Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le temps des collines
George Pierre
TABLE RONDE
7,10 €
Épuisé
EAN :9782710325604
La France perd son esprit des collines : un lien d'intimité fort et ancestral entre un paysage permanent et ses habitants. Même si le destin de l'homme échappe toujours au sol qui lui a donné naissance, la colline, le clocher marquaient autrefois ses repères. Aujourd'hui, ce décor disparaît au profit des immeubles en béton, des autoroutes, des voies ferrées à grande vitesse, mais aussi des paysages virtuels de la télévision. L'objet de cette promenade sensible dans les provinces de France est de décrire, quand il en est encore temps, le paysage français avant le grand bouleversement de la Seconde Guerre mondiale et les illusions des Trente Glorieuses. C'est aussi un livre d'espérance qui prône la réconciliation de l'histoire, de la géographie et de la littérature, un tour de France qui passe par les collines du soleil, les collines de la brume, les collines des secrets, mais aussi les collines de Paris.
Ils sont partis à la découverte de l'inconnu dans des vallées coupées de chutes et de rapides, des forêts infestées d'insectes et de reptiles, au pays des fièvres, des horizons perdus de la soif. La distance dans le temps parait presque aussi grande que celle qui nous sépare de l'époque de Christophe Colomb, de Vasco de Gama ou de Jacques Cartier, et pourtant Savorgnan de Brazza, Faidherbe ont été les contemporains de nos grands-pères... C'est ce que révèle, concrètement, par l'image, l'extraordinaire collection de photographies exhumées d'archives longtemps oubliées, pour illustrer ce mémorial de la curiosité et du courage et cette rétrospective de la géographie d'hier. Images, certes, mais pas seulement : souvenirs, images témoins de la matérialité de ces infatigables découvreurs, qui nous ont légué, à partir de leurs carnets, le testament d'un monde aujourd'hui en grande partie disparu. Il convenait de reconstituer un décor et un milieu de vie qui appartient aujourd'hui à l'histoire - on serait tenté d'écrire à la préhistoire -, d'évoquer les expériences des découvreurs face au milieu naturel et à d'autres collectivités humaines, avant que le monde ait été banalisé... Connaît-on encore ceux que les administrations municipales ont oublié d'honorer en leur consacrant une rue ou une place dans la ville où ils ont rêvé, enfants, d'horizons inconnus ? On pensera aussi aux auxiliaires modestes et anonymes, militaires, missionnaires, chefs indigènes, qui ont guidé et renseigné les explorateurs, qui leur ont appris comment survivre dans les milieux les plus hostiles, témoins oubliés, fantassins de l'exploration. Leur image a disparu avec leur souvenir. Du moins, le travail inlassable et souvent ingrat des réalisateurs du présent volume a-t-il permis de faire revivre, dans l'éclat de leurs triomphes ou les dangers de l'aventure, ceux grâce à qui la dimension française dépasse les limites du territoire national.
Résumé : Au carrefour des sciences de la nature et des sciences humaines, s'intéressant au substrat de la vie et de l'action humaine, la géographie est une discipline qui éclaire le comportement et les aventures des hommes sur la Terre. De AA (terme hawaïen désignant une surface de lave rugueuse) à Zoosociologie (étude des associations animales), cette pluridisciplinarité induit un répertoire terminologique caractérisé par son hétérogénéité. D'où la nécessité de définir le sens des mots utilisés par les géographes. Depuis 1970, date de la première publication de ce dictionnaire, traduit dans plusieurs pays (langues espagnole et arabe), les éditions successives ont tenu compte des avancées disciplinaires, autant sur le plan des méthodes que sur l'enrichissement du vocabulaire et cette première édition en poche est, elle aussi, largement remise à jour. Elle s'ouvre sur les nouveaux horizons de la géographie en intégrant les nouvelles connaissances ainsi qu'une réflexion permanente sur l'infinie complexité de notre monde et de la vie sur notre planète Terre.
