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La tentation autobiographique. De l'Antiquité à la Renaissance
Gasparini Philippe ; Lejeune Philippe
SEUIL
28,01 €
Épuisé
EAN :9782021109597
Nous assistons, depuis deux ou trois décennies, à une extension du domaine de l'autobiographie, désormais légitimée, pratiquée, encouragée et consommée sous des formes extrêmement variées. Cependant, il serait erroné de croire que l'écriture du moi est un phénomène récent dont l'Occident aurait le monopole. Elle s'inscrit au contraire dans une longue histoire que l'on ne peut plus réduire, paresseusement, à la trilogie Augustin-Montaigne-Rousseau. Le témoignage autobiographique apparaît dès l'Antiquité, en Chine, au Moyen-Orient, en Grèce et à Rome, parmi les rois, les fonctionnaires, les poètes, les historiens, les philosophes, les rhéteurs. Puis le christianisme, l'islam, le bouddhisme intériorisent sa thématique tout en prônant le renoncement à la vie d'ici-bas. À Byzance, le "je" se glisse dans l'Histoire, l'hagiographie ou la règle monastique. Au Japon, des poétesses retracent leur vie amoureuse. Les érudits arabes et chinois glissent leur histoire dans leurs ouvrages. En Europe, plus d'un moine cède à la tentation de se raconter. Les nobles dictent leurs Mémoires pour rehausser leur prestige. Les bourgeois tiennent des livres de famille. Les écrivains et les artistes deviennent les héros de leurs propres oeuvres. Montaigne, enfin, érige le souci de soi en art de vivre. Et, en même temps, certaines périodes, certaines cultures, certains milieux se passent d'écriture du moi... Ce premier volume, qui sera suivi de deux autres, est consacré à l'avant XVIe siècle.
Le mot 'autofiction' est apparu dans les années quatre-vingts pour désigner des textes écrits à la limite du roman et de l'autobiographie. Il a séduit les éditeurs, les critiques, les enseignants, car il leur permettait de revaloriser une part considérable de la production littéraire. Les romans qu'on n'osait plus qualifier de personnels ou autobiographiques bénéficièrent ainsi d'une appellation nouvelle, de consonance moderne, mais aussi vague et indéterminée que les précédentes. Cet effet de mode n'a pas manqué d'aggraver la confusion qui régnait déjà sur cette frontière.Constatant qu'aucune étude n'avait été consacrée à ce problème depuis au moins quarante ans, l'auteur le reformule en adoptant une méthode pragmatique, c'est-à-dire en considérant le texte comme un vecteur de communication. Il propose d'abord de réserver 'autofiction' aux projections du moi dans des situations imaginaires, par analogie avec 'science-fiction'. Le concept de 'roman autobiographique' retrouve ainsi sa pertinence pour regrouper les textes, beaucoup plus nombreux, qui prétendent combiner deux contrats de narration apparemment incompatibles : la convention romanesque et le pacte autobiographique.Ces textes se caractérisent essentiellement par leur stratégie de l'ambiguïté. Ils distribuent des signes contradictoires de fiction et de confession qui requièrent un travail permanent de décodage. La définition du roman autobiographique, en tant que genre, passe donc par un inventaire des procédés qu'il emprunte au roman, à l'autobiographie et à d'autres genres. Philippe Gasparini entreprend cette tâche en suivant l'itinéraire du lecteur qui se demande : ´Est-il je?', c'est-à-dire: le héros et l'auteur sont-ils identifiables? quel est le degré de référentialité du récit?
Du fait d'une tradition que l'enseignement et la recherche juridique en France traduisent, l'analyse de la démocratie, de ses fondements, ses modalités, ses pratiques, est avant tout le fait des juristes de droit public ou des politistes mais elle tend à se développer désormais dans l'ensemble des branches du droit. En cela, la science du droit est appelée à étudier un phénomène social global en singulière expansion. En effet, cette idée démocratique, née dans le champ du droit constitutionnel et d'une réflexion sur l'organisation de l'Etat, irrigue aujourd'hui d'autres organisations sociales au-delà de celle de l'Etat : organisation des administrations publiques "ordinaires ", des sociétés commerciales, des familles... La démocratie est au-delà d'un modèle politique une philosophie sociale traduite dans les règles de droit, toutes a branches a confondues. Paradoxalement, en s'imposant cet impératif démocratique subit une critique de ses modalités et une réflexion sur son renouvellement et sa transformation. Les crises régulières et les critiques subies par la démocratie ne peuvent manquer d'intéresser les juristes. Les études rassemblées dans cet ouvrage, issues des travaux des doctorants de la Faculté de droit et de science politique d'Aix-Marseille Université et de l'IEP d'Aix-en-Provence à l'occasion de la journée du 7 juin 2019 qui leur est consacrée, s'efforcent d'analyser ce mouvement et de repenser la démocratie ainsi que ses formes d'expression.
