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Recompositions
Gautrand Jean-Claude ; Le Goff Hervé
CONTREJOUR
30,00 €
Épuisé
EAN :9791090294639
Photographier, c'est engager une course poursuite contre l'effacement, la disparition, le néant. C'est une lutte contre le temps, un défi à l'oubli. (...) C'est une arme imparable contre les génocides culturels ou les abandons volontaires ; le contrepoison à la passivité". Jean-Claude Gautrand n'a que 24 ans lorsqu'il découvre l'oeuvre du photographe allemand Otto Steinert, fondateur de la "Subjektive Fotografie" et adepte d'une rigueur formelle aux limites de l'abstraction. Pour le jeune Gautrand, c'est un véritable choc esthétique. Dès lors, il ne cessera de développer une poésie par l'image où graphisme, matière et lumière sont les composants essentiels d'une oeuvre fondamentalement engagée. Marqué tout autant par les traces d'une époque révolue que par la manière dont l'homme transforme perpétuellement son environnement, Jean-Claude Gautrand s'est fait le témoin des bouleversements et des injustices de son époque. De la construction du périphérique parisien à la destruction des Halles de Baltard en passant par la catastrophe écologique de l'usine Pechiney et les vestiges du Mur de l'Atlantique construit par les nazis, toute l'oeuvre de Gautrand est traversée par cette nécessité de créer un rempart contre l'oubli. Faisant siens les mots du philosophe Georges Santayana, son oeuvre se lit comme un avertissement : "Ceux qui oublient l'histoire sont condamnés à la revivre" . Né en 1932 en plein bassin minier du PasâdeâCalais, Jean-Claude Gautrand arrive très jeune à Paris, où il vivra toute sa vie. Dès 1945, il s'intéresse à la photographie et se démarque en étant l'un des premiers photographes à présenter ses images en séries. Homme d'action, il fonde en 1963 le groupe Gamma puis crée, en 1964 le groupe "Libre Expression" afin de promouvoir une photographie nouvelle, créative et personnelle. La même année, il rejoint le club photographiques des 30x40 qui défend la notion de photographie d'auteur et en deviendra le président quelques années plus tard. En parallèle de son activité de photographe, il mène une carrière de journaliste et écrit dans plusieurs grandes revues françaises. Ses photographies font l'objet de nombreuses expositions de groupe et personnelles, et figurent dans plusieurs collections publiques.
Ceux que j'ai déjà construits, c'est une histoire. L'histoire d'une architecture qui se bâtit, édifice après édifice. L'histoire d'une architecte, Manuelle Gautrand, qui en vingt ans a acquis une renommé internationale. L'histoire d'une signature, reconnaissable à certains détails : un goût pour les couleurs flamboyantes, des façades plissées tels des origamis monumentaux, des jeux de pleins et de creux qui dessinent des mouvements. L'histoire aussi d'une certaine manière de faire de l'architecture, mêlant sensibilité et force à la fois, désobéissance, prise de risque par rapport à un programme ou un site et "inaccoutumance". Capable de s'intégrer dans la ville, avec la Gaîté Lyrique où la modernité emplit l'intérieur, mais laisse la façade à son histoire, Manuelle Gautrand choisit parfois de laisser une empreinte forte dans la ville - le showroom Citroën sur les Champs-Elysées ou la Cité des Affaires de Saint-Etienne en sont des exemples majeurs. A travers vingt bâtiments, tout l'univers de l'architecte se dévoile.
Robert Doisneau (1912-1994) est surtout célèbre pour ses portraits magiques et intemporels pris au 35mm dans les rues de Paris et de sa banlieue. Spontanées, naturelles, pleines de poésie et d'humour, ses photographies représentent des gens ordinaires, dans des lieux ordinaires, accomplissant des choses ordinaires, comme figés dans le temps, qui à leur insu dévoilent en public des émotions fugaces saisies au vol. Tout le talent de Doisneau réside dans sa manière de guetter et de capturer, avec délicatesse et humanité, ces petits moments de grâce de la vie quotidienne à Paris. Ce livre qui retrace la vie et la carrière de Doisneau représente une merveilleuse introduction à l'oeuvre de ce photographe qui en a inspiré tant d'autres.
