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Une femme prisonnière
Gautier Jean-Jacques
GRASSET
22,34 €
Épuisé
EAN :9782246849971
Jean-Jacques Gautier nous conte ici l'histoire dramatique d'une femme qu'il n'a probablement pas inventée - il y a dans ce livre trop de traits qu'un romancier n'aurait pas osé imaginer. Cette femme, il l'a vue aux Assises dans le box des accusés. La première partie de l'ouvrage, ce sont les réactions de la femme à cette place. Rien dans son destin ne semblait devoir lui réserver pareille épreuve. C'est une créature comme beaucoup, seulement peut-être un peu " plus intelligente et cultivée que la moyenne ", disent les rapports de police ; mais qu'aucun élément de sa personnalité ne vouait à la violence, aux fureurs de la passion. Alors que s'est-il passé ? Le procès va nous l'apprendre, peu à peu, au fur et à mesure que l'inculpée entend rappeler telle ou telle péripétie de son existence. Mais, par moments, ses souvenirs, ses pensées détournent son attention des débats. Elle se demande encore s'il y a eu un jour où elle aurait pu ne pas choisir l'inévitable. C'est seulement à la suspension d'audience, avant le réquisitoire et les plaidoiries, que cette femme, revenue dans la petite pièce où les prévenus se retirent pour attendre, va revivre, une dernière fois, son drame, essayant de s'expliquer, à elle-même, ce qui lui est vraiment arrivé. Si l'auteur a tenu jusque-là notre intérêt, notre curiosité en éveil, il peut alors lâcher la bride au récit de sa misérable héroïne... Et, le soir même, dans leur chambre des délibérations, les jurés...
Né à Paris en 1950, docteur en philosophie, Jean-François Gautier a publié des essais consacrés à l'histoire et à la philosophie, tant à celles des sciences (L'Univers existe-t-il?, Actes Sud, 1997; Logique et pensée médicale, Avenir des sciences, 2002) et qu'à celles de la musique (Palestrina, Actes Sud, 1994; Claude Debussy. La musique et le mouvant, Actes Sud, 1997).
Gautier Jean-Marie ; Aucante Marieke ; Aucante Pie
Biographie de l'auteur Jean-Marie Gautier défend inlassablement l honneur du métier de chef en mettant son savoir-faire au service des jeunes. Ceux qui passent par sa brigade apprennent de lui l exigence et le goût du travail bien fait. En étroite relation avec les producteurs, il crée toujours de nouvelles recettes inspirées par ses origines terriennes et vivifiées par la puissance de l océan.Marieke Aucante est l auteur d une douzaine de livres. Pour un panier de morilles, son recueil de "nouvelles savoureuses", paru aux Éditions Jean-Cyrille Godefroy en 2007, a reçu le premier prix de littérature gastronomique décerné par le groupe Métro .Pierre Aucante est reporter photographe spécialiste du monde rural. Amateur d épices et de saveurs sauvages, il est un expert reconnu du safran qu il cultive et auquel il a consacré deux ouvrages.
Dans le cadre de cette vie provinciale dont il excelle à mettre en scène les drames cachés, Jean-Jacques Gautier nous présente ici un homme à la fois banal et énigmatique : Léonard Bréviaire. Un original, un égoïste, un prétentieux, disent les gens ! Peut-être, mais la dynastie Bréviaire possède une importante affaire de pêcheries dans un port de l'Atlantique. Léonard est séparé de sa femme. On ne lui connaît qu'une liaison un peu étrange. Pourquoi cette vie sans éclat, sans joie ni ambition ? C'est là ce qu'on appelle " un homme fait ". Mais où, quand, comment, par qui, de quoi et pourquoi ? A l'instant où le lecteur commence à se poser ces questions auxquelles en principe le roman devrait répondre, l'auteur paraît renoncer à l'écrire. Il interrompt sa narration pour nous dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité sur son héros. Car Léonard Bréviaire existe. Jean-Jacques Gautier nous conte les circonstances de leur rencontre dans une ville d'eaux. Il explique ce qui l'a attiré et intrigué dans ce curiste pas comme les autres. Et le récit, cessant d'être un roman, devient une simple relation. Nous apprenons ainsi, par fragments, ce qu'a été l'existence de cet homme qui ne se confie pas toujours sincèrement, et qui tantôt s'accuse, tantôt se cherche des excuses... qu'on ne lui découvrira pas forcément lorsqu'il le souhaiterait. Oh ! Il y a bien des explications : un mariage " de conscience ", une jeunesse comprimée, une vocation contrariée, des rêves étouffés, jusqu'au drame incertain, tout cela n'éclaire-t-il pas le caractère de Léonard Bréviaire. Sans ce passé, e-t-il été un autre ? Un personnage de roman se justifie, mais un vivant...
