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Mobilité pastorale et développement au Sahel
GAYE IBRAHIMA DIOP
L'HARMATTAN
28,01 €
Épuisé
EAN :9782343136103
Les espaces humanisés actuels résistent de plus en plus difficilement aux multiples et diverses crises qui ne cessent de les secouer depuis quelques décennies. Leur restructuration est désormais un grand enjeu mondial de "développement durable". La recherche de paradigmes ou de principes organisateurs (dans les pays dits "du sud" en particulier) hésite entre, d'une part, les dures leçons des catastrophes d'ordre environnemental ou des nombreux échecs et autres insuffisances constatées depuis le régime colonial jusqu'à nos jours, et d'autre part, la pression hégémonique d'une mondialisation illusoirement arrimée à l'idéologie eurocentrée de progrès et de modernisation. C'est dans ce cadre que toutes les pratiques de l'espace géographique (déplacements, travail, peuplement, marquages symboliques, etc.) accusent des changements considérablement inégalitaires, mais toujours ambigus. La crise actuelle du mouvement procède de cette problématique : en tant qu'il est forme, c'est-à-dire un déplacement multivarié et multiscalaire dans le temps et dans l'espace, en tant qu'il est aussi un principe fondamental de structuration, de régulation, d'orientation et de dynamisation de tous les accidents (hommes, choses, animaux, végétaux) et les autres phénomènes inscrits, mesurés, appréciés dans, à travers, ou par rapport à l'espace.
Lam Ibrahima Théo ; Bocar Tall Thierno ; Gaye Mama
Avec ses différents projets, le Plan Sénégal Emergent s'inscrit dans la mouvance planétaire du développement de l'employabilité des femmes et des jeunes au Sénégal, à travers l'auto-emploi. Ainsi, le Sénégal s'engage définitivement dans la responsabilité globale de développement de niches et clusters à forte valeur ajoutée pour une employabilité effective des populations dans tous les secteurs porteurs des économies locales. Ce livre vient retracer et replacer le Plan Sénégal Emergent dans les systèmes de planification territoriale ascendants qui impliquent une prise en compte des préoccupations des populations dans la définition des priorités de développement. Le Plan Sénégal Emergent est une prospective territoriale bien pensée. Ce livre reste une contribution à ces efforts de fortification et de renaissance de l'économie endogène par la création d'emplois soutenus chez les femmes et les jeunes dans tous les secteurs pour une réduction réelle de la pauvreté.
Depuis sa naissance dans les années 1980, la musique dancehall fait l'objet de critiques acerbes. On reproche à ses artistes d'entretenir une posture matérialiste ; ses chansons sont jugées violentes ou sexistes. Sa légitimité est d'autant plus contestée aujourd'hui qu'elle dérange l'ordre sociopolitique symbolisé par les institutions de l'Etat, pour lequel la place de la culture dans la construction de l'identité nationale constitue un enjeu fondamental dans la période postcoloniale. Quelles sont les définitions de la culture de l'indépendance à nos jours à la Jamaïque ? Quels ont été leurs paramètres et leurs méthodes d'application à travers les politiques culturelles ? Quelles sont les significations des pratiques culturelles au sein de l'espace légitime défini par l'Etat postcolonial ? Cet ouvrage répond à ces interrogations à travers l'analyse des définitions de l'identité observées chez les Jamaïcains, notamment chez ceux issus des couches populaires qui sont les acteurs et les consommateurs du dancehall. Il souligne le caractère profondément ambigu des représentations populaires dans un espace public structuré autour de hiérarchies sociales et de rapports de domination. Il éclaire sur les stratégies sociales, de même qu'il expose les dynamiques constructives de contestation du statu quo et de dialogue avec les structures de l'Etat-nation.
« Mamadou Gaye somme la poésie de dire sa souffrance, comme une catharsis... Et pour ce faire il utilise une belle langue, avec des mots justes, des mots parures, un sens certain de l'image métaphorique, de l'ellipse, de la métonymie(...) » (Hamidou Dia) « Quand je rentrerai tout à l'heure à la maison, je regarderai ma maman en pensant à votre poème, je lui dirai combien je l'aime, combien elle est plus précieuse que le ciel et la terre (...) » (Amadou Lamine Sall)"
Il faut admettre que nous vivons une véritable période de relâchement qu'on peut facilement imputer à la crise multidimensionnelle, à la mal gouvernance mais aussi à l'énorme déception découlant de la gestion du pouvoir par Wade. La personnalisation et la patrimonialisation du pouvoir ont fini par réduire la République à une véritable caricature. Ces années 2000 révélèrent le côté factice et superficiel de la citoyenneté au Sénégal. Effectivement, l'attitude du Sénégalais interpelle les consciences. Pourquoi, après plusieurs décennies de lutte, d'engagement et d'implication d'une bonne partie des élites, la citoyenneté reste-t-elle une idée sans véritable contenu, sur le plan concret? "Pourquoi l'école, l'armée, les institutions républicaines par excellence, n'arrivent-elles pas à ancrer l'idée de République et à créer les conditions d'une citoyenneté égalitaire pour les jeunes et les femmes?", Pr Penda Mbow.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.