La langue assure la transversalité de toutes les disciplines scolaires et constitue un vecteur incontournable de tout apprentissage. Son appropriation, tant sur le plan oral que sur le plan écrit, constitue un enjeu décisif de l'insertion scolaire de l'élève, qu'il soit enfant ou adolescent. Mais elle conditionne également, à plus long terme. l'insertion sociale et professionnelle du futur adulte qu'il est appelé à devenir. S'agissant plus particulièrement du rapport à l'écrit, et malgré le passage obligé par une scolarisation jusqu'à 16 ans, une maîtrise insuffisante de la lecture et de l'écriture est une cause d'exclusion sociale et culturelle. Faute de pouvoir user de ces codes langagiers, et en dépit des efforts d'adaptation qu'ils sont amenés à déployer, un nombre important d'adultes dits en situations d'illettrisme se trouvent ainsi renvoyés aux marges des territoires institutionnels et professionnels où leur appropriation est requise pour y prendre place.. De telles situations, diverses et singulières, interpellent de nombreuses institutions : l'Ecole, la Formation professionnelle, l'Entreprise, le Milieu associatif... Comment peuvent-elles être prises en compte, repérées, évaluées, analysées; et quelles réponses, préventives ou curatives, peut-on y apporter au regard de leurs différentes dimensions ? Le livre se décline en cinq grandes thématiques : la compréhension des processus d'acquisition de la langue écrite et de ses dysfonctionnements ; le rôle de l'école dans la prévention de l'illettrisme; le travail auprès d'adultes en difficulté avec la langue écrite ; le développement des compétences langagières chez l'enfant ; la formation et l'insertion des adultes en difficulté. Cet ouvrage reprend et enrichit les communications prononcées lors du colloque qui s'est tenu les 25-26 octobre 2004 à l'université d'Angers et à l'université catholique de l'Ouest, dans le cadre du programme de recherche angevin des Humanités, des Sciences de l'Homme et de la Société (2H2S), soutenu par le Contrat plan État Région des Pays de la Loire. Il est le fruit des travaux de l'une de ses unités productives : A la rencontre des situations d'illettrisme : constats, analyses, propositions...
Antoine de La Garanderie a posé les bases de la gestion mentale. Au fil des années, est apparu la nécessité de disposer d'un ouvrage de synthèse des différents concepts liés à la gestion mentale. Les notions sont analysées avec leur évolution et leurs mises en oeuvre pratique. Telle est l'ambition du présent ouvrage auquel ont contribué des auteurs engagés ensemble sur ce créneau depuis de nombreuses années, tout en ayant des sensibilités et des trajectoires professionnelles différentes. Cet ouvrage comprend également un descriptif complet des publications d'Antoine de La Garanderie et sur ses travaux.
Gaté Jean-Pierre ; Robin Jean-Yves ; Clerc Françoi
Ce numéro spécial de la revue Eduquer se veut préparatoire au colloque international organisé conjointement par l'université Louis Lumière de Lyon 2, l'Université Catholique de l'Ouest (Angers) et l'IUFM de Lyon. Ce colloque aura pour thème : " Chercheurs et praticiens dans la recherche " et se tiendra à Lyon les 25-26-27 novembre 2004. Plusieurs courants de recherche s'attachent à la compréhension des pratiques et à la mise en valeur des savoirs élaborés dans le cours de l'action. Il s'agit, notamment, de mettre en évidence et de rendre intelligibles les aspects processuels de la construction de l'expérience et de la mise en œuvre de l'action. Les questions que soulèvent ces recherches ont une importance stratégique pour les Sciences de l'éducation dont les objets de recherche sont, pour une part, caractérisés par la subjectivité et la singularité. L'apport principal des courants de recherche qui se construisent autour de la connaissance de l'expérience et de l'analyse des pratiques consiste à identifier et faire reconnaître socialement les savoirs élaborés dans le cours de l'action.
Gaté Jean-Pierre ; Hétier Renaud ; La Garanderie T
L'entrée à l'université et la première année du cursus amène à poser la question de l'accompagnement personnalisé de l'étudiant, notamment sur la méthodologie d'apprentissage. Des universités ont mis en place des programmes de tutorats, soit individualisés, soit collectifs. L'Université catholique de l'Ouest (Angers), en Sciences de l'éducation, a construit un parcours complet basé sur la gestion mentale. Cet ouvrage présente les concepts-clés de la gestion mentale adaptés à des étudiants en université. Il donne les outils à utiliser pour construire un tutorat individualisé et collectif, de l'expression des attentes jusqu'à l'évaluation du dispositif par l'étudiant.
Le pédagogue Antoine de La Garanderie (1920-2010) laisse un héritage intellectuel particulièrement riche et stimulant. Le rayonnement de sa pensée au cours des trois dernières décennies, tant en France qu'à l'étranger, et son influence sur les pratiques pédagogiques, formatives, voire thérapeutiques, font de lui l'une des figures marquantes de notre culture contemporaine. Cet ouvrage explore trois grands champs de réflexion et de recherche : le premier concerne la validité et la pertinence, au plan épistémologique, des recherches qu'il a conduites, désignées sous le terme générique de " Gestion mentale ", et en référence à d'autres courants de pensée ; le second aborde l'orientation générale des expérimentations pédagogiques ou didactiques auxquelles ces recherches ont donné lieu et dont il convient d'évaluer la portée et la valeur, tant heuristiques que praxéologiques ; le troisième relève des fondements proprement anthropologiques où s'enracinent ses concepts et ses propositions et qu'il importe autant de dévoiler que de situer : sa foi en l'éducabilité, sa conception de l'évolution et du progrès.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.