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Bali. Interprétation d'une culture
Geertz Clifford
GALLIMARD
27,00 €
Épuisé
EAN :9782070700004
Bali a toujours eu sa beauté contre elle. L'éblouissement des spectacles, qui la font croire particulièrement vulnérable, a souvent caché à nos yeux les institutions sous-jacentes. Depuis 1957, Clifford Geertz (1926-2006), professeur à l'Institute for Advanced Study de Princeton, a suivi l'évolution de la politique et des institutions de Bali. Dans le village, généralement considéré comme un absolu mystique où l'individu se fond entièrement, il observe les différences sociales, les conflits et leurs résolutions finales. À propos de l'irrigation (ici comparée à celle du Maroc) il montre la passion des Balinais pour l'organisation en groupes indépendants, organiques et spécifiques, dont les relations s'adaptent selon un rituel extrêmement élaboré. Les systèmes de noms et d'appellations, le mécanisme du calendrier, les règles de l'étiquette interviennent dans le mode de vie et lui donnent forme, sans qu'il faille pour autant oublier les pressions et tensions endémiques, dont nous avons un exemple dans la pratique des combats de coqs avec enjeux : joués et rejoués sans fin, ils nous livrent "la réflexion des Balinais sur leur violence à eux : sur ce dont elle a l'air, sur ses procédés, sur sa force, sur la fascination qu'elle exerce". Cet édifice de symboles est "une traduction puissante de la vie telle qu'au profond d'eux-mêmes les Balinais n'en veulent pas". Tout change, sauf ce qui demeure. La persistance d'une partie considérable du caractère culturel d'un peuple est l'un des plus profonds mystères des sciences humaines. L'anthropologie est idéalement située pour déterminer la contribution de la politique du passé à celle du présent.
Résumé : De 1977 à 2010, année de son décès, André Geerts n'a cessé d'enchanter les pages du Journal Spirou. "La petite chronique vénusienne", "Le commissaire Martin", "Monde cruel"... autant de pages dans lesquelles se révélait un talent qui trouvait naturellement sa place parmi celui de ses amis Hislaire, Frank Pé, Benn ou Le Gall. En 1983, Jojo fait de timides débuts, en quart de page ; il n'est là que pour boucher les trous. Jusque-là, le rédacteur en chef du Journal Spirou voyait en André Geerts un auteur dans la lignée de Sempé. Si ses pages relevaient effectivement d'un esprit voisin, c'est avec Jojo qu'il affirme la dimension intensément poétique de son talent. Geerts développe un univers familier où la nostalgie d'une enfance heureuse, saupoudrée d'incessantes références autobiographiques, un regard tendre sur ce qu'est un enfant. En douceur, Jojo s'inscrit ainsi dans la tradition des séries familiales et ne ressemble véritablement à aucune autre. Ce premier volume reprend les tomes 1 à 4 ainsi que 40 pages inédites.
?Définir une religion est un exercice plus périlleux qu'il n'y paraît. Une fois sortis de nos sentiers battus ? les grandes religions monothéistes ? nous sommes bien démunis pour déterminer ce qui fait une religion. Prenant comme point de départ l'émergence du pastafarisme ? le culte du monstre en spaghetti volant ? et pour appui l'histoire et la philosophie, l'auteur nous invite à une réflexion sur le phénomène religieux plutôt qu'à une étude des différentes religions passées et présentes. Faut-il nécessairement croire en une ou plusieurs divinités ? Les sectes sont-elles fondamentalement différentes des religions ? Et d'ailleurs, comment sont nées les religions ? Pourquoi certaines ont-elles aujourd'hui totalement disparu ? A quels besoins répondent-elles ? Est-il possible de ne croire en rien ? Et comment éviter que la religiosité ne se mue en fanatisme ?
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.