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La Vendée 1789-1793
Gérard Alain
CHAMP VALLON
24,00 €
Épuisé
EAN :9782876731608
C'est en Vendée que la Révolution révèle le plus nettement son infidélité à ses propres principes. Face aux mécontentements qui, de 1790 à 1792, agitent une société rurale meurtrie par l'édification du nouveau régime, les plus ardents des révolutionnaires ne veulent voir partout que l'ombre menaçante du complot. C'est ainsi que la Révolution en voie de radicalisation invente la contre-révolution. La paralysie qui, après les soulèvements de mars 1793, s'empare des antagonistes et, jusqu'en octobre, les empêche de remporter la victoire, s'explique par les contradictions qui les déchirent. Chez les Vendéens, les paysans inventent une guerre éminemment populaire, très éloignée des conceptions de ceux qui s'efforcent de les commander ou d'imposer un programme réactionnaire. Chez les Républicains, l'aveuglement idéologique contrarie sans cesse l'efficacité prônée par les militaires. Les cruautés réciproques ne sauraient cependant faire oublier que seul l'un des camps s'affranchit des repères moraux. A l'invraisemblable propension des Vendéens au pardon, répond en effet, chez les Républicains, l'exécution systématique de leurs prisonniers. Leur victoire finale, à Savenay, n'arrête d'ailleurs pas pour autant la mécanique terroriste, puisqu'on entreprend alors le massacre délibéré de toute la population. Par cet ouvrage appuyé sur une masse considérable de documents, Alain Gérard nous invite à abandonner les passions partisanes pour entrer dans l'univers mental des nobles comme des paysans, des politiques comme des militaires, tous protagonistes du drame qui, à l'avènement de notre démocratie, souligne le danger des dérives totalitaires.
Pas plus que les autres Français, les Vendéens ne regrettent l'Ancien Régime qui s'effondre en 1789. Surtout que, dès le 26 août, la Déclaration des droits de l'homme fonde la modernité politique en proclamant la liberté individuelle et l'égalité en droits. Bientôt, cependant, une dérive s'empare de la Révolution : enfreignant ses propres principes, elle s'enfonce dans une dictature sanglante, d'autant plus incompréhensible que Robespierre attend d'être vainqueur aux frontières et sur les autres factions pour lancer la Grande Terreur. L'intention de ce livre consiste à observer la Terreur depuis la Vendée. Certes, elle y a fait, et de beaucoup, le plus grand nombre de victimes. Mais on y découvre comment, en mars 1793, les plus extrémistes transforment une révolte populaire en une guerre inexpiable, à seule fin d'éliminer les Girondins. Comment, le 1er août, une habile falsification permet de décréter que ce pays sera détruit. Comment enfin, dans le contexte de la lutte contre les Indulgents, Turreau entreprend d'exterminer la population, avec l'aval du pouvoir et sous l'?il de ses représentants. C'est pourtant Carrier qui incarne le mieux la nature profonde de la Terreur. Après s'être débarrassé des élites nantaises, il entreprend de subvertir le droit lui-même en faisant guillotiner sans jugement. Bientôt, il annonce à la Convention des noyades collectives de prêtres, de délinquants et de Vendéens. Ni fou ni sadique, ce pur transforme Nantes en laboratoire de la régénération de l'humanité : il se fait l'instrument d'un massacre perpétré " par principe d'humanité ", tant il est vrai que " le point essentiel, comme l'écrit Alain Besançon dans sa préface en comparant terreur jacobine et terreur bolchevique, est que le mal y est commis au nom du bien ".
Trois regards qui se croisent sur l'extrême adolescence et la fin de vie d'un homme. Et, entre ces coups de projecteur: rien. « Entre-deux, il n'y a rien », rien que de l'ombre, du temps noir. Rien, on n'a rien vu... Du noir. Dans ce roman, tout est affaire de regards, de regards portés, posés et transcrits. On dit ce que l'on voit, ce que l'on a vu. Instants. La vision est datée, et bien sûr, la perspective biaisée: prismes et filtres. Format 13 x 22 - 96 pages
Biographie de l'auteur Alain Gérard, psychiatre, ancien chef de service adjoint à Sainte-Anne, est installé en libéral à Paris. Il est l'auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels Le Vidal de la santé psy et Du bon usage des psychotropes. Très connu des médias, il est régulièrement sollicité. Il vit à Paris.Le collectif CRED est le groupe de spécialistes de diverses approches (épidémiologiste, neurobiologiste, psychanalyste...) avec qui il a mené cette réflexion sur la dépression.
Entre la chute des idéologies, le recul des religions et la complète absence de toute connotation éthique ou morale de l'économisme dominant, l'homme de la dernière modernité est en " quête de sens ". Mais fournir des indications utilisables pour bâtir une nouvelle éthique, tenant compte des caractéristiques de la modernité, implique un important travail de déblayage auquel s'attelle l'auteur, au fil des cinq tomes d'Ethique et modernité (1. Le cadre d'une nouvelle éthique ; 2. Ethique du travail et de la production ; 3. La bataille des éthiques ; 4. Athéisme et religion ; 5. Ethique et partage). La bataille des éthiques (Ethique et modernité 3). Si la modernité a rendu les anciennes éthiques caduques, elle n'a pas pris le temps de les éliminer complètement ni surtout de les remplacer, de sorte que des lambeaux des anciens systèmes persistent et perturbent la construction d'une nouvelle éthique. La modernité étant essentiellement planétaire et interculturelle, la nouvelle éthique devra prévoir des principes et des modes d'application qui laissent un champ de liberté suffisant à toutes les spécificités culturelles. Ce projet ne peut exister que s'il n'est pas unilatéral. Toutes les cultures ont à apprendre aux autres ce qui pose problème aux cultures dominantes plus peut-être qu'aux cultures dominées.
