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Le peuple de la première alliance. Approches chrétiennes du mystère d'Israël
Garrigues Jean-Miguel
CERF
29,00 €
Épuisé
EAN :9782204094016
Le sous-titre du livre en explicite le propos : "Approches chrétiennes du mystère d'Israël". Vatican II et Jean-Paul II ont purifié grandement la théologie catholique du vieil antijudaïsme de chrétienté. Bénéficiant de ce nouveau regard, ce livre représente un essai de compréhension en théologie catholique de la vocation des juifs dans sa permanence, même après le Christ, en dehors mais aussi à l'intérieur de l'Eglise. Il s'efforce de dire, à la lumière de l'Ancien et du Nouveau Testament, ce que la foi chrétienne enseigne sur la place des juifs dans le dessein de Dieu. En 1987, l'auteur avait dirigé la publication par un groupe de théologiens chrétiens d'un ouvrage collectif, L'Unique Israël de Dieu (aujourd'hui épuisé), qui portait déjà le même sous-titre. Le présent ouvrage reprend l'essentiel de sa contribution d'alors et y ajoute tout ce que sa recherche théologique lui a permis de développer par la suite, grâce à sa collaboration comme expert au Catéchisme de l'Eglise catholique et aux deux colloques du Vatican (sur l'antijudaïsme en milieu chrétien et sur l'Inquisition), qui ont préparé l'acte de repentance posé par Jean-Paul II en l'an 2000, grâce aussi à son implication dans la recherche d'un statut ecclésial pour les Juifs catholiques en Terre sainte et dans un dialogue avec des leaders et des théologiens juifs messianiques.
Résumé : Ni Jésus, ni ses apôtres, pas même Paul, n'ont cherché à fonder une autre religion à côté de celle d'Israël, qu'ils voulaient renouveler dans la ligne de son accomplissement messianique. Néanmoins, à travers les deux guerres juives contre l'empire romain (70 et 135 ap. J. C.), l'Eglise s'est détachée du peuple juif et un christianisme autoréférentiel a voulu qu'elle le remplaçât - sans y parvenir vraiment - comme peuple de Dieu. Mais aujourd'hui, les relations actuelles de partenariat confiant entre juifs et chrétiens permettent l'essai que tente ce livre : revisiter avec sérénité et bienveillance l'histoire dramatique d'une déchirure qui a vu à la fois la mutation du judaïsme avec la fin du Second Temple et la naissance de l'Eglise du Ier au IIIe siècle. Leur détachement représente une déchirure qui a entrainé de récurrentes persécutions pour les juifs, marquant dramatiquement pendant des siècles l'histoire occidentale.
Ce livre apporte une réponse à une question de théologie fondamentale : comment comprendre organiquement, comme une unique Révélation, l'ensemble des Ecritures par ailleurs si diverses ? La Parole de Dieu a-t-elle un centre d'intelligibilité, un principe herméneutique qui fournisse la clé d'interprétation de l'ensemble du donné révélé ? A partir du IIe siècle, les Pères de l'Eglise, de saint Irénée de Lyon à saint Léon le Grand, voient le fil rouge de la Révélation dans le dessein de Dieu dont le but est l'adoption filiale des créatures spirituelles en grâce puis, pour celles qui le méritent, en gloire. Ce dessein d'adoption qui, pour les hommes, a avorté en Adam, est mené jusqu'à sa fin par l'Incarnation du Fils Unique comme Christ Rédempteur. Saint Maxime le Confesseur et saint Thomas d'Aquin en donnent une puissante explicitation doctrinale. La recherche du père Garrigues s'attache à montrer que ce dessein de Dieu est un "dessein bienveillant" (Ep 1, 5) dans lequel le mal moral, le péché, n'est voulu par le "Père des miséricordes" (2 Co 1, 3) ni directement ni indirectement.
Maxime le Confesseur. Un moine aux origines obscures, probablement palestinien de souche juive et de culture grecque, qui, à la fin de la grande période patristique, recueille tout l'héritage dogmatique et spirituel de l'Orient chrétien (Origène, les Cappadociens, la tradition macarienne, Cyrille d'Alexandrie, le Pseudo-Denys, etc.) et le charpente dans une première ébauche d'aristotélisme chrétien rendant possible, à travers saint Jean Damascène, la synthèse médiévale de saint Thomas d'Aquin. Un spirituel du VIIè siècle qui, à Constantinople, découvre de l'intérieur le Palais et l'Eglise impériale dans leur suprême tentative pour sauvegarder, fut-ce au prix de l'hérésie, l'intégrité politico-religieuse de l'Empire. Un errant dans le chaos d'une époque apocalyptique qui voit le dernier affrontement entre les deux empires des Grecs et des Perses, rivaux depuis plus d'un millénaire, puis la montée foudroyante de l'Islam et la dislocation de la chrétienté romaine. Maxime est, tant par ses écrits que par sa vie de plus en plus audacieuse dans la charité, un témoin de la plénitude humano-divine du Christ : à Carthage dans la controverse doctrinale, à Rome dans la confession conciliaire auprès du successeur de Pierre, à Byzance dans les supplices d'un procès pour haute trahison, et finalement sur les hauteurs du Caucase dans le martyre. A travers ce parcours fulgurant de l'histoire d'une liberté chrétienne, c'est un saint qui découvre et proclame l'amour fou du Père comme avènement humain de Dieu dans le Christ et comme avenir divin de l'homme dans l'Esprit de charité. Dieu et l'homme, chante-t-il, se servent mutuellement de modèles. Par son amour pour l'homme Dieu s'humanise selon la même mesure où par la charité l'homme est divinisé pour Dieu.
Garrigues Jean-Miguel ; Leloir Dom l. ; Legrez Jea
Prenant en compte l'ensemble des témoignages historiques de l'époque des Pères de l'Eglise, ce livre montre que le monachisme a eu sa source dans l'assemblée eucharistique de tous les baptisés tout autant que dans la solitude du désert. De grandes figures monastiques comme S. Ephrem, S. Basile, S. Martin ou S. Augustin sont là pour le rappeler. Entre le IVè et le VIIIè siècle, les moines ont été peut-être plus nombreux dans les basiliques que dans les lieux retirés. Presque toutes les villes ont eu à cette époque un ou plusieurs monastères de basilique. En étudiant d'un point de vue historique et théologique cette tradition monastique de l'Eglise des Pères, ce livre veut éclairer l'actuelle renaissance du monachisme dans l'assemblée de tous les fidèles. "A la suite du Concile Vatican II, écrit le P. Louis Leloir dans sa préface, des fraternités monastiques diocésaines sont nées dans plusieurs villes de France, renouant avec une tradition ancienne et remise à jour par l'ecclésiologie de l'Eglise locale qui se dégage des documents conciliaires. Le point commun entre ces diverses réalisations semble être le désir de ces fraternités de faire partager les richesses de la vie monastique avec l'assemblée de tous les fidèles, dont elles font partie et dont certaines assument la charge pastorale".
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".