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L'insaisissable
Gay-Lussac Bruno
GALLIMARD
4,70 €
Épuisé
EAN :9782070227143
Le narrateur, qui est aussi un récitant silencieux, s'adresse en pensée a la femme qu'il aime et qui, constamment, lui échappe. Leur liaison déjà longue révèle qu'ils se connaissent l'un l'autre dans la mesure où gestes, regards, paroles, tout cela qui peut être partagé en toute complIcIté, bute au seuil de l'incommunicable. Mais c'est justement l'incommunicable que l'homme veut atteindre et traverser. La tentative est, d'avance, vouée à l'échec, et le cercle refermé. L'appartement de CIaude, ami d'enfance du narrateur, une maison à la campagne, un parc, un restaurant, la chambre où le narrateur attend sa maîtresse, ces divers lieux familiers deviennent pour le jaloux autant de laboratoires où, obsessionnellement, il pourra s'abandonner à des expériences désespérées sur l'insaisissable.
Une nuit, dans un accès de désespoir et d'ivresse, Nicolas, homme de 50 ans, a blessé grièvement sa femme Lola et s'est enfui. Après un an d'exil, obsédé par son acte dont il n'a pas compris la vraie raison, il revient dans sa ville natale à la quête de cet amour perdu. Durant trois jours et trois nuits, il errera dans la ville, retrouvera ses amis, fera de nouvelles rencontres et cherchera à travers chacun l'univers perdu de l'adolescence, de l'amitié et de l'amour. Personne cependant ne pourra ou ne voudra lui dire ce qu'est devenue Lola. Aucun de ses amis non plus ne voudra reprendre avec lui les liens d'autrefois. Seule une jeune fille de 22 ans, Paule, sera fascinée par le désarroi et la peur qui habitent Nicolas. La peur, sujet de ce récit, est ici l'appréhension d'un échec irrémédiable, la conscience de l'isolement et de l'incommunicable dans l'amitié et l'amour. On découvre en épilogue du livre que la peur naît aussi d'un sentiment écrasant de la culpabilité telle que l'entendait Kierkegaard. La démarche du récit est envoûtante, le style d'un dépouillement audacieux.
Résumé : Simon un enfant beau comme un ange : mais il est né pour vivre et grandir dans une famille terrestre. Un authentique "voyage" commencera pour lui, dès le plus jeune âge, parmi les images et les sons, les nombres et les mots qu'il comprendra tout autrement que ses parents. Voilà ce qui l'invitera à se demander pourquoi le sens que l'on donne aux choses et aux idées lui paraît si différent de celui qu'il leur prête tout naturellement. Aussi sera-t-il conduit à ne plus interroger que les étoiles qui, par le détour d'un cruel et nouveau voyage, le ramèneront près de l'ange qui ne l'a jamais abandonné.
Résumé : Une obscure petite ville de province. Frédéric Lamarck, fils de fonctionnaire, se rend au bal de l'Hôtel de Ville . Cette soirée va décider de sa vie. Il y rencontre une jeune fille vers laquelle l'entraîne un sentiment assez indéfinissable. Est-ce de l'amour ou une simple attirance ? Dans cette étrange et invincible rencontre on reconnaît la manière dont le destin s'y prend pour lier deux existences l'une à l'autre. C'est l'histoire de ce couple que raconte Les Moustiques. Les jeunes gens se sont mariés : deux enfants naissent et les années passent. Mais le couple étouffe et végète dans l'ordre absurde de la vie de province. Frédéric, qui a soif d'horizons et de paysages neufs, décide d'émigrer aux colonies (dont il se fait une idée un peu livresque), où, croit-il, il échappera aux servitudes sociales qui l'écrasent dans cette petite ville. Le cadre change, il est vrai , les gens aussi. Mais le malaise subsiste puis se développe à la faveur du climat colonial. Le travail anonyme et sans but spirituel est ici aussi la raison d'être de tous les hommes. Pas plus qu'à la ville Frédéric n'y trouvera sa vraie place. Inadaptable et, de ce fait, suspect, il s'enlisera peu à peu, seul, abandonné des siens, malade et vaincu par les appétits et les lois de ce monde qui autour de lui font un bruit de moustiques. "L'âge des ténèbres" dont parlent les hindous s'étend sur tous les horizons.
Celle qui dit "je" dans ce roman, son mari Renaud, sa belle-soeur France, des cousins et une cousine se sont réunis pour un week-end dans une vieille maison familiale au bord de la mer. Au salon, où la nuit commence à tomber, des groupes s'organisent et se défont, des couples se forment, se divisent. Peu de paroles sont échangées entre ces personnes ombrageuses dont on ne sait rien sinon qu'elles n'ont pu guérir de leur enfance commune et qu'elles essaient ensemble ou séparément, en intervertissant constamment les rôles, de retrouver certains paradis inquiétants, qu'elles avaient pu construire autrefois. On se croirait emporté dans un très étrange ballet où l'érotisme, le rêve, la cruauté, la mort exécutent des figures changeantes évoquant une composition de Watteau.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.