Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
AUCUN SILENCE BIEN SUR
GELLE
DE BLEU
10,50 €
Épuisé
EAN :9782840311584
Toute expérience est neuve. Toute expérience du silence, par exemple, c'est ce qui fait que le mot silence ne devrait pas, dans la langue, avoir plus d'existence que le mot neige chez les huit. On le voit ici, l'expérience de l'écriture est celle d'un langage qui met la vie à une courte distance: celle du silence, précisément.Courte distance, discrète, intime ouverture le décollage, en effet, n'est pas spectaculaire; la vie est juste là, à portée de regard, d'oreille, de plume. C'est cet infime-là, cette distance sans éloignement, qui vient nous offrir à travers la vitre, le miroir ou le rétroviseur, une expérience unique du monde et de nous-mêmes.Si nous nous permettons de nous laisser aller à cette écriture, à son cours, et de retrouver avec elle l'enfant que nous étouffons en nous, nous serons alors, nous aussi, la première, le premier, qui voit la lune.Yves Jouan.
Présentation de l'éditeur Ce texte d'Albane Gellé est tout à la fois une adresse à un Tu absent et un long monologue où le temps, la nature et les vivants prennent chacun leur place. Elle nous donne à sentir que l'absence physique peut être compensée par une omniprésence dans les " petites " choses de tous les jours. Elle nous dit qu'une présence rendue vivante au fil du temps, des saisons et des enfances qui se succèdent, est le seul atout de l'absence et le point d'ancrage des vivants. Avec elle, le lecteur imagine l'absent, accompagne les gestes simples et se souvient de ses propres fêlures. Albane Gellé fixe les mots comme autant d'objets à manipuler avec soin pour que la mémoire affleure et que le son fasse sens. Les dessins au crayon d'Anne Leloup invitent à une rêverie organique. Les fleurs, les saisons et le temps qui passe accompagnent le texte. Ces dessins aériens proposent une seconde lecture de la perte et du souvenir comme un renouvellement, un cycle, celui de la vie
Parfois je me disais que j'avais un cancer de l'âme. Invisible, impalpable et par conséquent incunable ! Je me condamnais à me résigner et à ne soumettre à cette fatalité. Inséparable de mon être, la souffrance m'habitait. Rien ne pouvait l'endiguer. J'avais mal témoigné Jacqueline Gellé en racontant son combat pour atteindre un mieux-être, en accord avec ses espérances. Qui n'a pas connu d'épreuves ? Personne ! Mais il est rare qu'un drame survienne lorsque l'on est pigé seulement de quelques semaines. Le malheur qui va s'abattre sur la famille de Jacqueline va conditionner tout l'avenir de cette petite fille et va la faire vivre sous influence, celle de la dépression. Alors comment s'en sortir, comment aspirer à la joie quand la mauvaise fée de la fatalité a soudain changé la couleur d'un ciel d'été en rouge sang ! En luttant, en cherchant, en se démenant. " Quand on cherche, assure Jacqueline Gellé, on trouve. " Il suffit d'y croire. Même au fond du trou, même quand on croit que le tunnel que l'on traverse n'a aucune issue, il faut puiser en soi la force de persévérer. Le parcours de Jacqueline Gellé le prouve. Il ne s'agit pas d'un livre de recettes mais d'un témoignage bouleversant. Le bonheur n'est pas un dû mais un trophée qui se mérite et se gagne. Dans sa quête personnelle, dans la connaissance de soi, Jacqueline a acquis le droit non seulement à la joie mais à la dignité. Son exemple offre au lecteur un réfèrent ; il permet aussi à chacun de flaire les prises de conscience nécessaires pour aller plus loin dans son cheminement intérieur et son altitude en ers les autres.
Un enfant " partagé " entre une mère et un père qui " ne font plus la paire " découvre le monde avec un cœur, toujours " entre deux portes ", qui ne demande pourtant qu'à aimer doublement. La réalité est là, le monde des adultes est bien difficile à comprendre : l'autoroute tue, le racisme aussi, même le Père Noël a " les chaussures du père de Benjamin "... A qui se fier ? Cependant, la détresse devient tendresse, les pleurs des fleurs comme celles qui pétillent " l'arbre-champagne ". Grâce aux mots du poète qui sait panacher le sérieux et la fantaisie, l'humour et la dérision. Pour enfants à partir de 5 ans jusqu'à plus que centenaires Joël Sadeler, né au Mans, vit à Ballon (Sarthe). Il est formateur pédagogique, animateur de spectacles pour enfants et auteur de nombreux livres de poésie.
J'aime dans les poèmes de Jacqueline Astégiano cet humour grave, cette philosophie souriante, ces notations au petit point qui m'avaient frappé dès le début. En lisant ces poèmes, je songe au cher Bachelard pour qui la poésie était une métaphysique instantanée. Ici, l'instantané devient lapidaire : La moitié du soleil est en moi/l'autre flamboie dans tes certitudes. Le poète fait plus bref encore que le haïkaï et cela donne, sous le titre "Brouillard" : Le paysage/a oublié/son texte. Dans l'humour grave et le jeu sur les mots, voici un autre petit chef-d'œuvre : La feuille qui tombe effleure ma joue/La feuille qui joue effleure ma tombe. Les enfants adoreront ces poèmes. Les adultes seraient bien inspirés d'en faire autant.