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Un homme fait
Gautier Jean-Jacques
GRASSET
22,34 €
Épuisé
EAN :9782246850397
Dans le cadre de cette vie provinciale dont il excelle à mettre en scène les drames cachés, Jean-Jacques Gautier nous présente ici un homme à la fois banal et énigmatique : Léonard Bréviaire. Un original, un égoïste, un prétentieux, disent les gens ! Peut-être, mais la dynastie Bréviaire possède une importante affaire de pêcheries dans un port de l'Atlantique. Léonard est séparé de sa femme. On ne lui connaît qu'une liaison un peu étrange. Pourquoi cette vie sans éclat, sans joie ni ambition ? C'est là ce qu'on appelle " un homme fait ". Mais où, quand, comment, par qui, de quoi et pourquoi ? A l'instant où le lecteur commence à se poser ces questions auxquelles en principe le roman devrait répondre, l'auteur paraît renoncer à l'écrire. Il interrompt sa narration pour nous dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité sur son héros. Car Léonard Bréviaire existe. Jean-Jacques Gautier nous conte les circonstances de leur rencontre dans une ville d'eaux. Il explique ce qui l'a attiré et intrigué dans ce curiste pas comme les autres. Et le récit, cessant d'être un roman, devient une simple relation. Nous apprenons ainsi, par fragments, ce qu'a été l'existence de cet homme qui ne se confie pas toujours sincèrement, et qui tantôt s'accuse, tantôt se cherche des excuses... qu'on ne lui découvrira pas forcément lorsqu'il le souhaiterait. Oh ! Il y a bien des explications : un mariage " de conscience ", une jeunesse comprimée, une vocation contrariée, des rêves étouffés, jusqu'au drame incertain, tout cela n'éclaire-t-il pas le caractère de Léonard Bréviaire. Sans ce passé, e-t-il été un autre ? Un personnage de roman se justifie, mais un vivant...
Né à Paris en 1950, docteur en philosophie, Jean-François Gautier a publié des essais consacrés à l'histoire et à la philosophie, tant à celles des sciences (L'Univers existe-t-il?, Actes Sud, 1997; Logique et pensée médicale, Avenir des sciences, 2002) et qu'à celles de la musique (Palestrina, Actes Sud, 1994; Claude Debussy. La musique et le mouvant, Actes Sud, 1997).
La collection de sièges du Mobilier national est exceptionnelle à plus d'un titre. Son origine d'abord, car elle est le fruit de la volonté de Louis XIV de créer un Garde-Meuble de la Couronne, institution qui subsistera jusqu'à la chute de la monarchie en 1792. Son développement ensuite, car elle est issue des commandes d'Etat depuis les ventes révolutionnaires de la Convention et du Directoire. Toutes les résidences de Napoléon Ier ont été remeublées par le Garde-Meuble impérial. Cette politique d'acquisitions et de mécénat d'Etat s'est prolongée sous Louis-Philippe et Napoléon III, puis jusqu'à nos jours, avec en particulier la constitution en 1964 de l'Atelier de Recherche et de Création (ARC). Cette collection abondante et historique, qui s'étend du Roi-Soleil à la tribune du 14 juillet en passant par Marie-Antoinette et Napoléon Ier, garante par son origine de l'authenticité en matière de siège, mérite d'être présentée au public et de faire l'objet d'un catalogue raisonné dont voici le premier volume. Les éclairages donnés par les différents auteurs, parmi lesquels figure le concepteur d'espaces Jacques Garcia, scénographe de l'exposition, constituent un apport notable à la connaissance du siège et de sa signification au sein des sociétés qui l'ont vu naître.
