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Penser la politique avec Kant. La fondation morale de la république
Gaudet Pascal
L'HARMATTAN
11,50 €
Épuisé
EAN :9782343028859
La philosophie kantienne du droit, qui se fonde dans l'Idée morale des droits de l'homme, a pour condition la politique (le droit public) et s'inscrit dans la perspective de l'Idée de république. La république, en son opposition au despotisme, est la manière de gouverner conformément à l'idéal de la paix perpétuelle, qui requiert, à l'intérieur des Etats et entre eux, l'exigence morale du droit public, c'est-à-dire de l'institution d'un peuple comme volonté souveraine éclairée. Mais le droit des hommes n'est sacré que pour autant qu'il se fonde dans la loi morale, elle-même pensée comme sainte. l'administration de ce droit, qui n'est autre que la politique, se fonde donc dans l'Idée de Dieu. Ce livre montre comment la pensée juridico-politique procède d'une application de l'Idée pratique de liberté, comment cette pensée se constitue architectoniquement, et quels sont le sens et la valeur de la théologie morale (ou rationnelle) dans la constitution de la pensée et de l'action politiques.
Qu'est-ce que l'homme ? Cette question, que Kant pose dans la Logique, est au coeur de l'entreprise transcendantale. La philosophie critique de Kant, en tant qu'architectonique, doit être pensée comme une anthropologie " transcendantale ", ce qui signifie que la fondation architectonique du criticisme est le lieu de fondation de l'" humanité " même. La " transcendantalité " de cette anthropologie est interprétée ici à partir des textes kantiens, mais aussi de textes (de M. Heidegger, H. Maldiney, M. Richir, F. Pierobon) qui interviennent comme des détecteurs de problèmes dans les textes kantiens. Le présent ouvrage met en lumière la dimension " éthique " de l'architectonique critique. Ainsi, que penser de l'Idée kantienne d'" humanité " et de l'Idée d'un " accomplissement " de l'existence " humaine " dans l' " espérance " au sens de la " croyance rationnelle " ? Et comment penser le problème de la déconstitution existentielle du temps architectonique ? Ces questions s'inscrivent dans une recherche sur la fondation transcendantale du " temps " et de la " liberté ".
Ce livre propose d'interpréter l'instauration kantienne de l'architectonique comme auto-fondation de l'existence humaine. L'irruption de l'architectonique ne peut se concevoir que comme surgissement d'une liberté, c'est-à-dire d'une absolue spontanéité : elle est commencement et recommencement incessant. Or, cette liberté ne fait pas effraction dans le temps, mais elle ouvre le temps, elle est son origine même. Ainsi est établie la cooriginarité de la liberté et du temps. L'exploration du schématisme le plus originaire de l'architectonique permet de saisir à l'état naissant l'existence humaine (son fondement, l'essence de la subjectivité) et par là de saisir, en un sens, l'origine même du "monde".
La philosophie critique de Kant, en posant la question de la possibilité, mise en oeuvre architectoniquement, du pouvoir de penser, s'institue comme "ontologie" existentielle. L'architectonique des pouvoirs de l'esprit, en sa destination "morale", constitue, en effet, l'"Etre" même de l'homme, soit la fondation (transcendantale) de toute manière d'exister proprement "humaine", les troubles existentiels se révélant être, par hypothèse, autant de déconstitutions de cette architectonique. Le problème du surgissement de l'Idée architectonique et de sa mise en oeuvre temporelle peut donc être interprété comme problème d'une anthropologie transcendantale. Il s'agit de penser par là le "temps" même de l'existence. Si le "temps" n'est rien en dehors de l'esprit, son surgissement ne peut être que celui d'une "liberté". Ainsi, le problème de l'architectonique permet de concevoir le "temps" comme création continuée, oeuvre de la "liberté". Le problème du "temps" ne se limite donc pas chez Kant à l'"exposition" d'une Esthétique transcendantale ni, comme le montre l'architectonique des temporalités, au seul "schématisme" de l'entendement pur. Mais si le "temps" surgit comme "liberté", son essence est nécessairement "pratique". L'existence de l'homme, saisie à ce niveau d'une cooriginarité transcendantale de la "liberté" et du "temps", peut alors être comprise en sa dimension "morale" : l'homme s'assignerait de lui-même la tâche transcendantale de produire le "temps", ce "devoir" étant reconnu ici au fondement de l'effectivité de tout pouvoir de l'esprit.
Résumé : La philosophie pense la vérité non comme un universel déterminé, mais dans une tension vers un universel toujours à trouver : ainsi se définit la "réflexion" au sens kantien, l'universel vers lequel tend la philosophie et qui oriente sa recherche incessante étant l'Idée d'humanité. La vérité est l'oeuvre d'une "décision", non arbitraire, de la pensée : elle est, en effet, à la fois produite "librement" et reconnue comme nécessaire. Ce livre propose une analyse du décisionnisme philosophique tel que le conçoit Kant.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.