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Mes vies d'Entrepreneur
Gattaz Yvon
FAYARD
30,29 €
Épuisé
EAN :9782213628592
Entrepreneur et fier de l'être ! La plus grande réussite d'Yvon Gattaz, fils et petit-fils d'enseignants, ingénieur de formation, c'est d'abord d'être parvenu à pérenniser sa création, ce petit atelier de bricolage, comme il le dit plaisamment, devenu une moyenne entreprise prospère défiant les multinationales, une constellation d'unités de production à taille humaine, indépendantes, terrain idéal pour l'innovation et l'adaptation aux caprices du marché. La passion du créateur coule à l'évidence toujours dans les veines de cet incorrigible optimiste à l'humeur frondeuse, de cet homme courtois qui ne renonce jamais. Et c'est d'abord à ses successeurs que, manifestement, il a pensé en écrivant ces pages : jeunes entrepreneurs, bien sûr, mais jeunes tout court aussi, tentés par l'aventure de la France qui bouge : créer, développer, transmettre, tel est le programme qu'ils auront à appliquer demain, et c'est pour les guider, pour les encourager, pour les inciter à oser, pour leur éviter aussi quelques-unes des erreurs qu'il aura lui-même commises dans ses rapports avec les politiques, les syndicats, l'administration, qu'il a décidé de rapporter son expérience. Il le fait ici avec humour, enthousiasme communicatif et gaieté, en évoquant sans fard les grandes joies et les petites misères qui auront ponctué ses vies d'entrepreneur, celle du chef d'entreprise, bien sûr, celle du patron des patrons aussi, celle enfin de l'académicien comblé par les honneurs que la République réserve à ses enfants les plus méritants, et en l'occurrence l'un de ses plus facétieux.
Les ETI, ces Entreprise de Taille Intermédiaire de 250 à 5 000 salariés, sont encore peu connues des Français. Il est vrai que leur reconnaissance est récente puisque, crées par Nicolas Sarkozy en mars 2008, elles ont été légalisées par la loi LME en août 2008. Et pourtant, les ETI méritent d'être connues. Ces 4 600 entreprises représentent 21 % de l'emploi salarié et le tiers des exportations de la France, ce qui leur donne une position prépondérante dans les quatre catégories d'entreprises de notre pays : TPE, PME, ETI et GE. Comme le Mittelstand allemand, elles rétablissent enfin le " chaînon manquant " de l'économie française. Yvon Gattaz nous explique d'abord la naissance difficile de ces ETI dans notre pays et nous donne les caractéristiques de ces entreprises. Puis trente dirigeants d'ETI performantes nous racontent leurs " histoires d'ETI ", avec leurs créations, leurs ambitions, leurs difficultés et leurs succès. Un livre qui décrit et explique enfin le quart le plus efficace et le plus méconnu " de l'économie française.
Tant qu'on cherchera des solutions à la crise, on ne trouvera que du chômage. "La Crise ? C'est Moi ! " part d'un constat quotidien : les difficultés actuelles de l'entreprise sont avant tout mes propres difficultés et mes comportements inadaptés. Mais l'espoir commence justement ici : car si "la crise, c'est moi", alors l'anti-crise est en moi également. Chacun de nous est aussi un créateur de richesse et un porteur de développement, dans un monde où tout reste à construire. Telle est bien la prise de conscience que ce livre veut susciter. Une prise de conscience à travers des situations vécues, quotidiennes, dans lesquelles chacun pourra se reconnaître, et qui font la vie des entreprises, pour le meilleur comme pour la crise. Un livre direct, simple à lire, dont on ressort plus grand.
Marie Georges, présidente de Paris Pionnières, et Pierre Gattaz, président du MEDEF, s'y sont attelés et ont rassemblé 60 idées à la hauteur des espérances nées de cette élection. Tantôt classiques, tantôt inattendues, générales ou spécifiques, ces idées sont portées par 60 jeunes talents, autant de femmes que d'hommes, entrepreneurs, responsables associatifs ou intellectuels, représentant chacun les forces vives d'une société confiante en son avenir. 60 réformes à mener pour 60 mois d'un quinquennat, mais surtout une volonté commune et constructive de bousculer le statu quo dans lequel notre pays n'a plus le droit de s'enliser. Ces propositions dessinent en creux les attentes d'une génération montante qui porte en elle une vision enthousiaste pour l'avenir de notre pays, un rêve français capable de se réaliser.
