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L'autoportrait dans la littérature française. Du Moyen Age au XVIIe siècle
Gaucher-Rémond Elisabeth ; Garapon Jean
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753527621
Si l'autoportrait pictural est attesté dans des manuscrits enluminés du XIIe siècle, ces images reflètent moins l'émergence d'une conscience individuelle que l'expression d'une identité professionnelle, celle de copistes désireux d'apposer leur signature en marge des textes dont ils ont la charge. Pourtant, le procédé traduit déjà le regard d'un sujet sur lui-même et la tentative de le restituer par la peinture. Dès lors, il devient tentant d'examiner la transposition de cette pratique dans la littérature. Les études ici rassemblées se proposent de mettre en lumière, du Moyen Age à l'époque classique, les prémices et l'essor de l'autoportrait littéraire. Avec les apports successifs de l'Humanisme renaissant puis des moralistes classiques, la description de soi voit ses contours se préciser alors même que sa légitimité fait l'objet de critiques acerbes. Les méthodes et enjeux de l'écriture spéculaire sont explorés à travers les différents genres littéraires où elle s'exerce (chroniques, mémoires, poésies, récits allégoriques, notices bibliographiques). Il s'agit d'évaluer ces "miroirs d'encre" (M Beaujour) non seulement du point de vue de leur authenticité, mais aussi de leurs finalités et de leurs modalités (l'autoreprésentation pouvant se décliner aux genres masculin et féminin). Par-delà les différents aspects du moi envisagés (physiques, moraux, psychologiques, intellectuels), une attention particulière est portée aux commentaires que suscitent l'impossibilité ou le refus de l'autoportrait, voire sa condamnation motivée par le soupçon de "philautie". Enfin, les ouvres restituent l'écho du dialogue entre textes, images et idéologies, au croisement de la littérature, de l'histoire de l'art et des pratiques sociales.
Le "Théâtre" de Thérèse de Lisieux, publié pour la première fois intégralement, reste la partie inconnue de son oeuvre. Ces huit pièces récréatives, composées pour les fêtes communautaires, sont loin d'être négligeables ; elles complètent par maintes touches inédites le portrait de la jeune sainte, précisent son itinéraire et enrichissent son apport doctrinal. L'édition du Centenaire apporte, avec un texte critique définitif, une somme de documents, de recherches, d'analyses et de références qui permet d'éclairer la richesse de ces écrits.
Les missions du directeur d'école relèvent de trois champs de responsabilité : le pilotage pédagogique, le fonctionnement de l'école et les relations avec les parents et les partenaires de l'école. Missions exercées le plus souvent en plus de celles d'enseignant. En tant que responsable du fonctionnement d'une école maternelle ou primaire, il s'occupe des tâches administratives (gestion du budget, du personnel...). Il définit et fait appliquer la politique pédagogique de l'établissement, en conformité avec les recommandations du MEN. Et il joue le rôle d'interface entre les parents d'élèves, l'Education nationale et les partenaires institutionnels (élus, services sociaux...). Pour exercer ce métier pivot, il faut posséder des qualités relationnelles et organisationnelles car les réunions, les missions et les interlocuteurs (parents, professeurs des écoles, inspecteurs, autorités locales...) sont nombreux. 49outils indispensables sont proposés pour accompagner les directeurs d'école dans leur quotidien : - Chaque outil est traité de façon synthétique et visuelle sur 2 ou 4 pages. - Chaque outil renvoie à des mises en oeuvre concrètes qui s'appuient sur une expérience de terrain des auteurs. - Des conseils méthodologiques et des remarques sur les contextes d'utilisation de ces outils viennent compléter ces présentations.
Cet ouvrage s'adresse aux élèves ingénieurs s'initiant aux domaines de la robotique, de l'électronique et de l'informatique. A travers la construction d'un petit robot autonome et programmable, ce livre explore de façon pratique plusieurs domaines techniques: l'électronique (choix des composants, montages...) la mécanique et l'informatique (micro-contrôleur, programmation en langage C...). Les routines de contrôle en langage C sont disponibles en téléchargement sur le site www.dunod.com
Musiciens, musicologues et spécialistes de littérature médiévale proposent, dans ce volume, une mise en synergie de leurs compétences pour réfléchir, à partir de quelques exemples, sur la manière dont la musique et le spectacle donnent à voir et à entendre un Moyen Age légendaire, archétypal mais revisité au fil des époques, adapté à de nouveaux publics et à de nouvelles techniques. La démarche relève de l'histoire des représentations : l'enquête, destinée à éclairer les principes, esthétiques ou idéologiques, à l'oeuvre dans les essais d'interprétations, de transpositions et d'inventions, s'effectue en deux étapes. La première partie interroge les modes de transmission de la musique médiévale, qu'il s'agisse du répertoire choral ou filmique. Dans la seconde partie, les analyses portent sur la mise en musique de textes ou thèmes médiévaux. Manuscrits, livrets d'opéras, partitions, adaptations audio-visuelles : tous les supports d'expression sont convoqués, permettant de faire résonner le potentiel artistique d'une époque qui, pour être lointaine, reste en accord avec les sensibilités les plus diverses.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni