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L AMOUR A MORT
GAUVILLE/HERVE
SILVANA
15,00 €
Épuisé
EAN :9788836624881
A l'invitation du FRAC Corse, j'ai étudié la collection d'oeuvres d'art contemporain - qui constitue le fonds du FRAC - afin d'imaginer une exposition qui s'appuierait sur une sélection ou un florilège de ces oeuvres. Mon choix s'est porté sur un nombre d'oeuvres relativement restreint afin de permettre un accrochage adéquat et une cohérence d'ensemble. Ces oeuvres sollicitent treize artistes de la collection. Elles ont en commun un souci de l'art (qu'il s'agisse de l'histoire de l'art ou de sa présence au monde aujourd'hui) qui manifeste chaque fois une passion dont les expressions peuvent varier du tout au tout. Parallèlement, elles partagent une mise en danger ou une prise de risques propres à leur donner une valeur d'authenticité sans laquelle l'art ne serait que divertissement. Voilà pourquoi j'ai intitulé cette exposition L'amour à mort. Amour de l'art dans ses déclinaisons et applications les plus originales. A mort comme font les amants (les artistes) qui se jurent fidélité à la vie à la mort", Hervé Gauville.
Entrer dans un film par la danse, cela suppose qu'à un moment au moins quelqu'un ou quelque chose danse. Mais au-delà de la comédie musicale, où la chorégraphie et la musique sont reines, il arrive qu'un film se mette soudain à danser. Et ça danse partout, n'importe où, dans l'eau avec Esther Williams, dans une cabane avec Charlie Chaplin, en boîte de nuit avec Rita Hayworth ou au Far West avec Henry Fonda. Le peuple de Casque d'or valse dans les bastringues, les aristocrates du Guépard dans les raouts. Tout le monde se retrouve au Cabaret de Bob Fosse. Lola de Jacques Demy fait un duo avec Lola Montès de Max Ophuls. Des figures crèvent l'écran, Isadora Duncan ou Rudolph Valentino, Elvira Madigan ou Pina Bausch. Ainsi cet ouvrage s'empare-t-il des films et de la danse pour les réunir dans une lecture nouvelle, comme un pas libre au plus loin des genres attendus.
A l'heure où les biographies filmées se multiplient et, en particulier, les biopics de peintres, il est bon de se rappeler que l'un des plus illustres d'entre eux a fait l'objet de centaines d'essais, livresques et cinématographiques. Cinq ans après la mort de Vincent Van Gogh naissait le cinéma. Documentaires et fictions ont, depuis, rivalisé de moyens pour raconter sa vie, approcher son art. Regarder Van Gogh à travers l'objectif d'une caméra se distingue de l'observation et de l'analyse opérées par l'historien d'art, le critique ou le simple amateur. On ne s'étonnera pas de constater qu'il y a à peu près autant de Van Gogh que de cinéastes l'ayant filmé. Mais, après tout, la quarantaine d'autoportraits du peintre ne révèle-t-elle pas autant de facettes différentes de son visage ? Ainsi l'autoportrait dit au chevalet n'a-t-il pas grand-chose à voir avec celui à l'oreille bandée. Suivre les aventures de cette vie confinant à la légende est une manière d'accompagner les fluctuations d'un discours sur le peintre et, plus généralement, sur l'art. Plutôt que d'empiler les titres en mélangeant videos muséographiques et documents pédagogiques, j'ai jugé préférable de choisir neuf films réalisés en l'espace d'un demi-siècle, approximativement depuis le centenaire de la naissance de Van Gogh jusqu'à celui de sa mort. Ces films ont pour point commun d'être d'abord des oeuvres de cinéma. Le peintre est leur prétexte et non leur but. Ce faisant, ils se soucient d'abord d'art cinématographique avant de rendre justice ? si tant est qu'il faille le faire ? à leur sujet, leur " motif ". En retour, comme un miroir tendu à la caméra, la figure vangoghienne éclaire le cinéma dans sa recherche d'authenticité et, surtout, d'autonomie. Il s'agit donc de faire oeuvre avec et par l'oeuvre d'un peintre, c'est-à-dire un confrère. Et, dans la multiplication des images, Vincent disparaît peu à peu en persévérant dans son art. Hervé Gauville
Peintre, poète et grand rénovateur de la tapisserie, Jean Lurçat (1892-1966) est un artiste engagé dans son époque et passionnément curieux du monde. Richement illustré, le présent ouvrage explore les thèmes qui jalonnent sa carrière : la peinture, les grandes commandes des manufactures nationales, son apport à l'art décoratif, son travail de céramiste, son engagement politique, sa collaboration avec les ateliers de tissage d'Aubusson, sa fascination pour le Moyen Age et pour le bestiaire, ses voyages. En faisant cohabiter textes et images dans ses oeuvres tissées, Jean Lurçat fait vibrer les couleurs et les mots. Ainsi, cette publication a pour objectif de donner à voir la démarche créative de l'artiste et de s'immerger dans son univers poétique.
David Véronique ; Dohrmann Nicolas ; Garbe Anne-Cl
La création contemporaine du vitrail dans les cathédrales, églises, chapelles ou dans le domaine civil a connu depuis 1945 des bouleversements sans précédent qui touchent autant à sa complexité artistique et technique qu'à son cadre institutionnel. Cet ouvrage a pour ambition d'éclairer le public sur les nouveaux défis du vitrail contemporain. Des études de cas nous font voyager en France, tout particulièrement dans l'Aube, département fondateur de la Cité du vitrail à Troyes et organisateur des Premières rencontres internationales du vitrail, mais aussi en Espagne, en Suisse ou au Brésil. La création y est appréhendée du point de vue de ses différents acteurs - peintres verriers, artistes, historiens d'art - sans oublier à Villenauxe-la-Grande, lieu de création de l'artiste David Tremlett, de donner la parole aux habitants, les premiers concernés par cet art du vitrail que tout un chacun peut s'approprier.