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La médecine et les sciences. XIXe-XXe siècles
Gaudillière Jean-Paul
LA DECOUVERTE
10,00 €
Épuisé
EAN :9782707145192
L'histoire des maladies est souvent racontée sur le mode de l'histoire a bataille": une date, un savant, une découverte ou un traitement. Depuis les années 1970, d'autres façons d'aborder les relations entre connaissances, pratiques de la médecine et gouvernement de la société se sont développées. Les savoirs de la maladie sont divers, souvent controversés, déterminés par le jeu des normes, des intérêts et des pouvoirs. Leurs effets sont complexes, pas toujours bénéfiques. Objets et techniques ont un rôle essentiel dans leur transformation. L'auteur introduit à cette nouvelle historiographie en partant de l'idée selon laquelle la médecine est, depuis le milieu du XIXesiècle, organisée autour de trois pôles: médecine clinique, médecine sociale et médecine expérimentale. Leur spécificité est affaire de lieux, d'acteurs, de rapports à l'économie ou à la politique mais aussi de manières de savoir. L'ouvrage les présente en insistant sur les multiples fils qui unissent expérimentation, soin, production matérielle et gestion politique de la santé. La dernière partie confronte cette histoire aux enjeux de la biomédecine contemporaine.
Résumé : Depuis la pandémie de Covid-19, la santé globale est à l'honneur. A quoi ce terme fait-il référence ? Au-delà des menaces épidémiques, il renvoie à une construction économique, sociale et politique - un champ d'action - qui s'est structurée à partir des années 1990. Conjonction d'acteurs, de savoirs et de pratiques, cette forme de gouvernement mondial de la santé rompt avec celles qui l'ont précédée, mais aussi en hérite - la médecine tropicale imposée par les empires coloniaux aussi bien que la santé publique internationale promue par l'ONU après les décolonisations. Cet ouvrage prend pour objet cette mondialisation de la santé, caractérisée par des assemblages globaux. Il analyse en particulier les liens entre santé et développement, les politiques du médicament, les circulations de la biomédecine ou de ses alternatives et le tournant néolibéral en santé, autant de phénomènes abordés par une diversité de travaux en histoire et en anthropologie.
Françoise Davoine et Jean-Max Gaudillière, docteurs en sociologie et psychanalystes, ont travaillé plus de trente ans à l?hôpital psychiatrique public. Aux États-Unis et en Amérique latine, ils ont tissé des liens avec des institutions qui s?appuient sur la psychanalyse dans l?abord de la folie. Ils dirigent ensemble un séminaire à l?EHESS à Paris, « Folie et lien social ». Françoise Davoine a publié notamment Mère Folle (Arcanes-Érès, 1998), Don Quichotte, pour combattre la mélancolie (Stock, 2008), et avec Jean-Max Gaudillière, Histoire et trauma (Stock, 2006).Jean-Max Gaudillière et Françoise Davoine, docteurs en sociologie et psychanalystes, ont travaillé plus de trente ans à l?hôpital psychiatrique public. Aux États-Unis et en Amérique latine, ils ont tissé des liens avec des institutions qui s?appuient sur la psychanalyse dans l?abord de la folie. Ils dirigent ensemble un séminaire à l?EHESS à Paris, « Folie et lien social ».Jean-Max Gaudillière a publié avec Franoise Davoine, Histoire et trauma (Stock, 2006).
Un livre pour tous ceux que la souffrance humaine concerne, mais aussi tous ceux qui s'interrogent sur le lien mystérieux et essentiel qui relie l'histoire d'un homme à la grande Histoire. L'angoisse, le désordre et la folie, ne sont pas seulement issus de notre imagination. Nous avons en chacun de nous des fantômes qui semblent venir réclamer les droits des morts qu'on a oubliés, qu'on a tus, qu'on n'a jamais nommés. En particulier ceux que la guerre a emportés. Les auteurs sont allés interroger des psychiatres de guerre et ils ont travaillé avec eux. Ils sont aussi allés écouter les chamanes, ces guérisseurs qui dialoguent avec l'au-delà. Ils ont également écouté les fous... Les auteurs montrent que la folie, c'est aussi une manière d'échapper à la perversion (celle qui consiste par exemple à taire les sévices issus d'une guerre ou la torture, etc.) et de surmonter un traumatisme. Ils mettent en évidence que la transmission des drames humains entre générations ne peut se faire qu'au regard de la grande Histoire.
