La mise en place de la VAE a suscité un vif intérêt tant chez les professionnels que parmi le grand public. Parce qu'elle permet d'obtenir directement un diplôme professionnel, au vu de l'expérience acquise par la pratique, sans l'obligation de suivre une formation, elle ouvre des perspectives de promotion sociale à tous les actifs. Mais elle bouscule aussi les habitudes : pratiques de construction des diplômes, modes d'attribution des examens et modalités de formation. Quels que soient votre secteur d'activité professionnelle et votre niveau de responsabilité, grâce à ce guide, vous apprendrez : • comment faire reconnaître votre expérience par une certification professionnelle, s'il en existe une dans votre spécialité ; • en quoi consiste la VAE, comment choisir votre démarche et le diplôme adapté à votre projet ; • quelles étapes suivre. Cette 2e édition s'enrichit, entre autres, des récentes évolutions légales encadrant la formation professionnelle continue, de l'impact des décisions prises dans les diverses branches professionnelles en matière de VAE suite à l'accord national interprofessionnel (ANI), d'une mise à jour des procédures mises en place par les valideurs (à savoir l'État, les branches professionnelles et les organismes de formation), les tenants et aboutissants de la loi complémentaire sur la VAE annoncée au 3e trimestre 2004. Au total, un guide indispensable pour tous ceux qui désirent bénéficier de cette nouvelle possibilité de promotion sociale.
Résumé : Peut-on rire de tout sans blesser personne ? Le rire est un mystère. Quelle est son origine ? Est-il le propre de notre espèce ? Comment se déclenche-t-il ? Quels sont ses bienfaits et ses différentes fonctions ? Rituel social universel, il varie d'une époque et d'une culture à l'autre. Parfois joyeux, parfois haineux, le rire est tantôt une arme de défense et de subversion, tantôt une arme de domination et d'exclusion. Il n'y a pas un, mais des rires. C'est pourquoi la question " peut-on rire de tout ? " paraît insoluble. Si l'on y répond oui, au nom de la liberté d'expression, on se montre insensible à l'humiliation subie par les cibles de la moquerie et du sarcasme. Si l'on y répond non, au motif que le rire peut blesser et outrager, on risque de faire le jeu des censeurs, voire de tuer le rire, qui est, par essence, transgressif, inconvenant et excessif. Pour que ce soit drôle, il faut que cela perturbe, au risque de déplaire. Afin de démêler ce paradoxe, Olivia Gazalé nous invite à une plongée captivante dans l'histoire du rire, de l'Antiquité à nos jours, à la rencontre des penseurs, des auteurs comiques et des humoristes, d'Aristophane à Blanche Gardin, en passant par Rabelais, Voltaire et Oscar Wilde.
Résumé : Peut-on rire de tout sans blesser personne ? Révélée en 2012 avec Je t'aime à la philo, un essai remarqué sur l'amour et la sexualité, la philosophe Olivia Gazalé étudie ses sujets de façon transdisciplinaire, avec des sources aussi variées que la philosophie, la biologie, l'histoire, la sociologie, la théologie, la psychologie et la littérature. En 2017, elle publie Le Mythe de la Virilité, devenu rapidement un ouvrage de référence, tant pour la pertinence de sa thèse novatrice sur les masculinités que pour sa grande clarté. Dans Le Paradoxe du Rire, elle met sa curiosité au service d'un des sujets les plus difficiles de la philosophie. En tant que phénomène émotionnel, le rire demeure encore très mystérieux. Qu'est-ce que le rire ? Comment se déclenche-t-il ? Quelles sont ses vertus ? Sommes-nous la seule espèce à rire ? En tant que fait social, le rire est une construction culturelle qui varie d'une époque et d'une culture à l'autre et dont les significations sont multiples. Il n'y a pas un, mais des rires. Parfois joyeux, parfois haineux, le rire est tantôt une arme de défense et de subversion, tantôt un instrument d'oppression et de domination, tantôt encore un outil commercial. C'est pourquoi la fameuse question " Peut-on rire de tout ? " est si embarrassante. Si l'on y répond oui, au nom de la liberté d'expression, on se montre insensible à la souffrance et à l'humiliation des victimes de la moquerie répétée. Mais si l'on y répond non, au motif que le rire peut blesser et outrager, on est accusé de faire le jeu des censeurs, voire de tuer le rire, qui est, par essence, transgressif, inconvenant et excessif. C'est là le paradoxe de rire, qu'Olivia Gazalé propose de résoudre en distinguant rire et humour. Oui, il faut rire de tout, mais rire de tout est un art : l'art de l'humour.
Olivia Gazalé est présidente des Mardis de la Philo et maître de conférences à l'Institut d'Études Politiques de Paris. Depuis quinze ans, elle travaille à rendre la philosophie accessible et vivante, au travers de conférences, d'articles (notamment à Philosophie Magazine) et de contributions à des ouvrages collectifs. Je t'aime à la philo est son premier livre.
