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André Fourgeron 1913-1998. Voilà qui fait problème vrai
Gaudichon Bruno ; Fougeron André ; Bertrand Dorléa
GOURCUFF GRADEN
34,00 €
Épuisé
EAN :9782353401765
Né à Paris dons une famille prolétaire de la Creuse, André Fougeron fut ouvrier métallurgiste avant de commencer à peindre et d'exposer, en 1936, à la Maison de la Culture du 10e arrondissement. Très rapidement son travail et son inspiration sont intimement liés à un solide engagement politique en faveur du Front Populaire et des Républicains espagnols. En ,1939 il adhère au Parti Communiste français auquel il restera toujours fidèle. Très actif dans la Résistance durant l'Occupation, il utilise son atelier comme une imprimerie clandestine où sont notamment réalisés des titres comme Les Lettres françaises et l'Art français. En 1942 il devient responsable du Front national dès Arts, et construit un oeuvre dont la modernité n'exclut ni la fidélité à la figuration ni une ambition épique. A la Libération, chargé de l'organisation du tribunal de l'épuration de la scène artistique et de la mise en oeuvre d'un hommage à Picasso pour le Salon d'Automne, il incarne une voie indépendante, celle d'un "nouveau réalisme français" qui s'oppose à une vision de l'art détachée du combat politique, et se démarque ostensiblement de la tentation de l'abstraction. En 1953 il prend position contre la publication dans les Lettres françaises du Portrait de Staline dessiné par Picasso. Mais son combat pour l'affirmation d'une peinture d'histoire et d'engagement n'exclut pas une attention permanente aux questions de la peinture et de la modernité, regardant bien sûr vers Matisse et Picasso, mais rendant aussi de vibrants hommages à Courbet. Peu reconnu en France, André Fougeron a fait l'objet d'acquisitions très importantes par la Tate Modern à Londres. L'exposition que lui consacre La Piscine de Roubaix bénéficie de prêts prestigieux. Cet ouvrage en est la mémoire et célèbre un artiste complexe et passionnant, développeur d'un art qui transcende les choix politiques de sa génération et place l'humain au coeur d'une réflexion esthétique et philosophique d'une grande cohérence.
Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition «Un génie sans piédestal, Picasso et les arts et traditions populaires», présentée par le Mucem, Marseille, du 26 avril au 29 août 2016.4e de couverture : Viscéralement attaché à ses racines, Picasso a nourri son ?uvre d'influences issues des arts et traditions populaires, notamment espagnols : parures et musique, gens du cirque, rites de la tauromachie, colombophilie... Baratines et mantilles, guitares et mandolines, masques et toreros, taureaux et colombes sont autant de motifs iconiques qui témoignent de cet ancrage culturel. À l'occasion de prometteuses rencontres, l'artiste s'est approprié les savoir-faire artisanaux avec une extraordinaire créativité, en particulier ceux du bois, de la céramique, de l'orfèvrerie, de la tôlerie, de la linogravure... Faisant preuve d'une ouverture d'esprit peu commune, Picasso, ce «génie sans piédestal», invente avec jubilation un nouvel art populaire.
Gaudichon Bruno ; Rivière Anne ; Le Normand-Romain
4e de couverture : Camille Claudel est née le 8 décembre 1864, il y a cent cinquante ans. Cet anniversaire a suscité une ambitieuse exposition à La Piscine de Roubaix du 8 novembre 2014 au 8 février 2015. Cette artiste attachante, au destin tragique, méritait une nouvelle réflexion sur son ?uvre, dirigée par deux grands spécialistes auteurs de son catalogue raisonné : Bruno Gaudichon et Anne Rivière. Avec de prestigieux prêts, consentis par d'importantes collections publiques et privées, françaises et internationales et notamment grâce à un partenariat exceptionnel avec le musée Rodin et les musées de Nogent et Poitiers, l'exposition regroupe un ensemble remarquable d'?uvres. Le parcours suit un chemin moins traditionnel que celui qui est généralement proposé. Les commissaires ont mis en évidence un certain nombre de points forts dans l'inspiration et le travail de Camille Claudel, qui rythment le déroulé en séquences thématiques et chronologiques. Le circuit dans l'?uvre de Camille Claudel est accompagné par un second niveau, construit avec d'autres artistes qui, à la même époque, ont partagé les mêmes sujets, la même manière et les mêmes inspirations. Le japonisme, l'Art nouveau, le naturalisme, l'expression de la chorégraphie sont développés pour mieux situer Camille Claudel dans les grands enjeux esthétiques de sa génération. L'exposition réunit plus de cent cinquante ?uvres de Camille Claudel, de Rodin et d'artistes comme Alfred Boucher, Jules Desbois, Bernhard Hoetger, pour dresser un tableau le plus exhaustif possible de cette étonnante artiste, de son milieu et de son temps.
