Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Journal de bord d'Etienne Marchand en 2 volumes. Le voyage du Solide autour du monde (1790-1792)
Gannier Odile ; Picquoin Cécile
CTHS EDITION
58,00 €
Épuisé
EAN :9782735505951
Le voyage du Solide, quoique peu connu parmi les expéditions françaises dans le Pacifique, est pourtant l'une des circumnavigations réussies de la fin du XVIIIe siècle. Marchand, expédié par des armateurs privés, partait tenter le trafic des fourrures entre la côte Nord-Ouest de l'Amérique et la Chine. Le voyage, commercialement très décevant, a été pourtant remarquablement rapide et sûr: le Solide, parti en décembre 1790 de Marseille avec cinquante hommes, revint à Toulon en août 1792, avec un seul mort à déplorer. La navigation avait été précise, malgré de longues traversées et l'absence de montre marine: 44 500 milles sans avaries, en 488 jours de navigation. Marchand découvrit le groupe nord des Marquises : y débarquant en juin 1791, il le baptisa au nom de la France Iles de la Révolution. Mais le Journal de bord de Marchand resta ignoré, tandis que Claret de Fleurieu, qui avait préparé l'expédition de Lapérouse, publiait en 1798 le voyage du Solide à partir du journal du Second, Chanal, et des notes du chirurgien, Roblet. Encore inédit, le journal, publié avec les tables journalières de navigation, donne le point de vue d'un capitaine de la marine marchande, différent du discours officiel et en même temps représentatif de son époque (préoccupations scientifiques et commerciales, arrière-plan idéologique, sciences et techniques, observations naturalistes et ethnographiques, échos des textes contemporains, etc.).
Les voyageurs, quelles que soient les raisons de leur départ, ont modelé la réflexion des sédentaires, mais aussi leur imaginaire : les relations de voyage s'adressent à un lectorat curieux et rêveur. La réflexion scientifique a spéculé sur les relations des voyageurs, écho du monde. Les philosophes ont relativisé leurs conceptions à la lumière de l'Altérité. Toute une littérature s'est emparée de modèles aussi séduisants, la fiction et l'imagination renchérissant sur la liberté du récit. Les voyageurs, hommes "de plein vent" marqués par les récits des pionniers, et empreints de leur culture originelle, rendent souvent, quoique indirectement, hommage à ceux qui sont restés. Par leurs difficultés mêmes à peindre un réel différent, par leurs évocations allusives, leur recours involontaire au merveilleux, leurs naïvetés et leurs efforts, leur usage parfois embarrassé de l'analogie et de la métaphore, leurs mensonges et leurs enjolivures, leurs émotions, leurs enthousiasmes et leurs conceptions esthétiques, les voyageurs rendent compte de l'Autre et de l'Ailleurs, mais nous dessinent en même temps un paysage intérieur. Cette double nécessité continue de féconder la littérature de voyage, véritable genre qui jongle avec les catégories de la description, de la narration et de la réflexion, inventant une poétique qui se joue de l'espace et du temps. A sa suite, le lecteur s'engage à l'aventure, souscrivant au projet du Voyage de Paul Morand : "Le désir de voir et l'humeur inquiète sont les caractéristiques de notre époque. Il ne faudrait pas y renoncer, sous prétexte qu'il en a cuit à l'un des deux pigeons".