Minard Michel ; Gaudillière Jean-Max ; Buin Yves ;
Si le malade mental nous est d'abord profondément insupportable, c'est qu'il actualise sous nos yeux notre propre potentiel de folie. C'est qu'il a poussé l'égarement jusqu'à franchir l'une de ces issues en trompe-l'?il vers lesquelles nous nous sentons nous-mêmes plus ou moins attirés. Et qu'en se séparant à sa manière de notre monde humain, il évoque un peu trop crûment nos dérisoires tentatives pour affirmer notre existence en nous désolidarisant de nos semblables. " Francis Jeanson. Ce numéro de SUD/NORD tente d'apporter des éclairages sur certaines problématiques actuelles de la psychiatrie les rapports entre la médecine et la psychiatrie. l'organisation concrète des dispositifs psychiatriques, la question de la violence
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !
Depuis une dizaine d'années, les caméras de vidéosurveillance ont envahi notre paysage urbain. Une frénésie sécuritaire qui fait déjà l'objet d'abondantes critiques mais qui dissimule encore ses véritables failles, systémiques, techniques, juridiques, tout en banalisant chaque jour un peu plus une idéologie d'autosurveillance généralisée. Depuis les années 2000, les caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection ont envahi notre paysage urbain. Cette nouvelle manière de protéger la population fait couler beaucoup d'encre. Or les prismes dominants (sécurité versus liberté) et les images mobilisées (du Panoptique à Big Brother, en passant par Minority Report), en disent plus sur les fantasmes collectifs que sur les réalités concrètes de ce dispositif. Dans ce récit d'enquête, au plus près des expériences et des représentations des acteurs publics et privés qui utilisent la vidéosurveillance au quotidien, Elodie Lemaire passe au crible les idées reçues sur cet oeil sécuritaire, pour mieux en identifier les vrais dangers. En nous faisant pénétrer dans les salles de contrôle et les coulisses des tribunaux, l'auteure montre que les usages de la vidéosurveillance sont loin d'être conformes à sa réputation de " couteau suisse de la sécurité " ou de " reine des preuves ". Mais ces limites cachent d'autres dérives bien réelles, comme la banalisation d'une idéologie qui construit progressivement notre vision sécuritaire du monde social.
Composée de plus de 1,3 milliard d'habitants, la société chinoise fascine ou effraie. Depuis 1949, elle a connu l'arrivée des communistes au pouvoir, le maoïsme, les réformes à partir de Deng Xiaoping et la reprise en main du pays dès 2013 par Xi Jinping. De manière inédite dans l'histoire du capitalisme, elle concilie un libéralisme économique d'Etat et un régime officiellement de " dictature démocratique du peuple ". Concrètement, comment la Chine en est-elle arrivée à cette modernité contrastée et quels sont les effets d'un régime autoritaire sur les différentes strates de la société chinoise ? La trame chronologique suivie dans ce livre permet d'analyser la société chinoise sous de multiples angles : éducation, travail, santé, appartenance ethnique, migrations, rapports hommes-femmes, jeunesse, religion, inégalités sociales, mouvements de contestation, questions sociales et environnementales. Les nombreux encadrés apportent des éclairages précis et des données récentes sur des aspects souvent méconnus de la société et de ses acteurs, au-delà des clichés sur la modernisation chinoise en ce début de XXIe siècle.
Pourquoi la question migratoire est-elle aujourd'hui réduite, en Europe, à cette notion de crise ? Dans un contexte de tensions politiques, de débats médiatiques véhiculant souvent des catégories d'analyse impropres ou erronées, l'ouvrage se propose de faire le point sur les enseignements que ladite crise a révélé en termes de nouvelles pratiques, et de logiques latentes. Les événements survenus en Méditerranée au cours de l'année 2015, communément qualifiés de " crise des migrants ", ont bien constitué le révélateur d'une crise profonde en Europe. Mais de quelle " crise " parlons-nous ? Pourquoi le fait migratoire est-il aujourd'hui le plus souvent réduit, en Europe, à cette notion ? Pour les auteur. e. s de cet ouvrage, l'utilisation de ce terme reflète avant tout le refus des Etats européens d'intégrer les dimensions contemporaine et internationale d'un phénomène qu'il est illusoire de prétendre enrayer et qui ne peut au demeurant être qualifié ni de nouveau ni d'imprévisible. Cette attitude de déni se traduit par une gestion meurtrière des frontières et le renoncement au principe de solidarité entre Etats membres qui est supposé fonder l'Union européenne. Elle met en évidence la véritable crise, celle de l'accueil. Grâce à un éclairage pluridisciplinaire, cet ouvrage se propose de faire le point sur ce que la " crise " nous apprend, en termes de nouvelles pratiques et de logiques latentes.