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Pute, un metier ?
Geerts Nadia
DEVILLE
10,00 €
Épuisé
EAN :9782875991911
L'une est philosophe, profondément attachée à la laïcité et à l'égalité entre les sexes. Pour elle, la prostitution représente une scandaleuse exploitation du corps des femmes, réduites à de simples fournisseuses de services sexuels. L'autre, ancienne ouvrière d'usine, partage les mêmes valeurs de féminisme et de laïcité, mais a exercé la prostitution pendant trente ans. Elle considère l'abolitionnisme comme une dangereuse illusion, incapable de s'attaquer aux véritables racines du problème. Deux visions apparemment inconciliables, mais un point d'accord : la prostitution n'est pas et ne saurait être un métier comme les autres. Il fallait que ces deux femmes se rencontrent et échangent. Ce dialogue, à la fois percutant et profondément humain, mêle récits personnels et réflexions de fond : consentement, pauvreté, regard de la société, limites du libre arbitre...
?Définir une religion est un exercice plus périlleux qu'il n'y paraît. Une fois sortis de nos sentiers battus ? les grandes religions monothéistes ? nous sommes bien démunis pour déterminer ce qui fait une religion. Prenant comme point de départ l'émergence du pastafarisme ? le culte du monstre en spaghetti volant ? et pour appui l'histoire et la philosophie, l'auteur nous invite à une réflexion sur le phénomène religieux plutôt qu'à une étude des différentes religions passées et présentes. Faut-il nécessairement croire en une ou plusieurs divinités ? Les sectes sont-elles fondamentalement différentes des religions ? Et d'ailleurs, comment sont nées les religions ? Pourquoi certaines ont-elles aujourd'hui totalement disparu ? A quels besoins répondent-elles ? Est-il possible de ne croire en rien ? Et comment éviter que la religiosité ne se mue en fanatisme ?
Nadia Geerts est maître-assistante en philosophie dans la catégorie pédagogique de la Haute école de Bruxelles. Elle assure à ce titre la formation à la neutralité imposée depuis 2003 à tous les futurs enseignants. Les situations auxquelles sont confrontés les étudiants lors de leurs stages forment le point de départ de ce livre, enrichi par la suite de témoignages d'enseignants, et ce dans une volonté d'ancrer la réflexion sur des problématiques concrètes.
Résumé : Lorsque j'ai publié Fichu voile en 2011, c'était parce qu'après le terrain scolaire, c'était sur celui de la fonction publique, mais aussi celui du parlement, que se jouait désormais la question du voile. Et la loi d'interdiction du voile intégral était alors en gestation. Dix ans plus tard, les mêmes questions restent en suspens, mais d'autres s'y sont ajoutées : le voilement des fillettes se répand, les tenues de sport à connotation religieuse se multiplient, et l'idée selon laquelle interdire le voile serait une discrimination se banalise, comme en témoigne l'autorisation récente du port du voile dans les Hautes Ecoles de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Parallèlement, tout critique du voile semble devenir de plus en plus difficile, voire dangereuse à formuler. La banalisation de celui-ci est à l'oeuvre, alors même que se radicalisent les discours et les actes de ceux qui le défendent. Et cette banalisation se fait au prix des principes universalistes.