Alors que pauvreté, précarité et exclusion ne font que croître, les personnes dites vulnérables constituent aujourd'hui une population d'une grande diversité. Qui sont-elles? Quels sont les dispositifs spécifiques de prise en charge qui les concernent? Pourquoi nombre de situations ne trouvent pas de réponse satisfaisante alors qu'on assiste à une multiplication spectaculaire des services sociaux? La loi du 5 mars, portant réforme de la protection juridique des majeurs, instaure une mesure nouvelle d'accompagnement social des personnes adultes vulnérables à la charge des départements. Comment sera-t-elle mise en oeuvre concrètement? Quels en seront les effets? Cet ouvrage présente les résultats d'une recherche-action, relative aux personnes vulnérables, engagée par le Groupement d'étude des services de tutelles de l'Ouest (GESTO). Après avoir élaboré une définition de la vulnérabilité, les auteurs en cernent les causes principales et en mesurent les conséquences. Ils analysent les conditions d'application de cette nouvelle loi, qui relèvent des instances locales, et proposent des solutions pour améliorer les pratiques professionnelles et élaborer des réponses mieux adaptées aux besoins actuels de la population. Biographie de l'auteur Françoise Charrier est directrice du service des tutelles Sauvegarde 85. Elle a remplacé à son poste, en 2008, Jean-Jacques Geoffroy, jeune retraité. Daniel Goupil est directeur général de l'APASE 35.
La religion a toujours suscité des positions extrêmes en temps de crise sociale et politique, et notre époque n'y échappe pas. L'extrémisme religieux n'est pas un phénomène récent. Ce qu'il y a de nouveau aujourd'hui, c'est la globalisation des mouvements, comme modèles de résistance à l'hégémonisation, dans certains cas, mais aussi comme modèles d'homogénéisation, dans d'autres cas. Depuis le 11 septembre 2001, le traitement que les médias réservent au fait religieux est fortement biaisé par une vision apocalyptique de l'apport des religions à la société séculière. Dans les sociétés occidentales et dans certaines sociétés orientales, la sécularisation a eu pour effet de relocaliser la religion dans l'espace public : alors qu'elle occupait auparavant une position centrale, elle est maintenant reléguée aux marges de la société, dans la sphère du privé. C'est dans ces marges que se développe la religion à l'extrême ou ce qu'Appleby appelle la " religion militante ". Pour mieux comprendre l'extrémisme religieux, il est impératif de réfléchir sur les actions des " militants " du religieux dans l'espace public et sur leurs rapports avec la société séculière. Cet ouvrage essaie d'analyser, de comprendre et de définir l'extrémisme religieux, comme force de " destruction extrême " et comme force de " construction extrême ". Il propose une réflexion sur la place de la religion dans la société actuelle.
Caillet Geoffroy ; Blondel Jean ; Gili Jean Antoin
Né à Bruxelles en 1920, Jean Blondel a d'abord été critique cinématographique au quotidien " La Libre Belgique ", pour lequel il réalise à Hollywood la dernière interview d'Ernst Lubitsch. Repéré par le réalisateur Alberto Lattuada, il débute avec lui comme assis-tant sur " La spiaggia " (" La Pensionnaire ", 1953, avec Martine Carol), puis coécrit le film " Guendalina " qui lui vaut un " nastro d'argento ". Engagé alors comme scénariste par le légendaire producteur Carlo Ponti, il oeuvre parallèlement pour les coproductions avec la France en adaptant d'innombrables scénarios, de Pietro Germi (" Ces messieurs dames ") à Pier Paolo Pasolini (" ?dipe roi "), de Federico Fellini (" Satyricon ") à Marco Ferreri (" Y'a bon les Blancs "). Au fil de ces entretiens, fruit de longues conversations avec Geoffroy Caillet, ce sont trente ans de cinéma italien que Jean Blondel égrène pour le lecteur. A la fois chronologique et thématique, le parcours proposé retrace sa carrière en suscitant en permanence ses rencontres, ses amitiés et ses souvenirs : Lattuada et Ponti, mais aussi les Français ayant tourné en Italie Françoise Rosay, Jean-Paul Belmondo, Charles Vanel ou Jacqueline Sassard. En conteur captivant, Jean Blondel parle du cinéma qu'il a connu : celui des comédies de moeurs et des coproductions franco-italiennes dont il fut, bien que belge, un fidèle représentant. Les entretiens sont suivis d'un recueil d'articles de jean Blondel parus dans " La Libre Belgique " et d'un synopsis inédit écrit pour Simone Signoret.