L'instauration de la note de vie scolaire au collège à la rentrée 2006 a été une tentative pour lutter contre les problèmes de discipline, mais aussi pour valoriser des compétences sociales définies dans les piliers 6 et 7 du socle commun. Cet ouvrage analyse sociologiquement les conditions d'efficacité et de réception de la note de vie scolaire dans plusieurs collèges français par une approche ethnographique et des entretiens menés auprès de 82 professionnels et de 63 collégiens de 3e. Ce dispositif est inédit: il représente un effort pour mettre à plat l'une des caractéristiques de la forme scolaire, à savoir l'intrication étroite entre les savoirs scolaires et les comportements sociaux, avec une recherche de travail collaboratif à l'échelle d un établissement. Plusieurs professionnels doivent ainsi s'y concerter pour une évaluation commune (enseignants, CPE, principaux) alors que leurs missions diffèrent, dans un contexte de politique d'éducation où les établissements doivent faire preuve d'autonomie tout en appliquant des injonctions nationales. Les collégiens de leur côté sont soumis à la pression de la réussite scolaire qui influence positivement leur perception de la note de vie scolaire.
Agresti Jean-Philippe ; Gasparini Eric ; Perrier J
L'innovation sociale est un thème majeur des sciences humaines et sociales modernes. Elle désigne, au sens large, l'évolution des structures sociales et les ruptures que celles-ci peuvent parfois subir, soit en raison de choix politiques soit en raison de l'évolution des moeurs. L'innovation consiste alors à accompagner ou même initier ces évolutions. Si la science du droit a souvent pour caractéristique d'être centrée sur son objet à l'exclusion, souvent, de ses implications sociales, il apparait cependant que le droit est, tout à la fois, un outil d'accompagnement de l'innovation sociale mais aussi parfois le déclencheur de ces innovations. Chaque branche du droit est concernée par ce mouvement. En droit privé où le droit des personnes est largement déterminé par les évolutions des structures familiales et les réformes récentes en ce domaine apportent de véritables innovations aux modèles familiaux. En droit public avec les réflexions sur la démocratie participative, l'administration durable ou la "e-administration" qui augurent de nouveaux modes d'action et de définition des rapports entretenus entre le citoyen et le pouvoir, l'individu et la collectivité. Ces exemples n'épuisent pas la question car l'innovation sociale peut expliquer la plupart des évolutions du droit positif depuis quelques années. Elle peut également enrichir l'analyse historique du droit. Les contributions regroupées ici, issues de la troisième édition de la journée des doctorants du 18 juin 2021 qui leur est consacrée. en sont l'illustration.
Résumé : Pour les collectioneurs de "Je t'aime", les amoureux du mot doux, les inquiets de la page blanche, les romantiques improductifs ou les imaginations rétives, un grand coup de main et un petit livre malin, variations sur le thème du "je t'aime". Sacha Goldberger ou l'art de décliner sa flamme, ou comment, en 164 pages, la simple déclaration se fait matière d'illustration : un je t'aime banane, ivresse de toi, pour faire un vrai je t'aime tout rouge, je t'aime en braille, une idée de tatouage : "PROPRIETE PRIVEE ENTREE INTERDITE", je sais compter jusqu'à toi, un deux, toi, www.Je t'aime.com, Je t'aime un point c'est tout. Autant de photographies, délicates ou décalées, drôles et sans pitié, un concentré d'amour qui passe en revue les émois du palpitant : le livre idéal à offrir pour la Saint-Valentin. Ce premier livre de Sacha Goldberger est une preuve d'amour, la seule manière qu'il ait trouvée pour déclarer sa flamme à la femme de sa vie partie sur d'autres chemins.
Résumé : " Ce livre n'est pas un manuel d'éthique destiné aux candidats bacheliers. Il ne parle ni des auteurs importants ni des grands courants historiques de la théorie morale. Et je n'ai pas cherché à mettre l'impératif catégorique à la portée de tous les publics. Ce n'est pas non plus un catalogue de réponses moralisatrices aux problèmes que nous rencontrons tous les jours dans le journal ou dans la rue, de l'avortement à l'objection de conscience en passant par les préservatifs. L'éthique n'a jamais permis de trancher un débat, même si son rôle est de les ouvrir tous. Ce livre ne prétend pas être autre chose qu'un livre personnel et subjectif, comme les rapports existant entre un père et son fils ; et par là-même universel, comme la relation père-fils, la plus ordinaire. Il a été pensé et écrit pour être lu par des adolescents : il n'apprendra sans doute pas grand-chose à leurs maîtres. Son objectif n'est pas de fabriquer des esprits bien-pensants (et encore moins mal tournés), mais de stimuler une pensée libre ".
La Guerre et la Paix est une oeuvre mythique de la littérature russe et universelle, une vaste fresque historique et familiale, modèle de ce que seront les grandes sagas du XXe siècle. Sur le fond des grands événements du début du XIXe ? la campagne de 1805-1806 avec Austerlitz et celle de 1812-1813 avec Borodino et l'incendie de Moscou ? s'inscrivent les chroniques de deux familles appartenant à la noblesse russe, les Bolkonski et les Rostov. Des chroniques faites d'amour et de haine, d'interrogations sur la vie et la politique, traversées par les passions et les doutes.Traduite pour la première fois en français, cette version originelle de La Guerre et la Paix ? il y eut plusieurs éditions souvent différentes du vivant de l'auteur ? se fonde sur l'édition publiée dans « L'héritage littéraire » par l'Académie des Sciences de l'URSS. Elle permet aux initiés de mieux connaître les systèmes de pensée et de création artistique de Tolstoï. Par ailleurs, les réflexions philosophiques allégées, le rythme rapide, l'action resserrée, propres à tenir le lecteur en haleine, sans rien ôter à la richesse littéraire, devraient renouveler l'intérêt pour ce chef-d'oeuvre.