Yvon Gattaz analyse sans complaisance et parfois avec humour les atouts et les handicaps de la France dans cette compétition : Elle a gagné la bataille des créations elles-mêmes en nombre. Mais elle a perdu la bataille de la croissance après création, indispensable pour le progrès économique et pour les emplois. Faiblesse grave, nous fabriquons des entreprises naines et qui restent naines. Yvon Gattaz décrit sur ce point nos atouts et nos faiblesses, et propose les actions à mener auprès des jeunes qui ont le goût du risque et surtout auprès des diplômés de l'enseignement supérieur, les plus aptes à impulser cette croissance. C'est le nouveau théorème Yvon Gattaz. Il tente ici de convaincre les jeunes de se lancer avec enthousiasme dans cette aventure. D'après lui, la création de nouvelles entreprises performantes est l'une des clés du redressement économique de notre pays.
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
La Revue Blanche, dont l'aventure n'a guère duré plus de dix ans, a joué en France un rôle-charnière essentiel. La plupart des écrivains, peintres, musiciens, hommes politiques, intellectuels les plus marquants de la fin du XIXe et du début du XXe siècle y ont collaboré ou l'ont côtoyée. Créée, financée et dirigée par les trois frères Natanson, jeunes Juifs polonais, avec la complicité enthousiaste de leurs condisciples du Lycée Condorcet, la Revue Blanche devient vite un lieu de débat sur tous les sujets qui agitent la France. Elle mène des combats politiques sous l'impulsion d'anarchistes comme Fénéon, Mirbeau ; de socialistes, tels Blum, G. Moch, Péguy ; de dreyfusards et de fondateurs de la Ligue des droits de l'homme, comme Reinach et Pressensé. En témoignent ses campagnes dénonçant le génocide arménien, les dérives coloniales, la barbarie des interventions, européenne en Chine, anglaise en Afrique du Sud, et la diffusion des pamphlets de Tolstoï, Thoreau, Nietzsche, Stirner... Elle promeut les peintres Nabis, les Néo-impressionnistes et l'Art nouveau, anticipe le fauvisme, le futurisme et les arts premiers. Toulouse-Lautrec, Bonnard, Vuillard, Vallotton, Hermann-Paul, Cappiello illustrent les articles de la revue et les ouvrages publiés par ses Editions. Après avoir soutenu fidèlement Mallarmé, la Revue Blanche accueille Proust, Gide, Claudel, Jary, Apollinaire qui y débutent, tandis qu'elle édite une nouvelle traduction des Mille et une nuits et Quo Vadis, le premier best-seller du siècle. Elle salue l'innovation dramatique avec Antoine et Lugné-Poe, Ibsen, Strindberg et Tchékhov, sans oublier le triomphe de l'école française de musique avec Debussy. Humour et esprit de fête, liberté, engagement et créativité, pacifisme, laïcité, mondialisation sont les valeurs promues par cette génération emportée dans le sillage de la Revue Blanche. Cet ouvrage illustré et nourri de nombreuses citations décrypte l'histoire de cette avant-garde, nous familiarise avec ses membres, ses réseaux, ses utopies et ses réalisations. Il donne la mesure de l'étape majeure alors franchie par la société française vers le modèle culturel et politique qui est le sien aujourd'hui. . . Paul-Henri Bourrelier ; ingénieur général au corps des mines a dirigé plusieurs établissements publics. Chargé d'inspections aux ministères de l'industrie et de l'Ecologie et de missions de coopération internationales, il anime actuellement l'Association Française pour la prévention des catastrophes naturelles, et un programme d'économie d'énergies en Chine. Il a également fait des communications sur Mirbeau, Lorrain et l'affaire Dreyfus.
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--