Il y a dans la vie du marin quelque chose d'aventureux qui nous plaît et qui nous attache. Ce passage continuel du calme à l'orage, ce changement rapide des terres et des cieux, tiennent éveillée l'imagination du navigateur. Il est lui-même, dans ses destinées, l'image de l'homme ici-bas: toujours se promettant de rester au port, et toujours déployant ses voiles; cherchant des îles enchantées où il n'arrive presque jamais, et dans lesquelles il s'ennuie s'il y touche; ne parlant que de repos, et n'aimant que les tempêtes; périssant au milieu d'un naufrage, ou mourant vieux nocher sur la rive, inconnu des jeunes navigateurs dont il regrette de ne pouvoir suivre le vaisseau" (Chateaubriand). Le roman maritime, qui retrace ces aventures, semble marginal dans l'histoire de la création littéraire. Pourtant, que de domaines il touche: pirates et corsaires, grands capitaines ou petits mousses, explorateurs et caboteurs, pêcheurs et trafiquants, tous se croisent dans des épopées, de grandes expéditions, des aventures interlopes... Le succès éditorial, si l'on considère sa montée en puissance et l'affirmation progressive d'un genre en tant que tel, depuis le XVIIIe siècle mais essentiellement aux XIXe et XXe siècles, prouve que le roman maritime rencontre au fil du temps un public fidèle, passionné et toujours demandeur, même s'il peut sembler au profane que les histoires de mer doivent toujours se ressembler un peu. Le présent ouvrage, essentiellement consacré aux domaines occidentaux, français et anglais en particulier, propose d'analyser l'histoire et les ressorts de ce genre romanesque.
Résumé : "En 2003, le diagnostic de Parkinson me jette à terre. Refusant la perspective de la dépendance, je mets en oeuvre toutes mes ressources pour guérir plutôt que subir. Je décide de comprendre le sens de ma maladie. Je commence par accepter mon histoire personnelle, longtemps niée. M'appuyant sur diverses approches complémentaires, conjuguées à la médecine allopathique, je me relève. En chemin, je regagne ma place dans la lignée, retrouve l'amour de moi et des autres, et reprend le pouvoir sur la maladie... Au point d'aller mieux maintenant qu'avant son déclenchement ! J'ai écrit ce livre pour tous ceux et toutes celles qui, atteints d'une maladie, ont envie de décider de la place et du rôle qu'elle prendra dans leur vie : partenaire ou ennemie ? C'est une invitation pour le lecteur à trouver des pratiques qui lui conviennent, tout en tenant compte des conseils des spécialistes".
Dans un monde où les hommes sont partis depuis longtemps dans une guerre qui semble éternelle, les femmes d’un village protègent elles-mêmes les leurs en combattant à dos de moutons géants. Nous découvrons l’initiation à cet ordre prestigieux de bergères guerrières aux côtés de la jeune Molly. Touchante, drôle, pleine d’aventures et d’émotions, Bergères guerrières est une série BD aussi belle que passionnante. Laissez-vous emporter par ces dessins plein de douceur et par son humour formidable !
Résumé : Le Garde-Meuble de la Couronne était l'administration chargée de la gestion du mobilier et des objets d'art destinés à l'ornement des appartements royaux. Tout d'abord simple attribution du valet de chambre du roi depuis le Moyen Âge, la création d'une administration spécifique, dirigée par un intendant, s'avéra nécessaire pendant le règne de Henri IV devant le développement des maisons royales. La charge d'intendant général des meubles de la Couronne devint de plus en plus prestigieuse à partir du règne de Louis XIV grâce à l'attention croissante portée au mobilier royal par les souverains. Les intendants furent des personnalités intéressantes et l'étude de leur origine sociale et de leurs parcours permet de mieux comprendre leur action à la tête du Garde-Meuble. Tour à tour excellents administrateurs, amateur éclairé ou favori du roi, ils contribuèrent au rayonnement du mobilier royal et de leur administration. Pour la première fois, le statut juridique du mobilier royal est abordé avec particulièrement la question de son inaliénabilité et les limites de celle-ci, ainsi que. parallèlement, celui des garde-meubles personnels des souverains qui géraient leurs biens mobiliers privés. Cette étude de l'histoire administrative, juridique et sociale du Garde-Meuble apporte un regard nouveau et complémentaire sur cette importante institution de l'Ancien Régime et son fonctionnement, incontournable pour l'étude du mobilier des XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que sur la personnalité de ses directeurs.