Wlassikoff Michel ; Riboud Marc ; Gautrand Jean-Cl
Le 15 mai 1968, un atelier d'affiches est créé au sein de l'Ecole des beaux-arts. Quelques jours plus tard, les occupants de l'Ecole des arts décoratifs fondent à leur tour un "Atelier populaire". Pendant plus d'un mois, des assemblées générales réunissent quotidiennement artistes, étudiants et travailleurs pour discuter des thèmes et des slogans mis en avant dans les affiches qui sont réalisées le jour même. A travers la présentation chronologique de quelque deux cents créations, démontrant à quel point elles ont su traduire les Evénements, et les témoignages de nombreux acteurs de l'époque, ce livre retrace l'aventure des "Ateliers populaires", illustrée de rares photos sur leur fonctionnement, dont celles de Marc Riboud. Tout en offrant un regard inédit sur cette production exceptionnelle, il brise certains mythes, comme celui de la création spontanée des étudiants. Il atteste en définitive que ce précieux legs, dont chacun est dépositaire grâce à un anonymat soigneusement préservé, constitue un patrimoine esthétique et culturel majeur du XXe siècle
Née en 1961 à Marseille, l'architecte Manuelle Gautrand est notamment connue pour l'extension du LaM à Villeneuve-d'Ascq (2010), le showroom Citroën sur les Champs-Elysées (2007) ou la transformation de la Gaîté Lyrique à Paris (2011). Son oeuvre, caractérisée par une forme de poésie optimiste, même lorsqu'elle prend place dans des contextes délaissés, semble se tenir sur cette ligne de crête entre sobriété et spectaculaire, discrétion et ostentation, réel et imaginaire. Mais au-delà de l'oeuvre, le parcours accompli de Manuelle Gautrand est celui d'une femme architecte de la "génération nineties" . Loin de tout dogmatisme, sa position sans a priori assume tout autant l'adoption de méthodes rationnelles qu'une posture artistique accordant une place prépondérante au "projet" . Deuxième opus de la collection "Confidences sur l'architecture" , cet ouvrage met en lumière le parcours de l'architecte française à travers un long entretien mené par Gauthier Bolle et Maxime Decommer. Les échanges ont eu lieu en septembre 2022 au sein de l'agence de Manuelle Gautrand à Paris. Ils sont structurés en trois parties : la première est celle de la construction du regard de l'architecte au cours de son enfance, sa formation et ses débuts professionnels ; la deuxième retrace l'épanouissement et l'affirmation de sa méthode de conception, et d'organisation de son travail ; la troisième est consacrée aux questions de la transmission et de la transformation de l'existant, inscrivant sa pratique dans des enjeux actuels.
Le photographe Simon Edelstein parcourt le monde sur les traces des cinémas abandonnés aux USA, en France, en Italie, en Inde, au Maroc, à Cuba... Il s'est rendu dans plus de trente pays, patrouillant les quartiers lointains de nombreuses villes pour retrouver sur les façades usées par le temps et l'oubli les stigmates des splendeurs Si la foule du samedi soir ne converge plus vers ces salles usées par le temps et l'oubli et endormies sous la poussière des ans, elles dévoilent sous l'objectif de Simon Edelstein la belle archéologie de leurs façades, de leurs entrées, de leurs vastes salles de navires à la dérive. Ce livre est un hommage à ce qui demeure de l'âge d'or des salles de cinémas du monde entier. Mais aussi à leur silence et à leur résistance.
