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La mémoire collective en question(s)
Gensburger Sarah ; Lefranc Sandrine
PUF
24,99 €
Épuisé
EAN :9782130835998
La référence au passé occupe aujourd'hui une place centrale dans l'affirmation de positions politiques au présent. En 2022, le sens à donner à la Seconde Guerre mondiale a été, en France, au coeur des débats de la campagne présidentielle comme de ceux qui ont accompagné l'invasion de l'Ukraine. La question de savoir ce qu'on doit retenir, au présent, des sociétés coloniales et esclavagistes ou encore de l'absence des femmes du récit national ont, elles, continué de nourrir les controverses autour des déboulonnages de statues et des changements de noms de rue. Pour le meilleur comme pour le pire, les sociétés contemporaines se doivent de tirer, au présent, les leçons du passé tandis qu'elles sont enjointes de garder traces, pour le futur, des événements qui s'y déroulent. Comment comprendre l'avènement de cette société de la mémoire ? Qui décide des leçons du passé ? Quels coupables sont dénoncés, et quelles victimes sont consacrées ?
Jean-Marc Dreyfus, historien, spécialiste des aspects économiques de la Shoah, a récemment publié Pillages sur ordonnances (Fayard, 2003); Sarah Gensburger est sociologue, spécialisée dans l'étude de la mémoire collective
Résumé : "J'habite à mi-chemin entre la place de la République et la salle du Bataclan. Le vendredi 13 novembre, nous sommes rentrés à 21 heures. Nous n'avons d'abord rien entendu. Puis le bruit assourdissant des sirènes, l'avalanche de coups de fil. Une nuit blanche. Et le jour d'après. Une nuit semblable à celle vécue par tous les habitants du quartier. A cet égard, rien de singulier. Rien, probablement, qui vaille la peine d'écrire. C'est sur l'après, lorsque l'Evénement lui-même est "passé", que portent ces chroniques sociologiques du bas de chez moi." Du 27 décembre 2015 au 6 octobre 2016, sur presque un an, la sociologue de la mémoire et habitante du XIe arrondissement Sarah Gensburger a tenu des chroniques sur les transformations et la vie d'un quartier, son quartier. Documentant chacune de ses réflexions de photographies prises sur le vif, c'est l'Evénement et sa portée collective et/ou intime qu'elle met au jour, la manière dont se créent une mémoire et des archives du temps présent. C'est également le retour sur une année complète qui a vu la place de la République devenir "mémorial" et être "occupée" (Nuit debout). Au-delà, ce livre invite à observer nos lieux de vie, à les découvrir porteurs de traces et de mémoire, à les surprendre habités par les remous de la société et par la vie, tout simplement.
Antichan Sylvain ; Gensburger Sarah ; Teboul Jeann
Depuis une vingtaine d'années, les musées, mémoriaux et expositions se multiplient en France en ayant pour objectif de diffuser les connaissances sur notre passé mais aussi de permettre la transmission de valeurs civiques. Les "jeunes publics" et les scolaires en constituent le public idéal. Mais que se passe-t-il réellement lorsque les élèves sont confrontés à ces dispositifs d'éducation culturelle ? A partir d'une enquête menée dans six expositions sur la guerre de 1914-1918, présentées à Paris et en régions, cet ouvrage tente de saisir ce que les élèves voient quand ils regardent l'histoire et ce qu'ils en font. En s'appuyant sur des observations ethnographiques et des entretiens réalisés avec des écoliers, des collégiens et des lycéens, les auteurs interrogent l'amont et l'aval de la sortie scolaire, de la salle de classe jusqu'aux souvenirs de visites. Appréhendée selon plusieurs thématiques - le rapport à la transmission, les techniques du corps, le genre et les émotions - l'expérience de visite apparaît ainsi encadrée non seulement par l'espace muséographique mais aussi, et surtout, par les situations sociales dans lesquelles sont pris les élèves. Cet ouvrage est une invitation à revisiter les expositions du centenaire de la Première Guerre mondiale en compagnie des élèves pour donner à voir leurs pratiques ordinaires tout en s'interrogeant sur les logiques de réception de l'histoire dans et hors les murs de l'institution scolaire.
Semelin Jacques ; Andrieu Claire ; Gensburger Sara
Quand la haine et la peur gagnent un pays, que la guerre et le massacre se propagent, il est toujours quelques hommes et quelques femmes qui ne se laissent pas entraîner. Sans mot dire, ils se tiennent de côté. Dans le secret et le risque, ils veulent aider plus que dénoncer, protéger plus que détruire. Parfois, ceux-là même qui participent au carnage tentent aussi de sauver. Dans ces situations d'extrême violence, une résistance civile, improvisée, tend à se développer, faite d'une multitude de petits actes individuels et de l'action de quelques organisations clandestines. À partir de trois cas - les génocides des arméniens, des juifs et des tutsis -, cet ouvrage représente la première tentative à la fois internationale, comparative et pluridisciplinaire pour constituer l'acte de sauvetage en objet de recherche, en se dégageant de la catégorie mémorielle du "Juste'. Le résultat est d'une richesse exceptionnelle et dérangeante. Impossible de dresser un portrait type du sauveteur, cependant les actes de sauvetage témoignent d'un fait historique: l'existence discrète d'une société informelle de sauvetage - si fragile soit-elle - dès que commence le génocide. Biographie de l'auteur Réunissant trente chercheurs de onze pays, cet ouvrage est dirigé par Jacques Sémelin, historien et politiste, directeur de recherche CNRS au CERI (Centre d'études et de recherches internationales de Sciences Po), Claire Andrieu, professeure des Universités en histoire contemporaine à l'Institut d'études politiques de Paris, et Sarah Gensburger, docteure en sociologie (EHESS)."
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».