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Charles Percier (1764-1838). Architecture et design
Garric Jean-Philippe
RMN
39,00 €
Épuisé
EAN :9782711864171
Designer avant la lettre, Charles Percier (1764-1838) oeuvre bien au-delà du seul domaine de l'architecture : du grand dessein du Louvre, des Tuileries et de la rue de Rivoli aux ornements de l'art du livre ; de la mise en scène des fêtes impériales aux décors intérieurs des nouvelles élites et des palais nationaux ; du mobilier aux arts décoratifs. Elève modeste de l'Ecole gratuite de dessin, Grand Prix de l'Académie royale d'architecture en 1786, pensionnaire enthousiaste à Rome, courant les ruines et les palais, il s'implique dans la Commune des arts sous la Révolution, puis, associé à Pierre Fontaine avec lequel il signe des publications influentes, devient décorateur en vogue au temps des Merveilleuses. Engagé au service des grands projets de bâtisseur de Napoléon, il se met en retrait après 1815, s'affirmant alors comme le principal professeur d'architecture des débuts de l'Ecole des beaux-arts. Pour la première fois, cet ouvrage et l'exposition qu'il accompagne offrent une vision d'ensemble du cheminement varié et insatiable de ce dessinateur hors pair, l'un des grands passeurs de l'idéal néoclassique de la fin de l'Ancien Régime aux foisonnements de l'éclectisme.
Consacré à l'architecture des théâtres contemporains, cet ouvrage retrace l'évolution historique des modèles d'organisation d'espaces dédiés à la représentation de spectacles (théâtre et danse). Il s'interroge sur les schémas actuels de fonctionnement d'une institution vieille de plus de deux mille ans (théâtre grec) et pourtant en perpétuelle évolution.Après un riche essai historique, chacune des réalisations dont la liste suit est présentée dans sa spécificité par des plans, des photographies et une fiche technique précise. L'ouvrage est enrichi de biographies des architectes et d'une abondante bibliographie.
Baridon Laurent ; Garric Jean-Philippe ; Guédron M
Quel lien y a-t-il entre L'Origine du monde de Gustave Courbet et le "Palais idéal" du facteur Cheval ? Selon Annie Le Brun, "il y a Jean-Jacques Lequeu, qui, sans en être conscient, pressent que l'origine du rêve architectural a quelque chose à voir avec cette origine du monde". Fils d'un menuisier de Rouen, Lequeu (1757-1826), formé au siècle des Lumières, voit son destin bouleversé par la Révolution. Contraint un emploi de dessinateur pour l'administration, il croit toutefois à son talent et poursuit sans concession son ambition d'artiste. "Architecte de papier", Lequeu rêve de monuments somptueux, de fabriques fictives et de paysages imaginaires ; au-delà de l'architecture, sa galerie s'enrichit de multiples dessins, d'une suite troublante d'autoportraits, de portraits grimaçants, de tableaux érotiques et de détails anatomiques sans complaisance. Six mois avant de disparaître dans le dénuement et l'oubli, il lègue ce fascinant oeuvre graphique à la Bibliothèque royale. Cet ouvrage présente pour la première fois Lequeu dans sa singularité comme dans son époque, restituant enfin pour un large public toute sa richesse et sa complexité.
Ollagnier Claire ; Delon Michel ; Garric Jean-Phil
Un lieu à l'abri des regards, consacré aux plaisirs... Depuis la seconde moitié du XVIIe siècle, période à laquelle l'expression petite maison semble être en usage, le concept d'un lieu situé à l'abri de tous les regards où le libertin pourrait s'adonner à ses activités licencieuses, a envahi la littérature romanesque et théâtrale, et les sources que constituent les rapports de police et les chroniques scandaleuses regorgent d'anecdotes piquantes, contribuant ainsi à créer le mythe de la petite maison. Cependant, il faut attendre les années 1750 pour voir émerger un nouveau type architectural dont le programme s'élabore peu à peu. S'initie alors une vague de réflexions sur un nouveau mode d'habitat et tous les quartiers périphériques de la capitale se couvrent d'édifices aux allures diverses mais répondant aux mêmes critères architecturaux : mutation des dispositifs conventionnels, réduction de la taille des appartements, diffusion du modèle pavillonnaire de plan massé et situation du nouveau bâti dans un environnement paysager. Un nouvel art de vivre La multiplication de ces petites maisons illustre par ailleurs l'émergence d'un nouvel art de vivre et les aspirations d'une société en mutation qui use de toutes les ressources des arts (architecture, jardin, peinture, sculpture...) pour créer de véritables écrins qui ne laisseront pas indifférent le public de l'époque, satisfaisant les critiques et alimentant les récits de voyageurs et les souvenirs des contemporains. Menée jusqu'à la charnière entre Ancien régime et Ere industrielle au début du XIXe siècle (période qui verra l'idéologie de la villa se démocratiser et devenir accessible à la petite bourgeoisie), cette étude permet de remonter jusqu'aux origines de l'habitat pavillonnaire tel qu'il sera conçu par la suite. Le phénomène des périphéries pavillonnaires, jusqu'alors plutôt attribué aux retombées de la révolution industrielle et à la création de cités ouvrières, ne connaîtrait-il pas des prémices antérieures ?
