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L'ivresse des sondages
Garrigou Alain
LA DECOUVERTE
7,00 €
Épuisé
EAN :9782707150059
Depuis les années 1980, le nombre de sondages politiques a été multiplié par deux en France, et on en compte plus d'un millier par an. Ils occupent désormais une place centrale dans les commentaires médiatiques de la vie politique, et tout autant dans l'agenda et les décisions des responsables politiques eux-mêmes. Et, sauf en de rares occasions - qui n'altèrent en rien l'ivresse des sondages -, ceux-ci ne sont plus critiqués, et tout le monde affecte de croire qu'ils offrent un fidèle reflet de la réalité. Et pourtant...Dans cet essai vif et documenté, Alain Garrigou montre à quel point la production de sondages, ainsi que l'usage qui en est fait, confinent souvent à l'absurde. Il révèle notamment comment la fiabilité des résultats est gravement mise en cause par les techniques utilisées et par le refus croissant des citoyens de répondre aux sondeurs. Et, plus profondément, il explique comment la «sondomanie» a radicalement transformé la vie politique.Loin de favoriser la démocratie, comme le promettait dans les années 1930 George Gallup, le pionnier des sondages d'opinion, ceux-ci l'ont fortement pervertie, ne serait-ce que par le rôle invraisemblable qu'ils jouent dans les décisions de politique publique.
Résumé : Ce livre retrace l'histoire politique récente de la France et se veut porteur d'une vision compréhensive de notre temps, à une période saturée par les médias et pourtant dominée par l'amnésie. Il se propose de donner des instruments factuels et conceptuels pour comprendre. Il peut être considéré comme l'autobiographie des générations actuelles, des plus anciennes qui ont vécu toute la séquence envisagée (1940 à nos jours) jusqu'aux plus jeunes, qui vivent avec le présent, mais aussi avec les schèmes et souvenirs de leurs aînés. En ce sens se développe une réflexion sur ce monde que nous habitons, mais tout aussi bien nous habite. L'ouvrage est organisé selon un ordre chronologique nécessaire à des étudiants et aux autres lecteurs soucieux de trouver un sens aux noms et aux concepts qui ont marqué l'histoire du pays depuis trois quarts de siècle, une histoire scandée par une succession de " crises ". Cette histoire est écrite en opposition aux façons de découper commodément le réel politique avec des limites chronologiques plus courtes et des dates, certes justifiées politiquement, comme 1945, 1958, 1981, mais qui se privent d'une épaisseur nécessaire à la compréhension. PREMIÈRE PARTIE - FIN D'UNE SOCIÉTÉ IMPÉRIALE ET MODERNISATION Chapitre 1 - LA FRANCE DE VICHY (1940-1944) Chapitre 2 - RÉSISTANCE ET LIBÉRATION (1940-1946) Chapitre 3 - LA IVe RÉPUBLIQUE (1946-1958) Chapitre 4 - LA RÉPUBLIQUE PLÉBISCITAIRE (1958-1962) DEUXIÈME PARTIE - CONSENSUS MODERNISATEUR ET TENSIONS POLITIQUES Chapitre 5 - CROISSANCE ET CONSERVATISME (1962-1969) Chapitre 6 - LE SEPTENNAT INACHEVÉ (1969-1974) Chapitre 7 - LE SEPTENNAT GISCARDIEN ET LA CRISE (1974-1981) Chapitre 8 - LA GAUCHE AU POUVOIR (1981-1986) TROISIÈME PARTIE - ALTERNANCES SANS ALTERNATIVE Chapitre 9 - L'EXPÉRIENCE DE LA COHABITATION (1986-1988) Chapitre 10 - FRANÇOIS MITTERRAND II (1988-1993) Chapitre 11 - LA DEUXIÈME COHABITATION (1993 -1995) Chapitre 12 - LE SEPTENNAT AVORTÉ : LA PRÉSIDENCE DE JACQUES CHIRAC (1995 -1997) Chapitre 13 - LA LONGUE COHABITATION (1997-2002) Chapitre 14 - REVANCHE ET FAIBLESSE : LE QUINQUENNAT DE JACQUES CHIRAC (2002-2007) Chapitre 15 - UNE TENTATIVE NÉOLIBÉRALE : LA PRÉSIDENCE DE NICOLAS SARKOZY (2007-2012) Chapitre 16 - LE PRÉSIDENTIALISME AU DÉFI DE L'IMPUISSANCE (2012- 2016)
