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Archives de sciences sociales des religions N° 195, juillet-septembre 2021 : Usages religieux de la
Gasquet Béatrice de
EHESS
23,00 €
Épuisé
EAN :9782713228728
Les réflexions sur religion et statistique ont surtout porté sur l'application des méthodes quantitatives aux objets des sciences sociales du religieux. Mais en matière de religion les sciences sociales ne sont pas seules à s'intéresser aux nombres. Aujourd'hui, qu'il s'agisse de commander et commenter des enquêtes sur les caractéristiques et opinions des fidèles, sur le clergé ou sur les discriminations antireligieuses, de s'opposer à l'inclusion d'une question sur la religion dans un recensement, ou encore d'utiliser un chapelet physique ou numérique pour prier, les acteurs religieux ne sont pas seulement objets de quantification, ils peuvent aussi en être d'actifs participants. Ce dossier propose un panorama de quelques usages de la quantification qui peuvent être qualifiés de religieux, à travers des contributions issues de plusieurs disciplines (histoire, sociologie, science politique, économie) et portant sur des contextes religieux diversifiés. Que compte-t-on, et que ne compte-bon pas, dans les mondes religieux ? Comment les institutions religieuses produisent-elles, commentent-elles, ou contestent-elles des "chiffres"? En quoi les usages religieux de la quantification se distinguent-ils d'autres usages — militants, savants, économiques ?
Episodique ou chronique, la constipation n'épargne personne. Voyage, changement de mode de vie ou d'habitude alimentaire, alitement, prise de médicaments, grossesse, suite de couches... Ses causes sont multiples. A tous les problèmes qui en découlent, Bernadette de Gasquet apporte des réponses scientifiques mais aussi pratiques, à mettre en oeuvre au quotidien : postures, massages, respiration, protection du périnée, conseils nutritionnels. Les solutions apportées permettent de faire un tour complet de la question, rendent le lecteur actif et en font un partenaire de sa guérison.
Gasquet Bernadette de ; Bouteloup Jean-Paul ; M As
Notes Biographiques : Bernadette de Gasquet est médecin et professeur de yoga. Elle est spécialisée dans l'accompagnement des futures mamans et des accouchées, et est à l'origine du yoga pré et postnatal. Elle dirige l'Institut de Gasquet à Paris et intervient dans plusieurs diplômes universitaires en France et a l'étranger. Elle associe dans son travail l'approche corporelle, les savoirs traditionnels et la médecine moderne. Elle est l'auteure chez Marabout de nombreux ouvrages, notamment du best-seller Abdominaux, arrêtez le massacre !, vendu à plus de 100 000 exemplaires. Jean-Paul Bouteloup découvre très jeune le bouddhisme, et a pratiqué des disciplines qui en sont proches et font le lien entre le corps et l'esprit. Il pratique le yoga depuis 35 ans dans l'héritage de Jacques Thiébault.
Résumé : Dans les années 1970, les pédiatres recommandaient de coucher les bébés uniquement sur le ventre : il a fallu près de vingt ans pour se rendre compte que cette position était directement en rapport avec l'augmentation affolante des morts subites chez le nourrisson. L'abandon de cette préconisation a permis une spectaculaire chute du nombre de décès. Une victoire éclatante pour une médecine qui semble avoir oublié qu'elle était à l'origine du drame... Aujourd'hui, pour éviter tous les risques, une nouvelle règle est imposée aux parents : le coucher uniquement sur le dos et ceci dès la naissance. Au mépris de la pression que cette position exerce sur l'arrière-crâne du nouveau-né, très malléable pendant les premiers mois. Et au mépris d'une augmentation épidémique du nombre de déformations crâniennes, dont les conséquences ne sont pas seulement esthétiques ? une tête plate ?, mais possiblement vertébrales ou psychomotrices. Quand donc la médecine saura-t-elle retrouver le "bon sens" ? Ce combat contre la plagiocéphalie réunit ici les docteurs Thierry Marck, pédiatre, et Bernadette de Gasquet, médecin spécialiste de la préparation à la naissance et de l'accompagnement post-accouchement. Il faut impérativement organiser le dépistage, élaborer une politique de prévention efficace, et si besoin ne pas laisser passer l'heure d'un traitement réparateur.
Aubin-Boltanski Emma ; Gasquet Béatrice de ; Hille
La comparaison directe entre les mondes religieux chinois et indien a rarement été conduite. C'est un paradoxe, car l'une des caractéristiques fondamentales communes aux sociétés indienne et chinoise est la cohabitation très ancienne de toutes les formes de religion : cultes médiumniques, de possession et de guérison ; cultes sacrificiels à des divinités locales ; cultes des ancêtres ou des défunts ; traditions ascétiques, monastiques ou spirituelles ; institutions religieuses supra-locales de type "Eglise", structurées et reconnues par l'Etat ; mouvements de réforme religieuse modernes et contemporains, certains nationalistes, d'autres universalistes. Ces traits communs ne doivent pourtant pas dissimuler la profondeur des écarts : d'un monde à l'autre, les modalités de division du travail religieux diffèrent autant que les modes de régulation des pratiques religieuses par l'Etat. C'est à ce travail de comparaison que s'attachent historiens et anthropologues réunis dans le dossier thématique "Réguler les pluralités religieuses. Mondes indiens et chinois comparés". Le dossier est suivi de deux "varias", l'un sur la gestion par Rome des abus sexuels du clergé entre 1916 et 1939, l'autre sur les enjeux de la "marche d'Arbaïn" dans l'Iran contemporain. Enfin, Wiktor Stoczkowski répond à la controverse ouverte dans la revue sur son dernier livre, La science sociale comme vision du monde. Emile Durkheim et le mirage du salut (Gallimard, 2019).
