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La Peur
Gay-Lussac Bruno
GALLIMARD
4,70 €
Épuisé
EAN :9782070227136
Une nuit, dans un accès de désespoir et d'ivresse, Nicolas, homme de 50 ans, a blessé grièvement sa femme Lola et s'est enfui. Après un an d'exil, obsédé par son acte dont il n'a pas compris la vraie raison, il revient dans sa ville natale à la quête de cet amour perdu. Durant trois jours et trois nuits, il errera dans la ville, retrouvera ses amis, fera de nouvelles rencontres et cherchera à travers chacun l'univers perdu de l'adolescence, de l'amitié et de l'amour. Personne cependant ne pourra ou ne voudra lui dire ce qu'est devenue Lola. Aucun de ses amis non plus ne voudra reprendre avec lui les liens d'autrefois. Seule une jeune fille de 22 ans, Paule, sera fascinée par le désarroi et la peur qui habitent Nicolas. La peur, sujet de ce récit, est ici l'appréhension d'un échec irrémédiable, la conscience de l'isolement et de l'incommunicable dans l'amitié et l'amour. On découvre en épilogue du livre que la peur naît aussi d'un sentiment écrasant de la culpabilité telle que l'entendait Kierkegaard. La démarche du récit est envoûtante, le style d'un dépouillement audacieux.
Résumé : Simon un enfant beau comme un ange : mais il est né pour vivre et grandir dans une famille terrestre. Un authentique "voyage" commencera pour lui, dès le plus jeune âge, parmi les images et les sons, les nombres et les mots qu'il comprendra tout autrement que ses parents. Voilà ce qui l'invitera à se demander pourquoi le sens que l'on donne aux choses et aux idées lui paraît si différent de celui qu'il leur prête tout naturellement. Aussi sera-t-il conduit à ne plus interroger que les étoiles qui, par le détour d'un cruel et nouveau voyage, le ramèneront près de l'ange qui ne l'a jamais abandonné.
Celle qui dit "je" dans ce roman, son mari Renaud, sa belle-soeur France, des cousins et une cousine se sont réunis pour un week-end dans une vieille maison familiale au bord de la mer. Au salon, où la nuit commence à tomber, des groupes s'organisent et se défont, des couples se forment, se divisent. Peu de paroles sont échangées entre ces personnes ombrageuses dont on ne sait rien sinon qu'elles n'ont pu guérir de leur enfance commune et qu'elles essaient ensemble ou séparément, en intervertissant constamment les rôles, de retrouver certains paradis inquiétants, qu'elles avaient pu construire autrefois. On se croirait emporté dans un très étrange ballet où l'érotisme, le rêve, la cruauté, la mort exécutent des figures changeantes évoquant une composition de Watteau.
Une auberge isolée, en hiver, près de l'océan. Un homme dont le passé ne nous sera révélé que par brefs éclairs, s'y réfugie. Paysage désolé où les rochers, le phare, la mer et les hommes ont une égale présence hors du temps linéaire, comme s'ils n'étaient là que pour signifier au voyageur l'immobilité de tout, dans une durée imaginaire. Ainsi, le passé et la mémoire obsédante, à leur tour figés dans l'instant, s'effacent en se confondant avec les choses de la nature à laquelle cet homme ne songera qu'à s'unir. Epure d'un dépouillement presque magique, ce récit agit sur le lecteur en silence, dans une région de la pensée où cohabitent angoisse et félicité.
Le narrateur, retiré des affaires et vivant seul avec son fils Basile, sort un soir de chez lui. Il croise une femme dans la rue, la reconnaît, la salue : elle disparaît sans un mot. A partir de là un mécanisme de psychologie onirique se met en mouvement, faisant revivre une rencontre faite cinq ans plus tôt, à Bourg, au bord de l'eau, avec la mystérieuse et obsédante Thérèse. Pourquoi les apparitions de Thérèse qui parfois ressemble à l'épouse dont il est séparé provoquent-elles une suite d'orages intérieurs ? Bruno Gay-Lussac poursuit dans ce récit l'exploration d'un univers où les mots bonheur, vie, mort, amour et solitude ont pris, d'ouvre en ouvre, un sens absolument inédit.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.