Singulier destin que celui du député Alphonse Baudin. On ne le connaît que par les circonstances de sa mort. Le 3 décembre 1851, il s'oppose au coup d'État de Louis Napoléon Bonaparte. Aux Parisiens qui refusent de rejoindre des élus dont l'indemnité législative de 25 francs par jour est très impopulaire, il lance un "mot sublime": "Vous allez voir comment on meurt pour 25 francs." Sur la barricade, une balle le tue. Mais qui est donc Baudin? Peu importe son travail de député, historiens et politiques n'ont débattu que des circonstances de sa mort. La bataille a longtemps fait rage pour qualifier son geste jusqu'à ce que le transfert de sa dépouille au Panthéon le consacre comme un acte de bravoure. Des générations d'écoliers français ont admiré le sacrifice de Baudin magnifié par Victor Hugo et Victor Schoelcher, ses compagnons de barricade et de Panthéon. Pourquoi, dans la République bien établie, le souvenir s'en est-il effacé? Baudin a-t-il seulement prononcé son "mot sublime"? La mort héroïque suscite toujours une grande interrogation - est-il des valeurs au-dessus de sa propre vie? En fait, cette biographie posthume d'Alphonse Baudin pose l'énigme du sacrifice en politique et révèle ainsi une inquiétude sur l'état de la démocratie contemporaine.
Paraissant à l'occasion du centenaire de sa naissance, ce livre est non seulement un hommage, mais une exploration de l'oeuvre à travers les rapports qu'elle entretien avec la biographie de son auteur et les pensées qui ont accompagné sa formation, ainsi qu'une mise à l'épreuve des concepts et des résultats des travaux d'Elias sur la civilisation, la violence, le sport, l'art, la nation, la formation de l'Etat ou celle de l'individu moderne. Cet ouvrage est le premier livre en langue française consacré à Norbert Elias. Depuis une vingtaine d'années, le sociologue allemand - devenu un intellectuel européen avant la lettre - a pourtant largement inspiré les sciences sociales, l'histoire, la sociologie et la science politique. Peu d'auteurs sont autant cités, même si Elias n'est pas toujours bien compris. A travers une approche pluridisciplinaire qui s'inspire de son hostilité aux clivages institutionnels, Norbert Elias, la politique et l'histoire rassemble des spécialistes français et étrangers d'horizons divers, dont des anciens collaborateurs d'Elias lui-même. Paraissant à l'occasion du centenaire de sa naissance, ce livre est non seulement un hommage, mais une exploration de l'oeuvre à travers les rapports qu'elle entretien avec la biographie de son auteur et les pensées qui ont accompagné sa formation (comme celles de Nietzsche ou de Weber), ainsi qu'une mise à l'épreuve des concepts et des résultats des travaux d'Elias sur la civilisation, la violence, le sport, l'art, la nation, la formation de l'État ou celle de l'individu moderne. Enfin, les auteurs tentent d'appliquer ces concepts et ces résultats à de nouveaux objets, confirmant la fécondité d'une pensée qui accède aujourd'hui à une reconnaissance de plus en plus grande.
Médias, argent, politique... les sondages sont au coeur d'un système qu'ils ont contribué à transformer. Forme dominante de production de l'opinion publique, les sondages participent à la mise en condition des citoyens, et donc à la perversion de la démocratie: les régimes démocratiques sont devenus des régimes d'opinion. Fabriquée, transformée en données chiffrées, marchandisée puis manipulée, l'opinion publique est à présent une source de profits sur un marché en pleine expansion. Alors que la fabrique de l'opinion tourne à plein régime, une critique citoyenne des sondages est plus nécessaire que jamais. Le Manuel anti-sondages décrypte le fonctionnement de ce système opaque et antidémocratique. Il propose une analyse sans concessions de ses techniques et de ses usages commerciaux, politiques et médiatiques, étayée par de nombreux exemples et complétée par un glossaire et des éléments de réponses aux contre-vérités des « opiniomanes »: autant d'outils permettant de se défendre contre l'emprise croissante des sondages (et des sondeurs) sur le débat politique.