Dans une Italie communale qui bénéficie, au cours des XIIe et XIIIe siècles d'un essor sans précédent de la production et des échanges, le paysage urbain se hérisse de tours, tandis que les rues résonnent en permanence du pas de ces puissants chevaux de guerre qui peuplent tant de fresques et de tableaux de la première Renaissance. Tours et chevaux symbolisent la supériorité d'une classe sociale, la militia, qui pendant longtemps restera ouverte à tous ceux qui ont les moyens d'acheter un cheval de guerre et de s'entraîner pour le combat monté. Composée pour l'essentiel de propriétaires fonciers, la militia n'en présente pas moins une grande diversité de conditions sociales qu'accentue encore la participation plus ou moins active de ses membres aux secteurs les plus dynamiques de l'économie marchande. Seuls en fait les profits tirés de la guerre et la défense des privilèges qui lui sont reconnus en échange de ses prestations militaires expliquent l'étonnante cohésion de cette classe et sa capacité à perpétuer un système de domination qui s'identifie, jusqu'au début du XIIIe siècle, avec le régime des consuls. Et pourtant, la militia se verra contrainte, en l'espace de quelques décennies, de renoncer à ses privilèges et d'abandonner le pouvoir à de nouvelles catégories de la population regroupées sous la bannière du popolo. Comment expliquer une débâcle aussi rapide ? Par l'irrésistible montée en puissance du popolo, sans aucun doute, et par les décisions internes de la militia. Mais elle apparaît plus encore comme la conséquence inévitable d'une culture de la haine qui, malgré tous les mécanismes destinés à en limiter les effets, conduit à l'implosion d'un tel système de domination.
Septembre 1993 : Serge Moscovici devient docteur honoris causa de l'université de Séville. Le discours qu'il prononce alors allie bilan critique de la théorie des représentations sociales. retour réflexif sur son propre parcours et nouveaux horizons de recherche. Avec ce texte inédit. Moscovici érige la psychologie sociale, dont il est l'un des fondateurs, en véritable anthropologie du monde contemporain.
Observer, participer, comprendre, décrire sont les étapes clés du travail de l'ethnographe. Elles ont donné lieu à de véritables controverses, d'autant plus intenses que s'est accru l'engagement du chercheur dans la cité. Présentant des textes récents, mais déjà classiques, L'engagement ethnographique se lit comme une anthologie de réflexions sur le travail de terrain. Enquêter, c'est s'engager dans des activités, s'impliquer dans des échanges, collecter des informations et, dans le même mouvement, transformer des savoirs et se transformer soi-même. L'expérience du terrain est ici irremplaçable: elle permet une pensée en prise sur le concret. Et contre tout dogmatisme, elle aide à trouver de nouvelles solutions à des problèmes éthiques et politiques. Du terrain aux comptes rendus de situations sociales, l'ethnographie est, plus qu'une méthode, un art de mener l'enquête. Ses pratiques ont connu de grandes transformations, à l'épreuve de la mondialisation. Elles s'enrichissent des apports de l'histoire et de l'analyse de réseaux. De territoire circonscrit, le terrain devient flux. La tâche de l'ethnographe est désormais de suivre de site en site des personnes, des capitaux, des marchandises, des techniques, des histoires, des conflits... Il se retrouve aux avant-postes de la réflexion sur la globalisation.
L'Homme poursuit l'enquête engagée dans le précédent numéro : quelle est donc cette curieuse chimère à deux têtes qui orne sa couverture depuis sa fondation ? Selon Claude Lévi-Strauss, qui l'a choisie, il s'agirait d'un "dieu Tortue" de la culture pré-colombienne Coclé, en Amérique centrale. Que sait-on de cette culture et de ses productions graphiques ? A quel genre de dieu, et à quel genre de tortue, correspond ce personnage ? Et que dire de la bicéphalité joyeuse et hypnotique qui le caractérise ? Richard G. Cooke et Carlo Severi apportent quelques éclaircissements sur ces questions. Trois "Etudes & Essais" forment le coeur de ce numéro, illustrant une nouvelle fois l'ouverture épistémologique de notre revue. Camille Chamois explore à quelles conditions ethnographiques, philosophiques et psychologiques une théorie perspectiviste peut envisager la multiplicité de points de vue d'êtres différents, humains ou non humains. Abigaël Pesses nous conduit ensuite chez les Karen de Thaïlande et nous présente un curieux motif dessiné sur l'envers d'un plateau de riz, dans lequel toute une cosmologie se voit sobrement condensée afin de guider les morts sur le chemin de l'au-delà. Sophie Blanchy et Haddad Salim Djabir, pour leur part, restituent les échanges cérémoniels qui rythment et organisent les relations entre groupes de descendance sur l'île de Mohéli dans l'archipel des Comores, de même que le processus historique de la préservation de ces usages sous l'influence de riches marchands étrangers. Laurent Berger, enfin, clôt ce numéro par un nouveau commentaire critique du livre de Charles Stépanoff, Voyager dans l'invisible. Techniques chamaniques de l'imagination (La Découverte, 2019), en réexaminant la corréla¬tion entre naissance de la hiérarchie et mode de médiation reli¬gieuse. Il est ainsi question de cosmologies, dans ce numéro, et de la matière cérémonielle et picturale par laquelle une population figure - et donc rend disponible - le monde relationnel qu'elle habite et qu'elle produit.