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L'homme au miroir de la science
Gaudichon Michel ; Boillot Gilbert
L'HARMATTAN
19,50 €
Épuisé
EAN :9782296128392
D'où venons-nous ? Créationnisme ou Transformisme : deux conceptions irréductibles de l'origine de l'Homme. Pour l'une, la Nature est l'ouvre d'un Dieu Incréé et l'Homme en est une Créature à part. Pour l'autre, l'espèce humaine s'enracine dans la communauté des êtres vivants qui émergea du monde inanimé il y a quelques milliards d'années. Or la controverse doit être considérée comme caduque : le Transformisme n'est plus une théorie mais un fait alors que le Créationnisme n'est qu'une opinion infondée. Qui sommes-nous ? L'Homme a hérité des attributs généraux du Vivant : l'organisation cellulaire et les molécules géantes, tels l'ADN et les protéines. De plus, l'Homme a hérité des animaux, apparus il y a un peu moins d'un milliard d'années, les muscles et le cerveau, responsables du comportement. S'il n'a pas les plus gros muscles, l'Homme a le plus gros cerveau, relativement t sa taille. Il lui doit ses propriétés, mentales exceptionnelles : la conscience de soi et de son environnement, la pensée la raison. Où allons-nous ? Fort de sa connaissance du passé et de sa capacité à imaginer le futur, l'Homme conçoit et réalise des projets qui, appuyés sur la science et la technique, transforment ! la surface de la terre, engageant ainsi le devenir de la biosphère et de lui-même. Que fera-t-il de ce pouvoir inédit dans l'histoire du Vivant ? Cédera-t-il aux pulsions archaïques et sans horizon, de la " lutte pour la vie " ou saura-t-il user de son intelligence pour s'approprier son avenir ? La question reste ouverte.
La massification des usages de la drogue, le développement des trafics et du crime organisé sur fond de fractures territoriales posent des questions inédites et graves en matière de cohésion de la société française. Un constat qui doit nous alerter. La question des drogues, caractérisée par la massification des usages et la montée en puissance du crime organisé, constitue un puissant révélateur des mutations à l'oeuvre en France. Dans la situation présente se conjuguent des phénomènes profonds liés aux injonctions que la société de la performance fait peser sur l'individu et à une globalisation aux effets économiques et sociaux de plus en plus déstructurants. Cela favorise la croissance des consommations nourries par une disponibilité et une accessibilité des drogues illicites sans précédent. Sur un tel terreau, le crime organisé lié à la production et au trafic de drogues ne cesse de prospérer à l'échelle mondiale. Et en France... où le bilan de la lutte contre ce trafic est un échec. Pourtant, celui-ci, représente un des défis les plus importants pour la société française. La perte du monopole de la violence légitime sur certains territoires, les dangers que représentent les bandes criminelles quand elles ont acquis une taille critique, sont lourds de menaces. Qu'en sera-t-il demain ? Des policiers marseillais évoquaient, il y a peu, une " mexicanisation " de certains quartiers ? Exagération bien sûr, mais manifestation du sentiment que notre société n'est plus immunisée contre les processus de désagrégation déjà à l'oeuvre sur d'autres continents.
Le corps de l'homme est un fleuron de l'évolution biologique. Des procaryotes il a reçu la machinerie chimique contrôlée par le programme génétique contenu dans l'ADN, des eucaryotes il a reçu la sexualité, des animaux les muscles et le cerveau. Son esprit a émergé à la faveur d'un développement exceptionnel du cerveau mammalien. Une évolution culturelle, fondée sur la mémoire cérébrale, a pris le pas sur l'évolution biologique fondée sur la mémoire génétique.
Peu avant 1929, Signac fait la connaissance de Gaston Lévy, homme d'affaires imaginatif et fortuné, créateur de la chaîne de magasins Monoprix et ardent collectionneur. D'emblée, une relation privilégiée s'instaure entre les deux hommes, qui partagent beaucoup de convictions artistiques. Reconnu et célèbre, l'artiste, alors âgé de 65 ans, se décide très vite à soumettre à son nouvel ami et mécène un projet qui lui tient à coeur depuis longtemps, et le lui expose en détail dès décembre 1928: "Depuis longtemps je rêve de faire une suite importante d'aquarelles sur"Les Ports de France". J'ai relevé 40 ports de la Manche, 40 ports de l'Océan; 20 ports de la Méditerranée. En tout une centaine". Il lui propose de parrainer cette opération, et la précision de sa lettre prouve qu'elle était loin d'être improvisée. "Si ce projet avait votre agrément, je commanderais une conduite intérieure C4 Citroën, je prendrais un chauffeur et je partirais en février pour les ports de la Méditerranée. En avril je remonterais vers les ports de l'Océan pour terminer en été les ports du Nord. Je pense qu'il faudrait 5 ou 6 mois de travail, un peu fou! Je ferais deux aquarelles dans chaque port, l'une pour volis et l'autre pour moi, différentes d'ailleurs, et vous choisiriez celle des deux qui aurait votre préférence. Nous déciderions ensemble du format et du prix. Les marchands n'auraient rien à y voir!". Gaston Lévy comprend tout l'intérêt de ce projet et accepte aussitôt de le financer. Signac entreprend donc son périple dès mars 1929 et achève son vaste projet en 1931. La série dite des Ports de France sera le couronnement de la carrière d'aquarelliste de Signac. Cet ouvrage s'attache à retracer chronologiquement son voyage, mais aussi.à confronter certaines aquarelles avec des tableaux antérieurs ou postérieurs à la commande, également réalisés dans des ports français, avec pour ambition de montrer comment le travail de l'artiste se situe dans une riche tradition historique, du Lorrain et de Vernet jusqu'à Corot, Turner et Boudin.
Gaudichon Bruno ; Pingeot Anne ; Chevillot Catheri
A la mort de Degas en 1917, ses héritiers prennent possession de son vaste atelier du boulevard de Clichy où, sur trois étages, sont entassés des milliers d'oeuvres racontant une extraordinaire vie d'artiste. Cette succession fait l'objet en 1918 et 1919 de huit ventes pléthoriques. La famille cependant garde plus de soixante-dix sculptures en cire qu'il s'agit alors de sauvegarder. Le 13 mai 1918, les héritiers signent un contrat avec le fondeur Hébrard pour une édition de soixante-treize modèles en bronze, dont les premiers exemplaires sont réalisés en 1921. Depuis 1931, le musée d'Orsay conserve l'une des 23 séries de bronzes originaux réalisés à partir de cires. C'est cet ensemble qui est présenté dans cet ouvrage à l'occasion de son exposition à La Piscine, dominé par la célébrissime Petite danseuse de quatorze ans, que Degas avait montrée, dans une cage de verre, en 1881 à l'exposition du groupe impressionniste. Aux bronzes sont associés quelques tableaux, dessins, pastels, gravures évoquant les grands thèmes chers à l'artiste : le portrait, le nu, la danse et le cheval. Pour la première fois sont exposées, et reproduites dans cet ouvrage, les photographies des cires prises par Gauthier en 1918 dans l'atelier de l'artiste lors de l'inventaire qui suivit sa mort.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.