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Le jeune homme qui voulait ralentir la vie
Genève Max
SERGE SAFRAN
14,50 €
Épuisé
EAN :9791090175198
Le garçon n'a pas fait de longues études, mais il aime lire et prendre son temps. Benoît, vingt ans, appartient au peuple des lents. Un usage judicieux et voluptueux de la lenteur peut, selon lui, se révéler un véritable art de vivre. Simple magasinier dans une quincaillerie de la rue des Pyrénées, il rêve volontiers à des îles lointaines. Enrôlé par un inspecteur de police à la retraite dans un étonnant Mouvement pour la Promotion de la Lenteur, il en devient le président malgré lui. Ses employeurs lui demandent d'accompagner leur fille Pauline, plutôt délurée, et une amie en Espagne pour les vacances d'été. A Bilbao, ils rencontrent un curieux et sympathique personnage : le marquis Heitor Carjaval de Benito Sousa. Ce dernier dévoile au jeune homme un globe terrestre géant à l'intérieur duquel Benoît poursuivra en songe ses pérégrinations sur les mers australes.
Vienne, 1786. Mozart envisage de suivre à Londres la piquante cantatrice Nancy Storace.Paris, aujourd'hui. Cornélius Pappano enseigne la musicologie à la Sorbonne. Et travaille depuis longtemps à une biographie de son compositeur préféré, privilégiant les dernières années du musicien à Vienne : alors que problèmes d'argent, désaffection de la cour impériale et froideur du public viennois le meurtrissent, son génie musical atteint des sommets inégalés.Au cours d'un colloque à Budapest, Pappano s'éprend de Sara Nacht, dont l'essai sur la mort énigmatique de Mozart ravive d'anciennes polémiques. La fréquentation des chercheurs mozartiens n'est d'ailleurs pas de tout repos. De sévères querelles les opposent. Et la violence éclate pour de bon en 2006 au Mozarteum, en plein festival de Salzbourg, à l'occasion des deux cent cinquante ans de la naissance de Mozart.Avec brio et virtuosité, érudition et humour, Max Genève tisse entre l'obscur musicologue et le compositeur de génie une aventure aussi inattendue que passionnante, mariant connaissance et imagination jusqu'aux conséquences les plus extrêmes...
Jean Jonassaint change d'identité comme on change de chemise. Sa garde-robe est richement garnie : prince hindou, général d'armée, sdf, cardinal, musicien des rues, académicien – l'homme aime à varier ses apparitions. En tout cas, ses différentes liaisons féminines, ont du mal à le suivre, ou le croire. Lointain descendant de Leopoldo Fregoli, l'illustre transformiste (1867-1936), ses métamorphoses ne sont jamais gratuites comme ses impostures rarement coupables. Ses talents ne restent pas inemployés. Repéré par les services secrets français, il se voit confier une dangereuse mission diplomatique, tandis qu'un cinéaste de renom l'engage pour son prochain film où il joue aux côtés de Nathalie Baye et Omar Sy.
Paul Esnault prend le train pour se rendre à des obsèques dans une petite ville nommée Lahaye. Il y a autrefois passé les vacances d'été chez ses grands-parents. Il se remémore le dernier été, l'été 1964, à partir duquel il n'est plus revenu dans cette petite ville de Touraine. Ce fut l'été des initiations amoureuses, l'été où il sortit de l'enfance. Un été qu'il passa entouré de Suzanne, sa grand-mère devineresse, son grand-père spécialiste en appareils ménagers, ses oncles Dédé, revenu d'Algérie, et Bertrand doué pour bidouiller n'importe quel circuit électrique. A la table familiale il y avait aussi sa mère, Louise, et la femme de Bertrand, Marie-Claire. Et parfois Joseph, voisin et ami du grand-père Brain, un ancien professeur qui bricole dans le jardin et le verger et qui, aux dires de Suzanne, a la langue bien pendue. Pouvait aussi s'y asseoir monsieur Bourgueil, ami de pêche d'André. Mais surtout, de derrière le mur de la cour, on pouvait entendre le piano de Charlotte Versini.
1934. Bérénice, adolescente juive, entre au Conservatoire contre la volonté familiale. La jeune fille, au prénom prédestiné, entame sa formation théâtrale dans la classe de Louis Jouvet. Sa vie est désormais rythmée par l?apprentissage des plus grands rôles du répertoire, elle croise Jean Gabin, Jacques Copeau, Jean-Louis Barrault? Admise à la Comédie-Française, Bérénice de Lignières devient une comédienne de renom. La montée du fascisme en Europe, les tensions politiques en France, les rivalités professionnelles, les intrigues amoureuses, rien n?entache le bonheur de Bérénice. Mais au tout début de l?Occupation, avant même la promulgation des lois raciales, la maison de Molière exclut les Juifs de sa troupe. La brillante sociétaire, qui avait dissimulé ses origines, est alors rattrapée par son passé. Sous les ors et les velours de la Comédie-Française, au c?ur du Paris de l?Occupation, vont se jouer les actes d?un drame inédit : celui d?une actrice célèbre prise au piège d?une impitoyable réalité. Une trajectoire captivante de femme et d?artiste qui rend justice, à sa façon, aux destins brisés par la folie meurtrière de la Seconde Guerre mondiale.
Paris, 1967, le Quartier latin devient la scène des beatniks débarquant place Saint-Michel. Essaims de chevelus et de minettes en minijupes, entre la rue Saint-Jacques, l?église Saint-Séverin et la rue de Seine. Autour du Mazet, où l?on boit, fume, drague, gratte la guitare, écoute les Stones, Antoine ou LSD des Pretty Things dans les juke-box, le Quartier est envahi par toute une jeunesse livrée à la défonce, au cinéma et même à la littérature. Le roman, habité par le fantôme d?une jeune fille morte, s?arrête au début de 1968, avec "l?affaire Langlois". Paradis artificiels, pop music, psychédélisme. Une pléiade de personnages plus vrais que nature : Liliane, Sonny, Dora (les LSD), mais aussi Chico, Cybèle, Gégé, JF, Doudou? Incursion dans le passé d?un Paris médiéval, gothique, touchant au fantastique sous l?effet des hallucinogènes. LSD 67, entre chronique historique et journal intime, a tous les parfums d?une époque révolue de jouissances immédiates, de mendiants et orgueilleux plongés dans des nuits sans fin pour vivre tous leurs désirs. Sans oublier Dylan, Hendrix, Burroughs ou Bukowski, l?auteur retrouve le pavé parisien sur les traces de Huysmans ou Rétif de la Bretonne?
Albert Dunkel, écrivain allemand contemporain (1958-1988), aurait pu défrayer la chronique par ses livres et? ses meurtres ! Michael Siefener, son compatriote, confrère et parent, lui consacre une biographie. L?originalité de ce roman, car c?en est un, réside dans tout ce qui caractérise une véritable biographie : étapes de la vie de l?auteur, témoignages, extraits de ses ?uvres, inédits, recensions dans la presse, entretiens, travaux universitaires, etc. Par-delà la forme, très ludique, ce qui impressionne le plus est le sentiment d?absolue solitude et de profond désespoir du personnage. Marqué par une enfance malheureuse et une adolescence tourmentée, Dunkel, étudiant, rencontre Dagmar, jeune fille qu?il séduit contre toute attente et qui l?aide à publier son premier roman, futur best-seller sulfureux. La vie restituée de cet écrivain maudit, tout comme l?évocation de ses romans ? fictifs ?, tiennent le lecteur en haleine jusqu?au bout du récit et le plongent dans un cruel univers mental impressionnant de vérité.