Bogdanov Igor ; Bogdanov Grichka ; Tettiravou Marc
Résumé : Que diriez-vous si l'on vous apprenait un jour que l'un des plus grands mathématiciens de l'histoire, Bernhard Riemann, le père de la fameuse "géométrie riemanienne", avait découvert en 1859 une mystérieuse formule qui, selon ses propres mots, "indiquait le chemin qui mène vers Dieu ? ". Une formule impénétrable, qui donne le vertige. Son nom ? L'hypothèse de Riemann. Or, malgré des efforts acharnés, aucun mathématicien n'a encore été capable d'en percer le mystère. L'Institut de Mathématiques Clay offre aujourd'hui une récompense d'un million de dollars à celui qui trouvera enfin la solution. S'agit-il du graal dans lequel seraient enfouies, sous une forme algébrique, les réponses ultimes aux questions que chacun se pose sur le sens de la vie ? Une clef permettant de comprendre que la naissance de l'Univers n'est pas le fruit du hasard ? Fascinés, à leur tour, par le formidable secret que recèle la fonction Zeta de Riemann, Igor et Grichka Bogdanov nous plongent jusqu'au vertige au coeur de cette éblouissante énigme mathématique. Une énigme qui pourrait bien confirmer que l'Univers a bel et bien un sens. Et que notre propre existence repose sur un ordre profond décrit, de manière inévitable, par l'équation Dieu.
En 2016, Alain Mabanckou a occupé la Chaire de création artistique du Collège de France. C?était la première fois qu?un écrivain africain était amené à y enseigner la littérature et la culture si souvent dédaignées du « continent noir ».Alain Mabanckou est l?héritier de l?histoire littéraire et intellectuelle de l?Afrique, qu?il retrace dans ces Huit leçons sur l?Afrique données au Collège de France. Croisant la stylistique et la vision politique, envisageant la littérature mais aussi le cinéma et la peinture, les Leçons d?Alain Mabanckou sont une nouvelle façon de visiter la francophonie, matière moins conventionnelle que son nom ne pourrait l?évoquer. La France n?est pas le seul centre de gravité de ce monde-langue. De « Y?a bon » à Aimé Césaire, la lutte a été longue pour passer « des ténèbres à la lumière », et c?est une vision apaisée des rapports de la culture africaine au monde que ces Huit leçons proposent.Loin d?être en concurrence avec la culture française, la culture noire, d?Afrique, de Haïti ou d?Amérique, l?enrichit. « La négritude n?est pas essentiellement une affaire de Noirs entre les Noirs, mais une façon de reconsidérer notre humanisme. »Le livre est enrichi d?un avant-propos inédit et de deux interventions d?Alain Mabanckou sur l?Afrique, dont sa fameuse lettre ouverte au président de la République sur la francophonie.Notes Biographiques : Finaliste du Man Booker International Prize, prix Renaudot 2006 pour Mémoires de porc-épic (Le Seuil), Alain Mabanckou est l'auteur de plusieurs romans à succès traduits dans le monde entier, dont Verre Cassé (Le Seuil, 2005), et d?essais comme Le monde est mon langage (Grasset, 2016). Depuis une quinzaine d?années il réside à Los Angeles où il est professeur titulaire de littérature d'expression française à l'Université de Californie -Los Angeles (UCLA).
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.
Résumé : " Une petite fille nous aborde : Qu'est-ce que vous cherchez ? Elle a un regard joueur et curieux, je lui explique. Ici, il y a des années, sous le régime khmer rouge, c'était un hôpital, et j'ai enterré de très nombreux corps dans des fosses. Puis l'eau a englouti ce lieu, et on a bâti des maisons. Elle joue avec un petit bout de bois, un peu gênée : Je sais. On dort sur les morts. La nuit, parfois, on les entend parler. J'insiste un peu : Mais tu as peur ? Elle sourit : Non, on n'a pas peur, on les connaît. " C'est à un voyage hors du commun que nous convient Rithy Panh et Christophe Bataille, huit ans après leur livre L'élimination - un voyage vers l'enfance et vers les rizières où furent tués, par l'idéologie, la faim et la violence, 1, 8 millions de Cambodgiens. Le grand cinéaste cherche les lieux où furent enterrés les siens : le tombeau de son père, dans la glaise ; la fosse où furent englouties sa mère et ses soeurs. Mais aussi le grand banyan où il s'abrita, désespéré, à treize ans, avec ses boeufs - sur cette colline, les khmers rouges n'osaient pas s'aventurer. Rithy Panh et Christophe Bataille roulent à travers le pays, s'arrêtent, parlent avec les bonzes, questionnent les villageoises âgées, grattent la terre et trouvent des ossement, des tissus ensanglantés. L'oubli guette, et la négation. Et Rithy Panh poursuit son chemin, cherchant la paix avec les morts et tissant un rapport unique avec les vivants, qu'il côtoie, victimes, bourreaux, complices, anciens cadres khmers rouges : le travail de connaissance ne cesse pas, à hauteur d'hommes. D'une conversation écrite avec Noam Chomsky à des échanges avec le père Ponchaud, d'un entretien avec Robert Badinter aux lettres enfantines rangées dans une sacoche de cuir, d'une méditation sur l'idéologie aux visites aux femmes-devins, les auteurs nous offrent un grand livre.