En 1938, désespéré par les compromissions de l'Eglise et par la lâcheté des démocraties, Georges Bernanos quitte l'Europe avec sa femme et ses six enfants pour recréer une "nouvelle France" en Amérique latine. Au Brésil, l'écrivain passe sept longues années en exil, à Rio de Janeiro, Itaipava, Juiz de Fora, Vassouras, Pirapora et Barbacena. Contrairement à Stefan Zweig, venu lui rendre visite dans sa ferme quelques jours avant son suicide, le romancier français n'a pas laissé de livre pour célébrer ce pays qu'il a tant aimé. Toutefois, au fil des pages consacrées à cette terre d'espérance et d'amitié dans Lettre aux Anglais, Les Enfants humiliés, Le Chemin de la Croix-des-Ames, sa correspondance trop peu connue et quelques articles publiés après son retour en France, on découvre que Bernanos s'est fait du Brésil une image toute à lui, au coeur des soubresauts de la Seconde Guerre mondiale. Et l'on comprend que c'est un homme profondément changé qui a dit adieu au Cristo Redemptor du Corcovado, le 2 juin 1945.
Nouvelle édition en 20164e de couverture : «L'Antigone de Sophocle, lue et relue et que je connaissais par c?ur depuis toujours, a été un choc soudain pour moi pendant la guerre, le jour des petites affiches rouges. Je l'ai réécrite à ma façon, avec la résonance de la tragédie que nous étions alors en train de vivre.» Jean Anouilh.Notes Biographiques : Grand dramaturge, Jean Anouilh est né à Bordeaux en 1910 et mort à Lausanne en 1987. Issu d'un milieu très modeste, fils d'un tailleur et d'une violoniste, il se passionne très tôt pour le théâtre. Un soir de 1928, émerveillé par la représentation de "Siegfried" de Jean Giraudoux, il décide de se consacrer à l'écriture théâtrale. Il devient le secrétaire de Louis Jouvet qui dirige la Comédie des Champs-Elysées et interrrompt ses études de droit. Son ?uvre est très abondante (quarante-cinq pièces dont une trentaine ont été montées et interprétées par les plus grands comédiens), passant du romantisme à un réalisme inquiétant ou mythique, du pessimisme à la fantaisie. Citons "Le voyageur sans bagage", "Leocadia", "L'Hermine", "Antigone", "Colombe", "L'alouette", "Ornifle", "L'invitation au château", "Le bal des voleurs".
«C'est étrange, il me semble que les touristes qui regagnent leurs véhicules m'observent comme si, soudain, une veste recouvrait mes épaules, comme si mes galoches écrasaient encore les cailloux du chemin. Car si nous ne savons pas comment s'établit en nous le contact entre passé et présent, il n'en est pas moins vrai qu'un fluide imperceptible et puissant nous traverse parfois et que la proximité de cette atmosphère inhabituelle, insolite, fait tressaillir les autres comme une barque sur une vague soudaine. Il est peut-être resté sur moi quelque chose des jours d'autrefois.» Quarante ans après sa déportation dans le camp de concentration de Struthof, un Slovène, mêlé à la foule anonyme des touristes, revient sur les lieux de son martyre. Ce récit convoque, avec pudeur et humanité, des souvenirs douloureux. Au-delà du témoignage, ce livre est aussi un hymne à l'espérance.
Cette nuit de novembre, il fait 35 degrés à Lille ; le président du Kazakhstan, furieux de voir son pays abandonné par la communauté internationale, a fait exploser ses installations nucléaires et un nuage atomique progresse lentement vers l'Europe de l'Ouest ; Inde et Pakistan s'emploient activement à se rayer mutuellement de la carte à coups de missiles nucléaires ; des bombes sales éclatent de par le monde ; un virus nommé Marburg 2 ravage la France et, en trois semaines, a déjà tué un Parisien sur cinq ; des réfugiés venus de villes submergées par la montée des eaux, telle Copenhague, pillent, violent, tuent, et se font eux-mêmes massacrer par les Forces spéciales mises en place par l'Elysée. (...) Un quadragénaire un petit peu replet, professeur dans un lycée de Roubaix, romancier à ses heures (...). Le livre raconte, entre autres choses, ses belles amour avec... une lieutenante de gendarmerie.