Résumé : " Peins ma fille, peins... Le jour commençait à baisser quand elle s'était enfin arrachée d'une ancienne fièvre. Une grande toile en était sortie, comme elle n'en peindrait jamais plus, avait-elle aussitôt compris. Une simple bâtisse dans l'herbe rase d'un vert cru, une bergerie, peut-être, tombée du ciel comme un météore... " Ainsi peint Aimée Castain, bergère de Haute-Provence. La montagne est dans le paysage. La mer nappe l'horizon, invisible, brumeuse, à soixante kilomètres. Et partout, la tendre sauvagerie des collines, les oliviers, les bories, la tentation de la couleur. Saisir sur la toile la beauté du monde. Son mari Paul ne comprend pas bien cette passion nouvelle, mais Aimée s'y donne, entièrement, tout en surveillant son troupeau. Peu à peu, son talent franchit la vallée, les amateurs achètent ses toiles, les journalistes écrivent sur le prodige. Une candeur de touche, un talent singulier, comme offert, par l'insaisissable : l'école du ciel, peut-être... La narratrice et son compagnon, Daniel, avocat, cherchent comment fuir Paris et Marseille, la vie épuisante, éclatée. Dans un village de Haute-Provence, une maison leur apparaît, comme offerte elle aussi, par l'invisible. Elle sera leur point d'ancrage. Chaque matin est une promesse nouvelle. Puis Daniel s'enflamme pour l'oeuvre d'une artiste oubliée, une fille de métayers, née pendant la Grande Guerre, une simple bergère. La maison qu'ils viennent d'acheter fut la sienne. Un talent magnifique et méconnu aurait-il vécu entre ces murs ? Elisabeth Barillé nous entraîne à la rencontre d'Aimée Castain et nous livre le roman de la liberté, avec grâce et un sens unique des images : échapper à son histoire, traverser l'enfance, accomplir son destin.
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.
Bogdanov Igor ; Bogdanov Grichka ; Tettiravou Marc
Résumé : Que diriez-vous si l'on vous apprenait un jour que l'un des plus grands mathématiciens de l'histoire, Bernhard Riemann, le père de la fameuse "géométrie riemanienne", avait découvert en 1859 une mystérieuse formule qui, selon ses propres mots, "indiquait le chemin qui mène vers Dieu ? ". Une formule impénétrable, qui donne le vertige. Son nom ? L'hypothèse de Riemann. Or, malgré des efforts acharnés, aucun mathématicien n'a encore été capable d'en percer le mystère. L'Institut de Mathématiques Clay offre aujourd'hui une récompense d'un million de dollars à celui qui trouvera enfin la solution. S'agit-il du graal dans lequel seraient enfouies, sous une forme algébrique, les réponses ultimes aux questions que chacun se pose sur le sens de la vie ? Une clef permettant de comprendre que la naissance de l'Univers n'est pas le fruit du hasard ? Fascinés, à leur tour, par le formidable secret que recèle la fonction Zeta de Riemann, Igor et Grichka Bogdanov nous plongent jusqu'au vertige au coeur de cette éblouissante énigme mathématique. Une énigme qui pourrait bien confirmer que l'Univers a bel et bien un sens. Et que notre propre existence repose sur un ordre profond décrit, de manière inévitable, par l'équation Dieu.
Résumé : Paru en 1845, Paris anecdote est un livre consacré à la vie quotidienne à Paris, au milieu du XIXe siècle. L'auteur revient sur les métiers les plus insolites de la capitale : du pâtissier ambulant à la femme qui a fait fortune en vendant de la mie de pain récupérée pour les oiseaux, en passant par l'éleveuse de fourmis ou l'exterminateur de chats. Il raconte la vie d'une maison du quartier de Saint-Germain-des-Prés, où logent peintres, poètes, chanteurs, tous pauvres et flamboyants, des princes râpés de la bohème. Il raconte ses nuits dans les plus fameuses tavernes et autres cabarets du quartier des Halles, mille rencontres avec des Parisiens et des banlieusards qui commercent, rêvent, boivent, perpétuant un Paris du Moyen Age depuis bien disparu et qui ont fait de Paris, à jamais, la ville qu'elle est. Industrieux du jour et dériveurs de la nuit, comme ce pair d'Angleterre excentrique et tragique, ou cette tenancière de café gouailleuse, c'est le grand et petit peuple de la capitale du XIXe siècle, pour reprendre l'expression de Walter Benjamin. Un Paris disparu, d'avant les travaux du baron Haussmann, d'un temps où, comme l'écrit Privat d'Anglemont dans ce livre culte et inédit depuis des décennies, " on voulait s'amuser, on ne pensait même qu'à cela ".