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Le mouvement social N° 279, avril-juin 2022 : Les liens familiaux à l'épreuve des institutions disci
Génard Elsa ; Le Bras Anatole ; Marquis Paul ; Ros
SCIENCES PO
16,00 €
Épuisé
EAN :9782724637311
Ce dossier constitue le premier bilan d'une réflexion menée collectivement au sein du Groupe de recherche sur les institutions disciplinaires (GRID) consistant à proposer une histoire comparée des institutions aux finalités aussi éloignées que l'asile, la prison, l'armée, l'hospice, l'hôpital et l'école, en interrogeant à travers elles, et quelque quatre décennies après son énonciation, la pertinence du concept foucaldien d' "institution disciplinaire" . Ce décloisonnement historiographique s'est arrimé au parti pris de faire l'histoire des populations instituées en sortant du seul face-à-face entre une administration et des individus. Donner à voir la place et le rôle des familles contribue alors à élargir et à approfondir la compréhension historique des institutions. Les relations familiales apparaissent non seulement comme un point d'entrée dans une histoire des relations de pouvoir en institution, mais aussi comme des liens sociaux qui permettent de discuter du pouvoir des institutions.
Quel est le fondement du lien social ? La réponse à cette question doit étre cherchée au coeur du domaine de l'éthique, dans ce que nous appelons la responsabilité. Aboutissement d'un processus d'apprentissage auquel participent les nombreuses institutions qui, comme la famille, assurent la socialisation, la responsabilité constitue la spécificité de l'activité et des relations humaines et sociales. C'est elle qui permet de comprendre que nous sommes fiers de nos réussites... honteux ou désespérés de nos échecs. C'est elle qui justifie les scrupules que nous pouvons avoir à l'égard d'autrui, l'indignation que nous éprouvons face à la souffrance ou encore l'attachement qui nous lie à nos proches... Mais c'est aussi à elle qu'en appellera la justice pour évaluer et sanctionner nos fautes... Prenant d'abord ses distances par rapport aux grandes approches sociologiques de l'activité morale, l'auteur montre ensuite comment s'opère l'apprentissage social de la responsabilité et comment naissent les grandes valeurs (équité, respect, sincérité, autonomie,...) qui structurent les engagements et les débats éthiques. Il évoque enfin les risques qui menacent aujourd'hui la responsabilité. Au travers de ce livre, J.L. Genard tente de relever le défi épistémologique auquel l'actuel retour de la réflexion éthique confronte la pensée sociologique. La fécondité littéraire de Ngugi Wa Thiong'o, premier romancier de l'Afrique de l'Est, né au Kenya en 1938, en fait aujourd'hui un des plus renommés des écrivains africains. 11 est à la fois un grand peintre de la réalité de l'Afrique contemporaine et un acteur important de son évolution, toujours sans rancoeur ni complaisance, aussi bien dans son oeuvre que dans son action d'écrivain engagé, afin de mettre en valeur ce qu'il définit comme "la dimension noire" dans l'histoire de l'Afrique et du monde d'aujourd'hui. Il est aussi l'auteur de Pétales de sang, également publié aux éditions Présence Africaine.
A l'heure où les pratiques d'enquête et de recherche en sciences sociales se trouvent de plus en plus sauvent troublées par les enjeux éthiques qui s'y font jour et par l'importance croissante des dispositifs qui prétendent les réguler, cet ouvrage entend offrir un cadre de réflexion innovant et documenté. Conflits de loyauté à l'égard des enquêtés, poursuites en justice, accusations d'excuser les délinquances, multiplication des chartes et des comités d'éthique, recours aux big data, pressions exercées sur les chercheurs, mise en cause de la sociologie critique au nom de l'impératif de neutralisation axiologique, impossibilité d'enquêter en raison de l'exigence de consentement des acteurs, pression des commanditaires... La liste des difficultés auxquelles le chercheur est susceptible de se heurter pourrait encore s'allonger. S'appuyant sur de nombreux exemples où enjeux épistémologiques, méthodologiques et éthiques s'entrecroisent, l'ouvrage constitue un outil précieux pour le chercheur confronté aux dilemmes éthiques de sa pratique.
