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Roman, journal, autofiction : Hervé Guibert en ses genres
Genon Arnaud
PUBLIBOOK
16,75 €
Épuisé
EAN :9782342028393
On a souvent réduit l'?uvre d'Hervé Guibert à sa seule trilogie du sida dans laquelle le narrateur se fait l'observateur de lui-même et des conséquences sur son corps de la lente progression du virus. Si l'auteur de "À l'ami qui ne m´a pas sauvé la vie" est incontestablement un écrivain du " je ", il faut remarquer que ce " je " se joue souvent de lui-même et de ses lecteurs, se dit et se dérobe, s'affirme et se cache, disparaît parfois aussi. Le genre littéraire est toujours chez lui l'objet d'un questionnement ou d'une remise en cause. Dans "Roman, journal, autofiction : Hervé Guibert" en ses genres, Arnaud Genon étudie en quoi l´exploration des limites des genres établis et l'impertinence de Guibert à leur égard devient un moyen de déstabiliser la représentation classique du moi et d'interroger le sujet et son identité.
Résumé : L?autofiction, considérée dans l?Histoire littéraire, est un genre nouveau. Mais cette classification générique, envisagée précisément, peut nous paraître déjà ancienne, tant elle a fait l?objet d?articles, de débats, de polémiques, d?attaques et de plaidoyers. Autofiction : pratiques et théories regroupe des recensions et des articles publiés depuis une dizaine d?années sur des sites littéraires, dans des revues universitaires ou associatives. On y retrouve analysées les récentes parutions d?écrivains emblématiques de l?écriture de soi tels que Christine Angot, Christophe Donner ou Camille Laurens mais aussi les dernières publications universitaires qui questionnent le genre sous différents angles, historique, génétique, politique, ou qui en font un outil d?analyse permettant l?étude du travail d?écrivains aussi différents que Proust, Colette ou Frédéric Beigbeder. Tenter de voir plus clair dans le bouillonnement théorico-littéraire de l?autofiction, saisir les enjeux de cette nouvelle écriture de soi, telle est l?ambition du présent ouvrage.
La collection pour réussir à tous les coups ! - Des fiches approfondies - Des conseils pratiques - Du cours : problématiques, mots clés du chapitre, schémas de synthèse - Des encadrés pour aller plus loin - Des sujets de bac pour s'entraîner
L'œuvre d'Hervé Guibert (1955-1991) est le lieu de nombreuses tensions. Elle forme un ensemble cohérent où circulent, de manière fluide, les multiples identités du sujet, les personnages, les thématiques et paraît parfois s'auto-engendrer à la lecture de son journal intime, Le Mausolée des amants, publié de manière posthume en 2001. Mais, en même temps, le corpus guibertien dialogue constamment avec les écrivains ou intellectuels admirés tels que Roland Barthes, Michel Foucault ou Thomas Bernhard. Cette question de l'altérité se manifeste aussi dans le rapport à soi : le genre autofictionnel est révélateur d'une fracture autobiographique liée à l'apparition du virus du sida qui provoque chez le sujet guibertien une crise identitaire s'accentuant dans les dernières productions de l'auteur. Voulant poursuivre l'écriture d'un moi morcelé, Guibert est amené à passer de l'autre côté des miroirs (autofictions, photographies, film) afin de se recréer, de s' inventer dans un espace littéraire affranchi du pacte autobiographique traditionnel. L'ensemble de cette étude révèle la présence dans l'écriture guibertienne d'une esthétique postmoderne à travers le recours aux procédés intertextuels, par l'intermédiaire du mélange des genres et du genre de l'autofiction considéré comme variante postmoderne de l'autobiographie, ainsi que par la fragmentation puis l'éclatement du sujet pris dans une tension entre, d'une part la volonté de se dire et, d'autre part, l'impossibilité d'y parvenir
Les onze Associations les plus importantes qui se consacrent à la sauvegarde du Patrimoine français font connaître, d'une même voix, leur expérience et leur analyse prospective. Elles formulent dans cette lettre vingt-deux propositions pour une gouvernance améliorée, une transmission simplifiée et une gestion économique et durable du Patrimoine.
L'auteur a délibérément choisi de renverser l'image de l'"enfant prodige", souvent idéalisée dans les premières biographies du compositeur, pour révéler toutes les facettes de l'homme et du musicien, en dehors des mythes et des légendes. Il met en lumière les moments sombres et lumineux d'une vie courte marquée par le doute et la souffrance. Cet ouvrage aborde l'aspect musical sans se perdre dans une analyse structurelle exhaustive de l'oeuvre mozartienne, largement traitée par les spécialistes et exégètes. Au contraire, il met l'accent sur l'élément clé qui transparaît dans les compositions du musicien, en lien avec son expérience de vie et d'artiste dans une époque de transition sociale, où les artistes cherchaient à s'émanciper des régimes monarchiques et de l'aristocratie de cour. Une exploration captivante qui invite le lecteur à découvrir une perspective nouvelle sur Mozart, au-delà des clichés et des analyses conventionnelles.
Résumé : "Nous sommes tous différents. Moi, je bégaie depuis l'âge de 4 ans. Depuis que je suis tout petit ce handicap me suit partout et les autres ne manquent pas de me le rappeler. Imitations, moqueries, insultes, depuis le début de ma scolarité, mon quotidien c'était cela. Tout ceci m'affectait profondément mais une certaine habitude s'installa. En effet, je m'attendais à ces insultes chaque matin en allant à l'école. Mais mon année de 6e au collège Georges Brassens ne s'est pas déroulée comme je le pressentais ; outre les remarques vexantes j'allais avoir droit à un traitement de choc." Un témoignage poignant de sincérité et de fragilité, mais également impressionnant de courage. Le jeune auteur dévoile avec pudeur son expérience douloureuse du collège, en raison d'un bégaiement tenace, les brimades, les moqueries, les coups, sans jamais se départir d'une dignité que l'on sent latente. Une belle leçon de vie pour tous ceux qui souffrent d'un quelconque handicap, mais également pour ceux qui jouissent d'une nature sans défaut.
Résumé : "C'est la vie !", nouvelles déclinées en deux temps. "On y passe tous !" : mourir ne se passe pas forcément mal. Certains y aspirent, le décident ou sont surpris de ce qu'ils découvrent au-delà. "Vivre" : tendre vers ses rêves. Rencontrer l'autre, l'aimer ? trop ou mal, parfois. Partir et revenir avec plus ou moins de bonheur et de réussite. Se souvenir... ou pas. Autant de situations explorées à travers des personnages hauts en couleur avec légèreté et humour. "C'est la vie !", c'est aussi s'amuser !
A l'été 1960, j'étais le nageur le plus rapide du monde. L'année précédente, j'avais remporté sept titres nationaux et internationaux dans les épreuves du 100 mètres, du 110 yards et du 200 mètres/220-yards nage libre et, au cours des six mois précédents, j'avais établi onze records nationaux individuels. Aucun nageur n'était considéré comme ayant plus de chances de se qualifier dans l'équipe américaine qui allait concourir aux Jeux olympiques de Rome en août 1960, et il était de notoriété publique que j'étais presque sûr d'être médaillé d'or au 100 mètres nage libre. Mais le destin me réservait une très déplaisante surprise...