Monument commémoratif dédié au souvenir de Louis XVI et Marie-Antoinette, la Chapelle expiatoire a été édifiée entre 1815 et 1826, sur l'emplacement de l'ancien charnier révolutionnaire de la Madeleine, à l'endroit même où furent inhumés les souverains après leur exécution. Son créateur, Pierre Fontaine, lauréat du grand prix de Rome en 1785 puis architecte de Napoléon, réalisa ici une ouvre complexe qui, tout en reflétant les goûts décoratifs de son époque, est riche des emprunts au monde antique, à la tradition classique française, mais aussi à l'Italie du Moyen Age et de la Renaissance. Cette ouvre subtile, longtemps déprisée pour des raisons politiques, est à redécouvrir comme une des réalisations les plus élégantes et sophistiquées du Paris du début du XIXe siècle.
Résumé : L'aube du XVIIIe siècle, Venise brille de tous ses feux. La singularité de la cité des doges, son faste, son carnaval, ses réceptions grandioses, ses coutumes inédites ainsi que le renom de ses artistes attirent de nombreux visiteurs. On vient de toute l'Europe y écouter les opéras de Vivaldi ou de Hasse, interprétés par le castrat Farinelli ou Faustina Bordoni, assister aux spectacles qui se donnent dans la rue comme au théâtre, s'adonner au jeu, admirer les palais décorés par les plus grands peintres et sculpteurs... Forts de leur notoriété, les artistes vénitiens exportent leurs talents dans les cours d'Europe où ils reçoivent de prestigieuses commandes : Canaletto diffuse en Angleterre le goût des vedute ; les Tiepolo peignent d'immenses fresques qui décorent demeures et églises dans les Etats germaniques et à Madrid ; Pellegrini et Rosalba Carriera sont accueillis dans le Paris de la Régence. Mais peu à peu, la santé économique de celle qui fut la Dominante s'essouffle, et la Sérénissime, tout en continuant à séduire, décline lentement. En 1797, Napoléon Bonaparte met fin à la République. C'est alors que naît le mythe de Venise, une Venise éblouissante jusqu'à son dernier souffle.
Incroyable parcours que celui de ce peintre flamand qui se fait diplomate, s'élève dans la société et intercède auprès des princes ! Très jeune, Pierre Paul Rubens sillonne de cour en cour une Europe belliqueuse où les alliances entre familles dominantes se font et se défont. Recommandé auprès des uns en Italie, mandaté par les autres en Espagne, adoubé aussi bien par la maison d'Angleterre que par la famille de Habsbourg, Rubens se nourrit un peu plus à chaque séjour des modèles qu'il découvre dans les collections des grands monarques de son temps. Mais Rubens n'est pas seulement peintre virtuose au service du pouvoir car l'art de la couleur rejoint, chez lui, l'art de la politique. Réunir ses portraits, c'est aussi prendre le parti de mettre en avant cet aspect si particulier de sa carrière. Le Musée du Luxembourg, à travers cette exposition sur les portraits princiers de Rubens, met à l'honneur un sujet qui résonne avec l'histoire du lieu comme avec celle de Marie de Médicis.
C'est en 1922, alors qu'il vient d'arriver à Paris, que Man Ray fait ses premiers pas dans la photographie de mode. Il réalise alors de nombreux portraits de figures marquantes d'un milieu parisien mêlant membres de la a colonie américaine, représentants de la bonne société, artistes, écrivains... Il bénéficie assez vite de commandes dans le domaine de la publicité et de la mode en raison de son style aisément identifiable, celui du groupe surréaliste, qui joue à merveille du scandale et de la provocation. Son travail parfaitement maîtrisé, tempéré par un classicisme de bon ton, pimenté par un érotisme lisse génère des images pleinement assimilables par ses commanditaires. Au tournant des années 1930, Man Ray évolue vers un style plus spontané, conforme à l'évolution du modèle féminin que des artifices techniques - solarisation, inversion négative, découpage, superpositions - mettent brillamment en valeur. Les années passées sous contrat avec le magazine américain Harper's Bazaar (1934-1939) consacrent la liberté technique et formelle du photographe et marquent son apogée dans ce domaine. A travers le regard d'un artiste, peintre et photographe, c'est aussi les relations entre la mode de toute une époque, celle de l'entre-deux-guerres, et sa représentation qui sont ici mises en lumière.