En 1946, Picasso visite l?exposition annuelle des potiers de Vallauris : c'est une révélation. Très vite il s?approprie les techniques céramiques les plus diverses (décors incisés, engobés, émaillés?), pour donner libre cours à son inspiration. Il utilise les formes traditionnelles, pichets ou pignates, dont la dimension utilitaire l'enchante - «J'ai fait des assiettes, on vous a dit ? Elles sont très bien, écrit-il à Malraux. On peut manger dedans» -, mais aussi les supports les plus imprévus (gazelles, matériel d'enfournement ou fragments de briques). Il façonne également des formes originales dont la fabrication est un véritable défi pour les potiers de l'atelier Madoura de Georges et Suzanne Ramié, où il a choisi de travailler. En une vingtaine d'années, Picasso crée ainsi plus de 4 000 ?uvres originales puisant aux thématiques méditerranéennes qui lui sont chères : tauromachie, faunes, portraits et antiquités revisitées.
Une amitié hors normes entre deux artistes a vu le jour en 1936 dans l'atelier parisien de Fernand Léger. C'est là, en effet, que le Français Pierre Wemaëre (1913-2010), un des maîtres de l'abstraction lyrique, et le Danois Asger Jorn (1914-1973), co-fondateur du mouvement CoBrA, se rencontrèrent. Tout semblait pourtant les opposer : le premier est issu d'un creuset modelé par l'esprit de famille, la tradition et la tolérance, tandis que le second est un esprit libertaire, volcan d'idées et politiquement engagé. La force des contraires les entraînera, individuellement ou ensemble, sur des chemins artistiques complètement inédits et d'une créativité inouïe. Partageant des débuts difficiles et impécunieux, les jours d'infortune comme les jours meilleurs, tous deux se sont écoutés, réconfortés, stimulés, puisant l'un dans l'autre la confiance nécessaire à leur épanouissement. Artistes en devenir, ils se sont regardés éclore, grandir, mûrir, travaillant parfois à quatre mains, notamment dans la création en direct de tapisseries. Leurs oeuvres personnelles ou communes s'enrichissent mutuellement dans un profond respect réciproque que rien, pas même le temps, ne saura dissiper : une amicale émulation agissant comme le révélateur de soi-même. L'exceptionnelle exposition présentée en 2013-2014, d'abord par La Piscine de Roubaix, puis par la Maison du Danemark à Paris, vient marquer le centenaire de leur naissance et célèbre l'originalité et la fécondité du dialogue entre Pierre Wemaëre et Asger Jorn.
En hommage à Jean-François Jonvelle, mort en 2002, cet ouvrage présente les cent plus belles photographies d'un homme qui aimait les femmes. Le style de Jonvelle est actuel, il recherche une poésie du quotidien qui n'est jamais triviale, ni sophistiquée, parce que son regard est aimable et qu'il s'attache à rendre les femmes libres, naturelles et émouvantes. Comme l'écrit Frédéric Beigbeder: "les femmes de Jonvelle sont fraîches parce qu'elles ne savent pas que nous les regardons".
René Bégué (1887-1987), est à l'origine de Rébé, dont les broderies vont alimenter les créateurs dans le domaine de la haute couture pendant plus d'un demi siècle. René Bégué est un dessinateur de grand talent et un coloriste génial, animé par le goût du faste qui a appris son métier auprès de Poiret et Paquin. Andrée Pichard, que René rencontre au début des années 1920 et qui deviendra son associée et sa femme, a commencé sa carrière comme modiste et possède une excellente connaissance des tissus et a un don particulier pour un agencement et désinhibé des matières. Ensemble ils forment un duo exceptionnel qui va irriguer les plus grandes maisons de haute couture de créations éblouissantes. Rébé est une véritable pépite de la haute couture et du patrimoine textile français, encore inconnu du grand public mais dont le nom résonne comme un mythe chez les couturiers, plus de cinquante ans après la fermeture de l'atelier. En étudiant les croquis, échantillons, les photographies, les modèles conservés dans les archives privées et publiques, l'auteur, Nadia Albertini, retrace pour nous cette histoire fascinante. Pour cela, elle a puisé ses sources dans les magazines de mode de l'époque (Vogue, L'Officiel de la Mode, Harpers' Bazaar, etc.), dans les archives laissées par Rébé au musée des Arts Décoratifs de Paris, au musée du Pays rabastinois, dans celles conservées par les maisons Balenciaga, Dior, Fath, Givenchy, Lanvin, Roger Vivier, Swarovski, Yves Saint Laurent... Nadia Albertini est historienne de la Mode. Elle-même brodeuse, elle collabore avec les plus grandes maisons de couture actuelles... Les recherches qu'elle a menées sur Rébé depuis presque vingt ans l'ont également conduite à rencontrer neuf des anciens collaborateurs du maître brodeur. Leurs témoignages nous plongent dans l'ambiance des ateliers des métiers d'art de l'époque et nous éclairent sur les méthodes et techniques uniques en usage alors.