Des images du Paris de nuit à celles du Paris secret des années 30Sylvie Aubenas - Quentin BajacBrassai devient célèbre en décembre 1932, à la parution de Paris de nuit. Le livre compte soixante-quatre photographies choisies avec soin et illustrant tous les aspects de la vie nocturne. Elles sont précédées d'une préface du diplomate romancier Paul Morand qui narre la déambulation, dans Paris, la nuit, jusqu'à l'aube, de l'auteur/promeneur croisant les lieux et les personnages de Brassai. Les légendes des photographies, regroupées avec des vignettes à la fin de l'ouvrage, sont de Jean Bernier. Pour obtenir cet objet parfait, clos sur lui-même comme une nuit de Paris, le photographe et les éditeurs, Charles Peignot et Jean Bernier, ont opéré un choix sévère dans l'ensemble des photographies de nuit alors réalisées par Brassai. Sous cette apparente simplicité se cache en fait plus d'un an de travail.La source principale pour comprendre la genèse du travail de Brassai se trouve dans les lettres qu'il envoie alors régulièrement à ses parents. Y transparaît la jubilation du photographe, son impatience. Il est frappant de voir que jamais il ne doute de sa réussite; il est sûr de lui, sûr que ses photographies sont les meilleures images de la vie nocturne, gue son livre aura un immense succès, et il ne cesse de le répéter. Si on ne connaissait pas la suite de l'histoire, on le trouverait bien présomptueux.La première mention de l'ouvrage dans une lettre apparaît le 5 novembre 1931; il pratique alors la photographie depuis presque deux ans: «Je peux vous donner de bonnes nouvelles: le plus grand éditeur d'art français [Arts et Métiers graphiques] a décidé de sortir un album avec mes photos du Paris nocturne.» Brassai raconte en détail que l'idée vient de lui: «Je me disais que le temps était venu de présenter mes photographies aux éditeurs susceptibles de s'y intéresser.» Il est*allé montrer à l'éditeur de Vu, Lucien Vogel, sa «collection (une centaine de photos) en les collant sur des cartons fins». Vogel, qui est aussi membre du comité de rédaction de la luxueuse et moderniste revue professionnelle Arts et Métiers graphiques, l'envoie chez Charles Peignot qui en est l'éditeur. Brassai montre une vingtaine de tirages à Peignot «en suggérant de les éditer sous le titre Paris de nuit». Celui-ci se montre très intéressé mais, hésitant à cause de la crise, il demande quinze jours de réflexion pendant lesquels il prie Brassai de ne pas contacter d'autres éditeurs.
Hislen Marion ; Madeline Laurence ; Riester Franck
Chaque année, des milliers de photographies (tirages, négatifs, plaques...) et d'objets liés à ce médium entrent dans les collections publiques françaises. Musées nationaux ou territoriaux, grandes institutions culturelles, Fracs, archives ou bibliothèques enrichissent leurs fonds sans toujours pouvoir en assurer la diffusion rapide. Ce livre remédie à cet écueil par une sélection des acquisitions photographiques les plus récentes, tant dans le domaine patrimonial que dans celui de la création contemporaine. Focus sur les institutions et présentations thématiques guident la lecture et font de cette publication un véritable ouvrage de référence sur la photographie aujourd'hui. Au caractère polymorphe du médium répond celui des politiques d'acquisitions sur le territoire français. Du prestigieux fonds Marc Riboud aux photographies d'Emile Zola, des albums de famille aux clichés de la Grande Guerre et jusqu'aux oeuvres des artistes actuels les plus reconnus, + Photographie revisite l'histoire de cet art visuel, depuis ses origines jusqu'à ses utilisations les plus contemporaines.
Partez sur les traces d'un cimetière de bateaux en Bretagne, d'une spectaculaire ancienne mine de charbon dans la Ruhr, en Allemagne, d'un hôpital oublié en Pologne, de fantomatiques mannequins en plâtre dans une église en ruines en république Tchèque, de prisons et d'asiles psychiatriques fermés, d'usines abandonnées... Depuis l'important succès de ses deux premiers livres publiés en 2009 et 2012, Sylvain Margaine continue à parcourir le monde à la recherche de ces lieux interdits, oubliés de tous. Un reportage photographique exceptionnel.