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !
Van Parijs Philippe ; Vanderborght Yannick ; Authi
L'idée de revenu de base inconditionnel est désormais au coeur des débats sur l'avenir de nos modèles sociaux. Elle consiste à verser à chacun un revenu régulier à titre individuel, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie. Diffusée en France à l'occasion de l'élection présidentielle de 2017, elle avait été peu auparavant soumise à référendum en Suisse et a fait l'objet de plusieurs expérimentations à travers le monde. Rédigé par deux spécialistes internationalement reconnus, ce livre offre la première synthèse systématique de la discussion aujourd'hui mondiale sur cette proposition radicale. Il explore ses origines historiques, discute les objections éthiques, économiques et politiques qu'elle soulève et jauge sa pertinence face aux défis écologiques et à la mondialisation. Il fournit un recueil d'informations fiables et d'arguments éclairants qui doivent être utiles à ceux qui plaident pour le revenu de base, mais aussi contre lui, en aidant à corriger les nombreuses erreurs factuelles et confusions conceptuelles que l'on trouve de part et d'autre. L'ouvrage n'en constitue pas moins un plaidoyer engagé en faveur d'une idée qui vise à rendre notre société plus libre et notre économie plus saine. Il ne manquera pas d'enthousiasmer, ou du moins d'intriguer, toutes celles et tous ceux qui veulent que le monde de demain soit plus juste et comprennent que, pour cela, notre modèle de protection sociale doit être profondément réformé.
Becker Howard S. ; Merllié-Young Christine ; Merll
Après de nombreuses années de pratique du métier, Howard S. Becker livre, avec le style qui a fait son succès, les leçons tirées de son expérience de sociologue. Empiriques au même titre que les sciences de la nature, les sciences sociales ne progressent que par la qualité de l'articulation entre des " idées " (ou théories) et des " données ", toujours produites par des procédés de fabrication à analyser. La distinction, qui structure la profession, entre recherches " qualitatives " et " quantitatives " ne change rien à l'exigence de fournir des " preuves " solides, capables de résister au doute pour convaincre collègues et adversaires. La nécessité d'une analyse critique des données est ici démontrée à la lumière d'une gamme étendue de recherches, des plus collectives et objectivantes, comme les recensements de la population, aux plus personnelles, comme les observations ethnologiques, en passant par toutes les formes intermédiaires de la division du travail entre concepteurs des recherches et personnes chargées de la collecte des données. Cette ré? exion sur les conditions pratiques de l'observation s'adresse aussi bien aux professionnels des enquêtes, aux chercheurs en sciences sociales qu'à l'étudiant devant réaliser son premier mémoire de recherche.
Composée de plus de 1,3 milliard d'habitants, la société chinoise fascine ou effraie. Depuis 1949, elle a connu l'arrivée des communistes au pouvoir, le maoïsme, les réformes à partir de Deng Xiaoping et la reprise en main du pays dès 2013 par Xi Jinping. De manière inédite dans l'histoire du capitalisme, elle concilie un libéralisme économique d'Etat et un régime officiellement de " dictature démocratique du peuple ". Concrètement, comment la Chine en est-elle arrivée à cette modernité contrastée et quels sont les effets d'un régime autoritaire sur les différentes strates de la société chinoise ? La trame chronologique suivie dans ce livre permet d'analyser la société chinoise sous de multiples angles : éducation, travail, santé, appartenance ethnique, migrations, rapports hommes-femmes, jeunesse, religion, inégalités sociales, mouvements de contestation, questions sociales et environnementales. Les nombreux encadrés apportent des éclairages précis et des données récentes sur des aspects souvent méconnus de la société et de ses acteurs, au-delà des clichés sur la modernisation chinoise en ce début de XXIe siècle.