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Virtuoses
Genève Max
SERGE SAFRAN
19,50 €
Épuisé
EAN :9791090175068
Eté 2001. Le cinéaste européen Peter Wattman s'envole vers les Etats-Unis pour réaliser un film sur la célèbre violoniste Frederika Murray. Au même moment, Willy, son coéquipier lors de nombreux tournages au Moyen-Orient, est assassiné en Bavière. Waltman découvre l'Amérique, fasciné par la beauté, la vitalité et la violence de ses villes : New York, Philadelphie, Washington, San Francisco, Los Angeles, Chicago, Boston. Il y croise des patrons de majors californiennes, des artistes, des journalistes mais aussi des êtres beaucoup moins favorisés, voire dangereux... Dans ce roman conduit avec force, les événements suivent une pente surprenante qui n'interdit pas l'irruption de l'amour ni la hantise de la mort. Max Genève y affronte la complexité du monde avec ce goût déjà ancien de l'art des naïvetés tempérées que peut enseigner la fréquentation assidue de Nabokov, Borges ou Gombrowicz. Peter, Frederika, la plupart des personnages principaux sont autant de virtuoses qui jouent leur partition sans faiblir jusqu'à un certain jour tragique de septembre, dans une Amérique au tournant du siècle.
Thomas, trente ans, modeste employé d'assurances, T a l'audace d'avoir des ambitions littéraires. C'est à ce débutant talentueux, à l'échine souple et pas mélomane pour un sou qu'une maison d'édition propose d'être le " nègre " de Sacha Winter, violoniste de renommée internationale à la vie tumultueuse et à l'écrasante personnalité. Thomas se laisse séduire. Le plus court chemin pour vendre son âme au diable ?
Le garçon n'a pas fait de longues études, mais il aime lire et prendre son temps. Benoît, vingt ans, appartient au peuple des lents. Un usage judicieux et voluptueux de la lenteur peut, selon lui, se révéler un véritable art de vivre. Simple magasinier dans une quincaillerie de la rue des Pyrénées, il rêve volontiers à des îles lointaines. Enrôlé par un inspecteur de police à la retraite dans un étonnant Mouvement pour la Promotion de la Lenteur, il en devient le président malgré lui. Ses employeurs lui demandent d'accompagner leur fille Pauline, plutôt délurée, et une amie en Espagne pour les vacances d'été. A Bilbao, ils rencontrent un curieux et sympathique personnage : le marquis Heitor Carjaval de Benito Sousa. Ce dernier dévoile au jeune homme un globe terrestre géant à l'intérieur duquel Benoît poursuivra en songe ses pérégrinations sur les mers australes.
Jean Jonassaint change d'identité comme on change de chemise. Sa garde-robe est richement garnie : prince hindou, général d'armée, sdf, cardinal, musicien des rues, académicien – l'homme aime à varier ses apparitions. En tout cas, ses différentes liaisons féminines, ont du mal à le suivre, ou le croire. Lointain descendant de Leopoldo Fregoli, l'illustre transformiste (1867-1936), ses métamorphoses ne sont jamais gratuites comme ses impostures rarement coupables. Ses talents ne restent pas inemployés. Repéré par les services secrets français, il se voit confier une dangereuse mission diplomatique, tandis qu'un cinéaste de renom l'engage pour son prochain film où il joue aux côtés de Nathalie Baye et Omar Sy.
