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Camille Claudel. Au miroir d'un art nouveau
Gaudichon Bruno ; Rivière Anne ; Le Normand-Romain
GALLIMARD
39,00 €
Épuisé
EAN :9782070147380
4e de couverture : Camille Claudel est née le 8 décembre 1864, il y a cent cinquante ans. Cet anniversaire a suscité une ambitieuse exposition à La Piscine de Roubaix du 8 novembre 2014 au 8 février 2015. Cette artiste attachante, au destin tragique, méritait une nouvelle réflexion sur son ?uvre, dirigée par deux grands spécialistes auteurs de son catalogue raisonné : Bruno Gaudichon et Anne Rivière. Avec de prestigieux prêts, consentis par d'importantes collections publiques et privées, françaises et internationales et notamment grâce à un partenariat exceptionnel avec le musée Rodin et les musées de Nogent et Poitiers, l'exposition regroupe un ensemble remarquable d'?uvres. Le parcours suit un chemin moins traditionnel que celui qui est généralement proposé. Les commissaires ont mis en évidence un certain nombre de points forts dans l'inspiration et le travail de Camille Claudel, qui rythment le déroulé en séquences thématiques et chronologiques. Le circuit dans l'?uvre de Camille Claudel est accompagné par un second niveau, construit avec d'autres artistes qui, à la même époque, ont partagé les mêmes sujets, la même manière et les mêmes inspirations. Le japonisme, l'Art nouveau, le naturalisme, l'expression de la chorégraphie sont développés pour mieux situer Camille Claudel dans les grands enjeux esthétiques de sa génération. L'exposition réunit plus de cent cinquante ?uvres de Camille Claudel, de Rodin et d'artistes comme Alfred Boucher, Jules Desbois, Bernhard Hoetger, pour dresser un tableau le plus exhaustif possible de cette étonnante artiste, de son milieu et de son temps.
Gaudichon Bruno ; Massé Alice ; Pingeot Anne ; Hir
Le Travail , la lutte et les passions. Tels sont les thèmes des quatorze bronzes décoratifs belges récemment offerts au musée de Roubaix par Philippe et Françoise Mongin, généreux couple de collectionneurs parisiens. Présentée pour la première fois au public de La Piscine, cohérence avec la rétrospective consacrée à Jules Adler. le "peintre des humbles" cette donation constitue le coeur d'une exposition-dossier et de cette publication. De Constantin Meunier (1831-1905) à Joseph Witterwulghe (1883-1967) en passant par Jef lambeaux (1852-1908), ce sont trois générations de sculpteurs qui sont évoquées. Les sujets réalistes liés au monde du travail et des travailleurs y côtoient une veine plus légère, autour de l'amour et des bacchanales, tandis que se mêlent les héritages du romantisme, du naturalisme et de l'exubérance de la peinture flamande du Siècle d'or. Dans les collections de La Piscine où elles rejoignent les oeuvres de Rémy Cogghe. mais aussi de Philippe Wolfers, Georges Higuet ou Georges Mime, ces pièces soulignent un tropisme belge ancien et fondateur pour la ville de Roubaix et pour son musée. La proximité géographique et les besoins considérables de main d'oeuvre d'une industrie textile (lainière notamment) en pleine expansion ont en effet alimenté au XIXe et au début du XXe siècles une très importante immigration flamande dans toute la métropole lilloise, et notamment dans les villes de Roubaix et Tourcoing on la thèse de l'art social défendue par un artiste comme Constantin Meunier trouve un écho évident.