Résumé : Au cachot, privé de sortie, à l'isolement, à l'amende, au pain sec et à l'eau... Nombreuses sont les sanctions qui rythment la vie à la caserne, en prison, à l'usine, en maison de retraite, à l'école, à l'hôpital psychiatrique ou au couvent. Punir serait une dimension essentielle des institutions "? disciplinaires ? " telles que Michel Foucault les a qualifiées. Le collectif d'historiennes et d'historiens réunis dans cet ouvrage a voulu interroger cette évidence et proposer une histoire sociale des sanctions ordinaires au xixe et au xxe ? siècles. Il saisit le moment où la domination devient visible et tangible, où le pouvoir cogne. Qui punit-on, pour quelles raisons et comment ? De la qualification des infractions aux répertoires punitifs, des pratiques des punisseurs à l'expérience des punis, des scandales aux tabous, ce livre s'intéresse à la routinisation des sanctions. Il compare leur poids dans le quotidien administratif et leur empreinte sur les trajectoires individuelles. Ce faisant, il ouvre la voie à une histoire commune des institutions militaire, éducative, religieuse, thérapeutique, coercitive et d'assistance.
Dans la foulée de ses livres antérieurs, Sociologie de l'éthique et La grammaire de la responsabilité, Jean-Louis Genard poursuit, dans le présent ouvrage, une étude historique et sociologique des mutations de nos coordonnées anthropologiques, soit les diverses conceptions de l'humain, de ses rapports sociaux et de sa place dans le monde. Il montre comment ces coordonnées anthropologiques s'incrustent dans diverses pratiques sociales et dans des dispositifs d'action publique, dans divers savoirs, particulièrement les théories et les courants sociologiques, mais aussi dans les relations vécues au quotidien. Il propose ainsi une nouvelle compréhension des relations que les humains établissent entre eux, de leur rapport au monde et au savoir, soit tout autant une sociologie de l'anthropologie qu'une anthropologie de la sociologie.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Deux degrés, cela semble peu, mais c'est énorme. La température terrestre a déjà augmenté d'un degré depuis l'époque préindustrielle. Les émissions de carbone liées aux activités humaines en sont les premières responsables. Des bouleversements climatiques sont en cours et leurs impacts ne vont que s'aggraver. Il est presque sûr que nous ne tiendrons pas l'objectif, solennellement acté par les gouvernements du monde, de contenir le réchauffement climatique en dessous de 2 °C. La raison de cette incapacité tient à la triple dépendance de nos sociétés (technique, économique, culturelle) aux énergies fossiles, qui en constituent un soubassement aussi diffus que puissant. La science nous annonce qu'à ce rythme le pire est à craindre. Mais cela n'induit pas une fuite individuelle. Nous devons, au contraire, faire face collectivement. Constatant l'impossibilité actuelle de changer radicalement nos modes de vie et d'organisation, ce livre nous engage néanmoins à suivre plusieurs voies réalistes d'adaptation et de réforme pour préparer un futur moins sombre.
Les grandes puissances reprennent leur compétition stratégique, Donald Trump répand sa vision isolationniste du monde, le terrorisme s'internationalise, la Chine devient le nouveau géant, la Russie retrouve son agressivité, les guerres se font cybernétiques... Autant de signes que l'ordre international tel que nous le connaissons a vécu. Si un terme devait résumer la période charnière que nous vivons, ce serait celui du recul des relations internationales : recul de la sécurité, de la stabilité et du multilatéralisme. Pour mieux comprendre la reconfiguration en cours du système mondial, cet ouvrage de référence présente, de manière pédagogique et critique, les concepts fondamentaux des études de stratégie et de sécurité, et revient sur les mutations du caractère de la guerre, les possibilités de régulation des conflits et les stratégies de paix au XXIe siècle.