Deux siècles en arrière. 24 mars 1905. Louis Capelle voit sa scierie réduite en cendres suite à un incendie ravageur. Endetté, il décide alors de partir à l'aventure en Patagonie, terre qui regorgerait de richesses minières et en laquelle il a de grands espoirs. C'est sur ce début d'aventure ambitieuse que la narratrice du même patronyme commence son enquête dans la maison familiale suite au décès de son père. C'est en se plongeant dans ces correspondances épistolaires partagées entre deux continents qu'elle retrace les pas de cet homme. Périple, solitude, pauvreté, amour à sens unique, son histoire singulière en apparence se trouve être le véritable puzzle généalogique, dont l'aboutissement n'élucide pas tous les mystères
En Corée, les agences matrimoniales spécialisées dans les voyages de rencontre en Chine offrent un spectacle de cirque à leurs clients. Inho, handicapé de la voix, mise sur un de ces voyages pour se trouver une épouse. Yunho, son frère, lui sert à la fois de voix et d?arbitre. Elle s?appellera Haehwa et les suivra dans la banlieue de Séoul. Mais Haehwa, douce jeune femme mystérieuse, est hantée par un premier amour de jeunesse, même si elle semble s?épanouir auprès de sa belle-mère et de son " voyageur ", mari ainsi désigné par celles qui épousent un Coréen. La belle-mère s?éteint avec le lilas des Indes, Yunho fuit son frère mais aussi Haewha si violemment désirée. En exil, il devient un ttaitong, petit trafiquant en mer entre la Chine et la Corée. Dans ce roman à la fois tendre et cruel, où alternent les voix de Yunho et de Haehwa, tous les personnages souffrent de solitude. Soit d?impossibles histoires d?amour, un dur apprentissage de la passion, la jalousie, la douleur et la mort. De la Chine à la Corée, de la maison du mari à la rue, les pérégrinations de Haewha évoquent celles d?une artiste de cirque maintenue par une corde et vertigineusement descendue d?" en haut ". Sans doute que la vie n?est qu?un spectacle de cirque, au dur et doux parfum de nostalgie.
Paris, 1967, le Quartier latin devient la scène des beatniks débarquant place Saint-Michel. Essaims de chevelus et de minettes en minijupes, entre la rue Saint-Jacques, l?église Saint-Séverin et la rue de Seine. Autour du Mazet, où l?on boit, fume, drague, gratte la guitare, écoute les Stones, Antoine ou LSD des Pretty Things dans les juke-box, le Quartier est envahi par toute une jeunesse livrée à la défonce, au cinéma et même à la littérature. Le roman, habité par le fantôme d?une jeune fille morte, s?arrête au début de 1968, avec "l?affaire Langlois". Paradis artificiels, pop music, psychédélisme. Une pléiade de personnages plus vrais que nature : Liliane, Sonny, Dora (les LSD), mais aussi Chico, Cybèle, Gégé, JF, Doudou? Incursion dans le passé d?un Paris médiéval, gothique, touchant au fantastique sous l?effet des hallucinogènes. LSD 67, entre chronique historique et journal intime, a tous les parfums d?une époque révolue de jouissances immédiates, de mendiants et orgueilleux plongés dans des nuits sans fin pour vivre tous leurs désirs. Sans oublier Dylan, Hendrix, Burroughs ou Bukowski, l?auteur retrouve le pavé parisien sur les traces de Huysmans ou Rétif de la Bretonne?
Jour de l?Épiphanie, rue Pareille, à Lyon. La vieille Elisa, émigrée italienne, erre entre les rayons du supermarché, Élisée épie sa voisine depuis la fenêtre, Angèle cherche à vendre des forfaits téléphoniques, Violette souffre d?exclusion à l?école, tandis que Jean-Albert procède à des licenciements. Vies fragmentées, parallèles, que rassemble dans son regard d?artiste Susanna, originaire elle aussi de cette rue Pareille qui fait songer à la rue Vilin de Georges Perec. Dans ce premier roman subtil et audacieux, Dominique Paravel met à nu les mécanismes sociaux : discours creux pour justifier les licenciements, robotisation des standardistes, inepties proférées sur l?art contemporain... Uniques se fait satire sociale et révèle la solitude d?êtres brisés par le monde d?aujourd?hui. Une pointe d?humour, quelques échappées oniriques et une sourde révolte apportent aux habitants de la rue Pareille un peu d?espoir, une humanité certaine et peut-être un autre destin.