Gaudichon Bruno ; Fougeron André ; Bertrand Dorléa
Né à Paris dons une famille prolétaire de la Creuse, André Fougeron fut ouvrier métallurgiste avant de commencer à peindre et d'exposer, en 1936, à la Maison de la Culture du 10e arrondissement. Très rapidement son travail et son inspiration sont intimement liés à un solide engagement politique en faveur du Front Populaire et des Républicains espagnols. En ,1939 il adhère au Parti Communiste français auquel il restera toujours fidèle. Très actif dans la Résistance durant l'Occupation, il utilise son atelier comme une imprimerie clandestine où sont notamment réalisés des titres comme Les Lettres françaises et l'Art français. En 1942 il devient responsable du Front national dès Arts, et construit un oeuvre dont la modernité n'exclut ni la fidélité à la figuration ni une ambition épique. A la Libération, chargé de l'organisation du tribunal de l'épuration de la scène artistique et de la mise en oeuvre d'un hommage à Picasso pour le Salon d'Automne, il incarne une voie indépendante, celle d'un "nouveau réalisme français" qui s'oppose à une vision de l'art détachée du combat politique, et se démarque ostensiblement de la tentation de l'abstraction. En 1953 il prend position contre la publication dans les Lettres françaises du Portrait de Staline dessiné par Picasso. Mais son combat pour l'affirmation d'une peinture d'histoire et d'engagement n'exclut pas une attention permanente aux questions de la peinture et de la modernité, regardant bien sûr vers Matisse et Picasso, mais rendant aussi de vibrants hommages à Courbet. Peu reconnu en France, André Fougeron a fait l'objet d'acquisitions très importantes par la Tate Modern à Londres. L'exposition que lui consacre La Piscine de Roubaix bénéficie de prêts prestigieux. Cet ouvrage en est la mémoire et célèbre un artiste complexe et passionnant, développeur d'un art qui transcende les choix politiques de sa génération et place l'humain au coeur d'une réflexion esthétique et philosophique d'une grande cohérence.
Gaudichon Bruno ; Pingeot Anne ; Chevillot Catheri
A la mort de Degas en 1917, ses héritiers prennent possession de son vaste atelier du boulevard de Clichy où, sur trois étages, sont entassés des milliers d'oeuvres racontant une extraordinaire vie d'artiste. Cette succession fait l'objet en 1918 et 1919 de huit ventes pléthoriques. La famille cependant garde plus de soixante-dix sculptures en cire qu'il s'agit alors de sauvegarder. Le 13 mai 1918, les héritiers signent un contrat avec le fondeur Hébrard pour une édition de soixante-treize modèles en bronze, dont les premiers exemplaires sont réalisés en 1921. Depuis 1931, le musée d'Orsay conserve l'une des 23 séries de bronzes originaux réalisés à partir de cires. C'est cet ensemble qui est présenté dans cet ouvrage à l'occasion de son exposition à La Piscine, dominé par la célébrissime Petite danseuse de quatorze ans, que Degas avait montrée, dans une cage de verre, en 1881 à l'exposition du groupe impressionniste. Aux bronzes sont associés quelques tableaux, dessins, pastels, gravures évoquant les grands thèmes chers à l'artiste : le portrait, le nu, la danse et le cheval. Pour la première fois sont exposées, et reproduites dans cet ouvrage, les photographies des cires prises par Gauthier en 1918 dans l'atelier de l'artiste lors de l'inventaire qui suivit sa mort.
Marc Chagall (1887-1985) a développé essentiellement son expérimentation de la céramique et de la sculpture dans les années du retour en France, après la Libération. À cette époque, l'inscription de l'?uvre dans la terre «si lumineuse» de Vallauris à partir de 1949 et l'attention portée à l'art roman, support formel du riche travail de la pierre entrepris alors par l'artiste, sont des signes importants d'une remise en question. Plus largement, la problématique du volume semble être une question fondamentale et récurrente chez Chagall, que ce soit dans ses compositions peintes si complexes qu'elles en sont plus idéales que réalistes, que dans l'expérience très riche et marquante des arts de la scène dès l'aventure du Théâtre d'art juif de Moscou en 1919-1921. La troisième dimension est aussi présente dans le traitement sculptural des silhouettes, dès les premières ?uvres marquées par le cubisme, dans la construction de volumes pétris dans la terre ou dégagés de la pierre et, à la fin de sa vie, dans les collages puissants de l'?uvre ultime.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.