Volontiers qualifiées de "favorites", de "presque reines" et même parfois de "sultanes", les maîtresses des rois de France sont parmi les femmes les plus célèbres de l'Ancien Régime. Si, depuis le début du XIXe siècle, nombre de biographies et de romans historiques leur furent consacrés, elles rencontrent un accueil plus mitigé auprès des chercheurs. Flavie Leroux vise dans cet ouvrage à dépasser l'anecdote et la "petite histoire", pour proposer une perspective plus large rendre compte du rôle central que les maîtresses ont pu tenir dans la construction de leur propre parcours, dans le devenir de certaines familles et dans le fonctionnement institutionnel de la monarchie. L'enjeu est d'étudier le phénomène de la faveur au féminin en général à l'aide de sources largement inédites. A cet effet, est considérée une période charnière dans l'histoire de France : les règnes de Henri IV (1589-1610) et de Louis XIV (1643-1715), qui marquent l'avènement et l'expansion de la monarchie dite absolue. On retrouvera des figures fameuses, telles Gabrielle d'Estrées, Mme de Montespan ou Mme de Maintenon, mais aussi des maîtresses moins connues, comme Jacqueline de Bueil, Charlotte des Essarts ou encore Marie-Angélique de Fontanges. L'étude ne s'arrête cependant pas aux femmes qui entretiennent une liaison avec le roi. Leurs enfants, leurs parents, les individus et les communautés qu'elles protègent sont également au coeur de la réflexion. Au-delà du portrait factuel, politique, tapageur ou moral, la maîtresse et les siens sont considérés dans leur réalité sociale. Filles, soeurs, tantes, mères, parfois épouses ou veuves, mais aussi dames nobles, femmes d'affaires et protectrices : autant de visages qui montrent la capacité d'action de ces femmes et leur influence dans le devenir de leurs proches, tout en éclairant le fonctionnement du pouvoir royal.
Dans quel régime vivons-nous depuis le printemps 2017 ? La question est légitime tant l'interprétation que fait le nouveau président des institutions de la Ve République vise à renforcer le pouvoir exécutif et le système de l'état d'urgence quasi permanent. En se plaçant au-dessus des partis, Emmanuel Macron abuse d'une formule éprouvée depuis 1790 puis 1793, et lors de chaque crise politique française grave, en 1795, 1799, 1815, 1851, 1940, 1958 et finalement en 2017-2019. Le pouvoir exécutif, en la personne d'un sauveur, tente de supplanter le pouvoir législatif que l'on décrédibilise en exagérant son inefficacité ou son éloignement du peuple, au risque de fragiliser la démocratie représentative. En adoptant la modération, celle du juste milieu, qui est censée réparer les excès des députés, un centre politique, semblable et différent selon les générations, s'invente lors de chaque crise. La saison des tourne-veste répète les mêmes recettes depuis deux cent trente ans, de 1789 à 2019. La vie politique française, malgré ce qu'en dit toute une tradition historiographique, n'est pas bloquée par une lutte handicapante entre droite et gauche, mais par un poison : celui d'un extrême centre, flexible, prétendu modéré mais implacable qui vide de sa substance démocratique la République en la faisant irrémédiablement basculer vers la république autoritaire. Le macronisme n'est pas une Révolution : c'est une vieille histoire.
Tenant des carnets (un journal ?) depuis la jeunesse, je n'y ai jamais écrit que par spasmes, par bouffées, et dans une sorte d'état d'urgence. Brusques afflux de souvenirs, rêves ou lectures pareillement commentés, ce double qui n'a cessé de m'accompagner est bien aussi projet, que le livre entrevu ait abouti ou non, et interrogation sur ce projet même. Aussi m'a-t-il semblé que je ne pouvais extraire des fragments de ce long flux tout ensemble intermittent et proliférant sans tenter d'y introduire au moins un fil d'Ariane. Si le thème de la mémoire, chez l'être de souvenir qu'est, par définition presque, l'autobiographe, s'est imposé à moi, c'est que la mémoire m'est longtemps apparue comme la dépositaire de l'être même. Souvent, il va sans dire, ces plongées ou ces visitations fortuites s'accompagnent d'une réflexion sur la littérature. Au naïf émerveillement des premières années ici retenues - contemporaines de L'Adoration et s'aventurant à tâtons vers Le Retour - succède assez vite un soupçon qui, dû pour la plus grande part à la cruelle expérience de la mère internée, et qui va s'accusant dans ces pages mêmes, est tout près de s'en prendre au chant longtemps tenu pour " doré " d'une mémoire qui, par places traversée de nostalgie, entend bien pourtant ne se confondre avec aucun " passéisme ", sans cesse au contraire jouaillé, dénoncé que, pratiquement dès le début, est ce dernier. " J. B.
Les débats autour de la désinformation, des fake news et de la post-vérité risquent d'occulter une crise peut-être plus radicale que la crise de la vérité : la destitution de la réalité elle-même. Cette destitution commence avec la volonté prométhéenne de transformer la nature en environnement, et donc de détruire celle-ci. Elle prend bien d'autres formes, hétérogènes et indépendantes les unes des autres en apparence, mais qui en fait conjoignent leurs effets. L'artificialisme, le simulationnisme, le présentisme, le prédictionnisme, le fictionnisme, le négationnisme, le complotisme et le nihilisme sont les huit formes de destitution de la réalité analysées dans cet essai. Comme l'avait vu le psychanalyste Jacques Lacan, c'est la psychose qui guette l'humanité.