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Archives de sciences sociales des religions N° 193, janvier-mars 2021 : Réguler les pluralités relig
Aubin-Boltanski Emma ; Gasquet Béatrice de ; Hille
EHESS
23,00 €
Épuisé
EAN :9782713228704
La comparaison directe entre les mondes religieux chinois et indien a rarement été conduite. C'est un paradoxe, car l'une des caractéristiques fondamentales communes aux sociétés indienne et chinoise est la cohabitation très ancienne de toutes les formes de religion : cultes médiumniques, de possession et de guérison ; cultes sacrificiels à des divinités locales ; cultes des ancêtres ou des défunts ; traditions ascétiques, monastiques ou spirituelles ; institutions religieuses supra-locales de type "Eglise", structurées et reconnues par l'Etat ; mouvements de réforme religieuse modernes et contemporains, certains nationalistes, d'autres universalistes. Ces traits communs ne doivent pourtant pas dissimuler la profondeur des écarts : d'un monde à l'autre, les modalités de division du travail religieux diffèrent autant que les modes de régulation des pratiques religieuses par l'Etat. C'est à ce travail de comparaison que s'attachent historiens et anthropologues réunis dans le dossier thématique "Réguler les pluralités religieuses. Mondes indiens et chinois comparés". Le dossier est suivi de deux "varias", l'un sur la gestion par Rome des abus sexuels du clergé entre 1916 et 1939, l'autre sur les enjeux de la "marche d'Arbaïn" dans l'Iran contemporain. Enfin, Wiktor Stoczkowski répond à la controverse ouverte dans la revue sur son dernier livre, La science sociale comme vision du monde. Emile Durkheim et le mirage du salut (Gallimard, 2019).
Ce documentaire est organisé comme un zoom arrière qui part de la ville, le milieu le plus proche de l'enfant, pour le conduire vers la rivière, la forêt tropicale et la planète dans son ensemble. On y découvre comment la faune, la flore et les hommes interagissent dans ces quatre milieux et lieux de vie. Présenté en doubles pages richement illustrées, chaque chapitre développe une thématique particulière. Quelques exemples: La ville est une jungle Les immeubles, le bruit, le béton, les voitures? la ville laisse peu de place à la nature, et pourtant! (adaptation, opportunisme) ça circule: les mille et une manières qu'ont les plantes et les animaux d'arriver en ville, d'à côté ou de l'autre bout du monde?
Yazbek Samar ; Aubin-Boltanski Emma ; Chehayed Nib
Résumé : Dix-neuf femmes, dix-neuf vies - et une seule cause : la liberté. A chacune de raconter " sa " révolution et " sa " guerre. D'école en hôpital, de manifestation en reportage, c'est le moment pour ces femmes de prendre la parole. Mais qui pour les entendre ? Elles sont prises dans un étau qui, de massacres en tortures, se referme sur elles. La révolte elle-même se dérobe sous leurs pieds. Bientôt, l'horreur... Bientôt, l'exil... Dix-neuf voix pour raconter leurs histoires, leur Histoire. Dix-neuf voix pour mémoire.
Observer, participer, comprendre, décrire sont les étapes clés du travail de l'ethnographe. Elles ont donné lieu à de véritables controverses, d'autant plus intenses que s'est accru l'engagement du chercheur dans la cité. Présentant des textes récents, mais déjà classiques, L'engagement ethnographique se lit comme une anthologie de réflexions sur le travail de terrain. Enquêter, c'est s'engager dans des activités, s'impliquer dans des échanges, collecter des informations et, dans le même mouvement, transformer des savoirs et se transformer soi-même. L'expérience du terrain est ici irremplaçable: elle permet une pensée en prise sur le concret. Et contre tout dogmatisme, elle aide à trouver de nouvelles solutions à des problèmes éthiques et politiques. Du terrain aux comptes rendus de situations sociales, l'ethnographie est, plus qu'une méthode, un art de mener l'enquête. Ses pratiques ont connu de grandes transformations, à l'épreuve de la mondialisation. Elles s'enrichissent des apports de l'histoire et de l'analyse de réseaux. De territoire circonscrit, le terrain devient flux. La tâche de l'ethnographe est désormais de suivre de site en site des personnes, des capitaux, des marchandises, des techniques, des histoires, des conflits... Il se retrouve aux avant-postes de la réflexion sur la globalisation.
Georges Guille-Escuret bouscule un des tabous de la civilisation: le cannibalisme. II soumet au crible d'une analyse incisive le regard porté par les sciences sociales sur l'anthropophagie. Entre les récits d'explorateurs, les témoignages de missionnaires et les commentaires de savants, se dessine une épistémologie à double sens, portant sur la confrontation entre la culture des peuples observés et celle des observateurs. Le cannibalisme se révèle une formidable loupe pour observer les antagonismes de pensée autour du rapport nature/culture. Il permet aussi de mettre au jour la dimension historique de l'exotisme. Ce livre, tout en réinsérant le cannibalisme parmi les sujets anthropologiques, prétend combattre efficacement l'ethnocentrisme et le mépris du "sauvage" dans la "civilisation".