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Sociologie de l'éthique
Genard Jean-Louis ; Javeau Claude
L'HARMATTAN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782738412485
Quel est le fondement du lien social ? La réponse à cette question doit étre cherchée au coeur du domaine de l'éthique, dans ce que nous appelons la responsabilité. Aboutissement d'un processus d'apprentissage auquel participent les nombreuses institutions qui, comme la famille, assurent la socialisation, la responsabilité constitue la spécificité de l'activité et des relations humaines et sociales. C'est elle qui permet de comprendre que nous sommes fiers de nos réussites... honteux ou désespérés de nos échecs. C'est elle qui justifie les scrupules que nous pouvons avoir à l'égard d'autrui, l'indignation que nous éprouvons face à la souffrance ou encore l'attachement qui nous lie à nos proches... Mais c'est aussi à elle qu'en appellera la justice pour évaluer et sanctionner nos fautes... Prenant d'abord ses distances par rapport aux grandes approches sociologiques de l'activité morale, l'auteur montre ensuite comment s'opère l'apprentissage social de la responsabilité et comment naissent les grandes valeurs (équité, respect, sincérité, autonomie,...) qui structurent les engagements et les débats éthiques. Il évoque enfin les risques qui menacent aujourd'hui la responsabilité. Au travers de ce livre, J.L. Genard tente de relever le défi épistémologique auquel l'actuel retour de la réflexion éthique confronte la pensée sociologique. La fécondité littéraire de Ngugi Wa Thiong'o, premier romancier de l'Afrique de l'Est, né au Kenya en 1938, en fait aujourd'hui un des plus renommés des écrivains africains. 11 est à la fois un grand peintre de la réalité de l'Afrique contemporaine et un acteur important de son évolution, toujours sans rancoeur ni complaisance, aussi bien dans son oeuvre que dans son action d'écrivain engagé, afin de mettre en valeur ce qu'il définit comme "la dimension noire" dans l'histoire de l'Afrique et du monde d'aujourd'hui. Il est aussi l'auteur de Pétales de sang, également publié aux éditions Présence Africaine.
A l'heure où les pratiques d'enquête et de recherche en sciences sociales se trouvent de plus en plus sauvent troublées par les enjeux éthiques qui s'y font jour et par l'importance croissante des dispositifs qui prétendent les réguler, cet ouvrage entend offrir un cadre de réflexion innovant et documenté. Conflits de loyauté à l'égard des enquêtés, poursuites en justice, accusations d'excuser les délinquances, multiplication des chartes et des comités d'éthique, recours aux big data, pressions exercées sur les chercheurs, mise en cause de la sociologie critique au nom de l'impératif de neutralisation axiologique, impossibilité d'enquêter en raison de l'exigence de consentement des acteurs, pression des commanditaires... La liste des difficultés auxquelles le chercheur est susceptible de se heurter pourrait encore s'allonger. S'appuyant sur de nombreux exemples où enjeux épistémologiques, méthodologiques et éthiques s'entrecroisent, l'ouvrage constitue un outil précieux pour le chercheur confronté aux dilemmes éthiques de sa pratique.
Comment penser le concept de patrimoine en contexte postcolonial ? D'un côté, un patrimoine traditionnel, largement immatériel, que la colonisation a peu investigué, qu'il s'agit maintenant, bien au-delà d'un simple intérêt ethnologique, de reconnaître dans ses valeurs propres mais aussi dans ses capacités à offrir des ressources pour penser de nouveaux modes de développement et de vivre-ensemble. De l'autre, un patrimoine colonial, largement matériel, de grande valeur architecturale, témoin d'un modernisme tropical tout à fait original, déployant une ingéniosité constructive pour répondre à faible coût énergétique aux enjeux climatiques, mais bien sûr frappé du sceau de la domination coloniale. Comment penser ensemble ces deux patrimoines, non pas dans la perspective sclérosée de l'archivage, mais au contraire dans celle d'une réappropriation pour le développement de l'Afrique ? Telle est la question centrale qu'a posée le colloque international organisé en juin 2015 à l'Université Kongo à Mbanza Ngungu, réunissant penseurs africains et européens, dont cet ouvrage constitue un des aboutissements.
Publié dans le cadre du 47e Congrès National d'Anesthésie et de Réanimation de la Sfar cet ouvrage rassemble les conférences et les communications libres de : la 8e Journée des infirmier(e)s d'urgence (21 septembre 2005) la 2e Journée des infirmier(e)s de réanimation (22 sept 2005) les 10e Journées des infirmier(e)s anesthésistes (23 et 24 septembre 2005)
Comment l'expérience de la responsabilité a-t-elle été thématisée ? La première modernité nous en a légué deux modèles. Le premier, lié à l'affirmation de l'autonomie subjective, l'interprète comme " faculté de commencer ". Le second, centré sur la figure de l'autre, la comprend comme " disposition à répondre ". A ces deux modèles, la seconde modernité a ajouté la tentation irresponsabilisante portée par la posture objectivante des sciences humaines et par le regard de l'expertise. Entre affirmation de soi et souci de l'autre, entre responsabilisation et déresponsabilisation, comprendre aujourd'hui la responsabilité, c'est avant tout saisir comment s'articulent, se complètent et se contredisent ces trois modèles. Comment ils imprègnent nos intuitions morales, comment ils se sont incrustés dans les structures du monde vécu et stabilisés au cœur des dispositifs systémiques.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.