L'Egypte antique et le courant Orientaliste seront à l'honneur à l'Atelier des Lumières. C'est à une voyage dans le temps que seront invités les spectateurs en découvrant l'Egypte antique puis un Orient du XIXe siècle fantasmé et rêvé par les grands peintres orientaliste français et européens.
Dès l'apparition de la théorie de l'attachement - dans la trilogie de John Bowlby, Attachement et perte - ses relations tumultueuses avec la psychanalyse ont occupé le devant de la scène. Plus encore, on peut affirmer rétrospectivement que cette option théorique a puisé une bonne part de sa créativité dans la vivacité de cette conflictualité. C'est dans cet esprit qu'a été conçu cet ouvrage qui reprend, actualisé et complété. le dossier publié dans Le carnet Psy. Il propose une revue critique en examinant les éléments de convergences. de divergences et d'enrichissement mutuels entre théorie de l'attachement et psychanalyse. Son format synthétique. sa vocation didactique et sa lisibilité en font un incontournable outil pour tous ceux qui veulent s'initier aux rudiments fondamentaux de la théorie de l'attachement; les thèmes traités et l'originalité des ouvertures épistémologiques offrent aussi une lecture stimulante pour les connaisseurs.
Face à la complexité croissante du mouvement systémique et des thérapies familiales, ce livre offre des repères théoriques largement illustrés par la pratique des auteurs. Pour chaque modèles de thérapie familiale, six rubriques: les concepts-clefs; sur quoi porte l'intervention; comment le problème est-il défini; l'objectif de l'intervention ou de la thérapie; les outils utilisés; la position de l'intervenant ou du thérapeute.
L'ouvrage est une réponse à la question "à quoi ça sert d'être éducateur?" A contre-courant d'une pensée unique qui réduit le sens d'une pratique à son utilité, l'auteur affirme que la relation éducative ne sert ni à guérir, ni à ramener des individus dans la norme, ni à réparer un préjudice comme y invite l'arrêt Perruche, mais à les aider à surmonter l'injustice liée à leur différence et à trouver du sens à leur vie. C'est ce que l'auteur appelle passer du "vivre" à "l'exister". Prenant appui sur l'expérience de terrain et sur cinq histoires de vie, l'ouvrage présente une relation éducative fondée sur l'engagement de l'éducateur autant que sur son savoir-faire professionnel. Il renoue avec les valeurs fondamentales du métier et tisse le lien entre l'éthique et la pratique. Biographie de l'auteur Educateur spécialisé et docteur en sciences de l'éducation, Philippe Gaberan est aujourd'hui formateur en travail social à l'ADEA de Bourg-en-Bresse (01); ses enseignements et ses recherches le conduisent à se spécialiser en histoire et philosophie de l'éducation. Il est rédacteur au journal Lien social (Toulouse) et l'auteur de plusieurs ouvrages.
Bosse-Platière Suzon ; Ben Soussan Patrick ; Desca
Si de tout temps les femmes ont travaillé tout en ayant des enfants, aujourd'hui elles sont de plus en plus nombreuses à exercer leur activité à l'extérieur de chez elles. Et les transformations de la famille conduisent la plupart d'entre elles à confier leurs enfants à des professionnels de l'accueil éducatif. Le mouvement féministe, ces dernières décennies, s'est attaché à l'émancipation de la femme et à la construction de la parité avec les hommes. Aujourd'hui, il apparaît important de repenser la maternité et la prise en charge du jeune enfant à partir de la question de la place des femmes dans la société. C'est cette interrogation qui est ici soumise à des historienne, sociologue, médecin, psychiatre, psychologues et psychanalyste.