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Le temps des collines
George Pierre
TABLE RONDE
13,80 €
Épuisé
EAN :9782710306702
La France perd son esprit des collines : un lien d'intimité fort et ancestral entre un paysage permanent et ses habitants. Même si le destin de l'homme échappe toujours au sol qui lui a donné naissance, la colline, le clocher marquaient autrefois ses repères. Aujourd'hui, ce décor disparaît au profit des immeubles en béton, des autoroutes, des voies ferrées à grande vitesse, mais aussi des paysages virtuels de la télévision. L'objet de cette promenade sensible dans les provinces de France est de décrire, quand il en est encore temps, le paysage français avant le grand bouleversement de la Seconde Guerre mondiale et les illusions des Trente Glorieuses. C'est aussi un livre d'espérance qui prône la réconciliation de l'histoire, de la géographie et de la littérature, un tour de France qui passe par les collines du soleil, les collines de la brume, les collines des secrets, mais aussi les collines de Paris.
Ils sont partis à la découverte de l'inconnu dans des vallées coupées de chutes et de rapides, des forêts infestées d'insectes et de reptiles, au pays des fièvres, des horizons perdus de la soif. La distance dans le temps parait presque aussi grande que celle qui nous sépare de l'époque de Christophe Colomb, de Vasco de Gama ou de Jacques Cartier, et pourtant Savorgnan de Brazza, Faidherbe ont été les contemporains de nos grands-pères... C'est ce que révèle, concrètement, par l'image, l'extraordinaire collection de photographies exhumées d'archives longtemps oubliées, pour illustrer ce mémorial de la curiosité et du courage et cette rétrospective de la géographie d'hier. Images, certes, mais pas seulement : souvenirs, images témoins de la matérialité de ces infatigables découvreurs, qui nous ont légué, à partir de leurs carnets, le testament d'un monde aujourd'hui en grande partie disparu. Il convenait de reconstituer un décor et un milieu de vie qui appartient aujourd'hui à l'histoire - on serait tenté d'écrire à la préhistoire -, d'évoquer les expériences des découvreurs face au milieu naturel et à d'autres collectivités humaines, avant que le monde ait été banalisé... Connaît-on encore ceux que les administrations municipales ont oublié d'honorer en leur consacrant une rue ou une place dans la ville où ils ont rêvé, enfants, d'horizons inconnus ? On pensera aussi aux auxiliaires modestes et anonymes, militaires, missionnaires, chefs indigènes, qui ont guidé et renseigné les explorateurs, qui leur ont appris comment survivre dans les milieux les plus hostiles, témoins oubliés, fantassins de l'exploration. Leur image a disparu avec leur souvenir. Du moins, le travail inlassable et souvent ingrat des réalisateurs du présent volume a-t-il permis de faire revivre, dans l'éclat de leurs triomphes ou les dangers de l'aventure, ceux grâce à qui la dimension française dépasse les limites du territoire national.
La France perd son esprit des collines : un lien d'intimité fort et ancestral entre un paysage permanent et ses habitants. Même si le destin de l'homme échappe toujours au sol qui lui a donné naissance, la colline, le clocher marquaient autrefois ses repères. Aujourd'hui, ce décor disparaît au profit des immeubles en béton, des autoroutes, des voies ferrées à grande vitesse, mais aussi des paysages virtuels de la télévision. L'objet de cette promenade sensible dans les provinces de France est de décrire, quand il en est encore temps, le paysage français avant le grand bouleversement de la Seconde Guerre mondiale et les illusions des Trente Glorieuses. C'est aussi un livre d'espérance qui prône la réconciliation de l'histoire, de la géographie et de la littérature, un tour de France qui passe par les collines du soleil, les collines de la brume, les collines des secrets, mais aussi les collines de Paris.