Résumé : Et si, comme les femmes, les hommes étaient depuis toujours victimes du mythe de la virilité ? De la préhistoire à l'époque contemporaine, une passionnante histoire du féminin et du masculin qui réinterprète de façon originale le thème de la guerre des sexes. Pour asseoir sa domination sur le sexe féminin, l'homme a, dès les origines de la civilisation, théorisé sa supériorité en construisant le mythe de la virilité. Un discours fondateur qui n'a pas seulement postulé l'infériorité essentielle de la femme, mais aussi celle de l'autre homme (l'étranger, le " sous-homme ", le " pédéraste "...). Historiquement, ce mythe a ainsi légitimé la minoration de la femme et l'oppression de l'homme par l'homme. Depuis un siècle, ce modèle de la toute-puissance guerrière, politique et sexuelle est en pleine déconstruction, au point que certains esprits nostalgiques déplorent une " crise de la virilité ". Les masculinistes accusent le féminisme d'avoir privé l'homme de sa souveraineté naturelle. Que leur répondre ? Que le malaise masculin est, certes, une réalité, massive et douloureuse, mais que l'émancipation des femmes n'en est pas la cause. La virilité est tombée dans son propre piège, un piège que l'homme, en voulant y enfermer la femme, s'est tendu à lui-même. En faisant du mythe de la supériorité mâle le fondement de l'ordre social, politique, religieux, économique et sexuel, en valorisant la force, le goût du pouvoir, l'appétit de conquête et l'instinct guerrier, il a justifié et organisé l'asservissement des femmes, mais il s'est aussi condamné à réprimer ses émotions, à redouter l'impuissance et à honnir l'effémination, tout en cultivant le goût de la violence et de la mort héroïque. Le devoir de virilité est un fardeau, et " devenir un homme " un processus extrêmement coûteux. Si la virilité est aujourd'hui un mythe crépusculaire, il ne faut pas s'en alarmer, mais s'en réjouir. Car la réinvention actuelle des masculinités n'est pas seulement un progrès pour la cause des hommes, elle est l'avenir du féminisme.
Résumé : Sans sa soeur aînée Bronia, Marie Curie serait restée gouvernante d'enfants. Elle n'aurait jamais gagné Paris pour s'inscrire à la Sorbonne, ni épousé Pierre Curie, sans doute pas découvert la radioactivité et encore moins obtenu deux prix Nobel. Sans Marie, Bronia Dluska ne serait pas devenue l'une des premières femmes médecins, elle n'aurait pas ouvert le meilleur sanatorium de Pologne ni dévoué autant d'énergie à ses engagements, côtoyant les esprits les plus brillants de son temps. Entre la Pologne et Paris, de 1865 à 1939, les deux femmes ont tout partagé, ambitions professionnelles, douleurs de l'histoire, joies et drames privés. Toujours présentes l'une pour l'autre, leur relation hors du commun est une formidable leçon de vie. Travailleuses acharnées, Bronia et Marie étaient intimement convaincues que le progrès scientifique apporterait le bonheur à leurs semblables. Mais pour elles la famille passait avant tout. C'est le portrait croisé de ces pionnières, aux destins indissociables, que raconte Natacha Henry pour la première fois.
Résumé : Novembre 1918 : la Grande Guerre laisse derrière elle un monde en ruines. Tout est à reconstruire. Les femmes et les hommes bien décidés à écrire l'avenir voient enfin leurs rêves à portée de main. La Cosaque Marina Yurlova s'efforce d'échapper à la Russie bolchevique. Virginia Woolf bouleverse les codes de la littérature. Arthur Little, officier des Harlem Hellfighters, s'engage dans la lutte pour la reconnaissance des soldats noirs américains, tandis que T. E. Lawrence soutient la cause arabe. A Paris, la journaliste Louise Weiss milite ardemment pour une Europe unie et Nguyen Tat Thanh (futur Hô Chi Minh) se familiarise avec les idées révolutionnaires. Au même moment, Mohandas Gandhi entame, en Inde, son combat contre le colonialisme. Daniel Schönpflug raconte avec virtuosité cette période unique de l'après-guerre en faisant entendre la voix de celles et ceux qui l'ont façonnée. Il éclaire d'un jour inédit ce moment fondateur de notre histoire, entre enthousiasme et déception, euphorie et dévastation.
Résumé : Tout le monde sait qui est Stephen Hawking, mais qui le connaît vraiment ? Comme ils l'ont fait avec Richard Feynman dans leur précédent ouvrage, Jim Ottaviani et Leland Myrick explorent dans ce roman graphique toutes les facettes de l'un des scientifiques les plus brillants du siècle. A Oxford, l'humour et le brio de Stephen Hawking étaient déjà manifestes aux yeux de tous les autres étudiants. Nul ne doutait qu'il réaliserait de grandes choses. Mais à 21 ans, le diagnostic est tombé : la maladie de Charcot allait l'emporter en quelques années. Perdant peu à peu l'usage de ses membres, puis de la parole, il n'en a pas moins continué de travailler, explorant les trous noirs et faisant des découvertes majeures dans les domaines de la cosmologie et de la physique théorique. Vulgarisateur hors pair, grâce notamment à son best-seller Une brève histoire du temps, Stephen Hawking en est venu à incarner la science aux yeux du grand public. Jim Ottaviani et Leland Myrick lui rendent ici un magnifique hommage en mêlant son histoire personnelle aux grandes avancées scientifiques dont il fut l'acteur.
L'histoire de Vichy ne s'arrêtera jamais. Trop de dissimulations et de mensonges ont fini par engloutir les mémoires. Yves Pourcher a fouillé au cœur de cet entrelacs. Il a traqué des personnages et reconstitué leurs parcours. Les flashs claquent sans cesse tout au long de son enquête : - Pétain a-t-il voulu faire assassiner Laval le 13 décembre 1940 ? - Combien gagne Simone Signoret quand elle travaille au journal collabo Les Nouveaux Temps ? - Que fait Paul Morand au cabinet Laval ? - À quoi joue Gaston Bergery à Ankara ? - Qui est Wladimir Sokolowsky, cet agent double à la solde des nazis et des Soviétiques ? - Comment, après sa condamnation à mort, Laval a-t-il pu obtenir une ampoule de cyanure pour mettre fin à ses jours ? - Et pourquoi sa fille est-elle reçue, après la guerre, à l'ambassade d'Israël ? Toutes ces révélations nous intriguent ou nous bouleversent. Comme si, dans ce théâtre crépusculaire, les ombres s'étaient soudain mises à parler.