En 1938, désespéré par les compromissions de l'Eglise et par la lâcheté des démocraties, Georges Bernanos quitte l'Europe avec sa femme et ses six enfants pour recréer une "nouvelle France" en Amérique latine. Au Brésil, l'écrivain passe sept longues années en exil, à Rio de Janeiro, Itaipava, Juiz de Fora, Vassouras, Pirapora et Barbacena. Contrairement à Stefan Zweig, venu lui rendre visite dans sa ferme quelques jours avant son suicide, le romancier français n'a pas laissé de livre pour célébrer ce pays qu'il a tant aimé. Toutefois, au fil des pages consacrées à cette terre d'espérance et d'amitié dans Lettre aux Anglais, Les Enfants humiliés, Le Chemin de la Croix-des-Ames, sa correspondance trop peu connue et quelques articles publiés après son retour en France, on découvre que Bernanos s'est fait du Brésil une image toute à lui, au coeur des soubresauts de la Seconde Guerre mondiale. Et l'on comprend que c'est un homme profondément changé qui a dit adieu au Cristo Redemptor du Corcovado, le 2 juin 1945.
Quand débute la Seconde Guerre mondiale, Muguet vient à peine de découvrir les plaisirs de la chair et de quitter le nid familial. Bientôt prisonnier des Allemands, il s'évade malencontreusement puis cherche à nouveau le gîte et le couvert, sillonnant l'Europe de cachots en salons princiers, de rencontres fortuites en insolentes conquêtes. Une foule de personnages parcourt les aventures débridées de ce Don Quichotte, qui revient de la guerre comme d'une escapade. L'Europe buissonnière, premier roman d'Antoine Blondin, a reçu le prix des Deux Magots en 1950.
Nouvelle édition en 20164e de couverture : «L'Antigone de Sophocle, lue et relue et que je connaissais par c?ur depuis toujours, a été un choc soudain pour moi pendant la guerre, le jour des petites affiches rouges. Je l'ai réécrite à ma façon, avec la résonance de la tragédie que nous étions alors en train de vivre.» Jean Anouilh.Notes Biographiques : Grand dramaturge, Jean Anouilh est né à Bordeaux en 1910 et mort à Lausanne en 1987. Issu d'un milieu très modeste, fils d'un tailleur et d'une violoniste, il se passionne très tôt pour le théâtre. Un soir de 1928, émerveillé par la représentation de "Siegfried" de Jean Giraudoux, il décide de se consacrer à l'écriture théâtrale. Il devient le secrétaire de Louis Jouvet qui dirige la Comédie des Champs-Elysées et interrrompt ses études de droit. Son ?uvre est très abondante (quarante-cinq pièces dont une trentaine ont été montées et interprétées par les plus grands comédiens), passant du romantisme à un réalisme inquiétant ou mythique, du pessimisme à la fantaisie. Citons "Le voyageur sans bagage", "Leocadia", "L'Hermine", "Antigone", "Colombe", "L'alouette", "Ornifle", "L'invitation au château", "Le bal des voleurs".
O'Connor Frank ; Ellmann Richard ; Soonckindt Edit
On a dit de Frank O'Connor qu'il était un «Flaubert au milieu des bocages irlandais». Ce premier recueil de nouvelles à paraître en français contient onze de ses plus célèbres histoires.4e de couverture : On a dit de Frank O'Connor qu'il était un «Flaubert au milieu des bocages irlandais». Ce premier recueil de nouvelles à paraître en français contient onze de ses plus célèbres histoires. Chacune met en scène cette mystérieuse ligne de force à partir de laquelle des individus prédisposés à l'acquiescement se raidissent : le c?ur se durcit au moment même où on l'imagine sur le point de s'adoucir. Dans la nouvelle éponyme, deux soldats britanniques emprisonnés se lient d'amitié avec leurs geôliers, qui reçoivent un jour l'ordre de les exécuter. Dans Les Lucey, un père refuse de serrer la main de son frère à cause de sa fierté blessée par la mort de son fils. Ces histoires généreuses d'esprit et fines de sentiment mettent en scène coutumes, piétés, superstitions, amours et haines à un moment où les conditions de la vie moderne déchirent lentement le tissu de la société irlandaise.