Les recherches sur les littéracies universitaires représentent aujourd'hui à l'échelle internationale un champ foisonnant. Sur le terrain, la tradition des Writing Centers des universités américaines sert d'exemple et la formation à l'écrit se développe fortement dans les universités : formation à la maîtrise des différents genres universitaires ; formation aux genres de l'écrit professionnel, dans le cadre de la professionnalisation des études universitaires ; et formation à une maîtrise élémentaire de l'écriture comme compétence transversale, cette formation relevant alors de la remédiation, dans le sens où elle part du constat de défaillances rédactionnelles. Ce type de cours n'est pas nouveau mais l'enjeu depuis une trentaine d'années est d'aller au-delà des approches qui prévalaient jusqu'alors. En effet, comme le précisent M. C. Pollet et M. Delforge (2011) à propos de la situation en Belgique, ces approches sont jugées normatives, car basées sur la maîtrise du système linguistique et sur un entraînement par exercices (ou drill) portant sur des micro-habiletés, et elles sont soupçonnées de technicisme, car elles valorisent des "méthodes de travail" transversales, investissant pour l'essentiel tout ce qui relève de l'activité résumante (plans, résumés, synthèses, prises de notes) et de ses règles de cohérence et d'économie. La tendance actuelle consiste à envisager l'écrit d'une part en lien avec l'appropriation des savoirs disciplinaires et le raisonnement, d'autre part en lien avec la construction de soi, l'expression d'un je et la créativité. Dans ce contexte, la problématique de la langue est souvent absente ou considérée comme secondaire, comme si l'importance de faire écrire n'appelait pas à s'interroger sur les configurations langagières impliquées, leurs formes et leurs effets.
Résumé : Oubliez les préparations hyper-protéinées, les barres énergétiques industrielles, les tristes plats de pâtes avant l?effort ou les boissons de récupération trop chimiques. Voici enfin le livre de cuisine saine et gourmande spécialement adapté à tous types de sportifs, amateurs et aguerris. Comment bien s?alimenter pour rester en forme et performant ? Quelle est l?alimentation idéale du sportif ? Que manger avant, pendant ou après l?effort ? Quel programme alimentaire avant une compétition ? Sport d?endurance, de combat, de glisse : musculation, cardio ou souplesse... Voici tous les conseils et recettes pour garder un vrai confort digestif et améliorer sa performance. Des fiches techniques pratiques rédigées par un nutritionniste du sport donnent les clés pour satisfaire les besoins nutritionnels du sportif, au quotidien comme avant une compétition : hydratation, carburants de l?effort, perte de masse grasse, récupération... + de 60 recettes saines et pleines de saveurs spécialement conçues pour les sportifs du petit déjeuner au dîner : pain énergétique miel et fruits secs, barres de céréales aux graines de courge, fruits gelés, smoothie avocat et banane, boulette de boeuf aux herbes et citron, soupe de carottes et patate douce au curcuma... Tout au long du livre, découvrez des témoignages et astuces nutrition de sportifs du running à la boxe, du yoga au surf, du basket au fitness en passant par la natation et le CrossFit.
L'ouvrage présente les principaux résultats d'une étude de la socialisation des enfants 2 à 3 ans dans quatre lieux collectifs d'accueil et d'éducation des jeunes enfants : crèche, école maternelle, classe passerelle, jardin maternel. 2 ans est un âge charnière pour les enfants qui peuvent être accueillis dans diverses structures collectives. Les auteurs ont mené une recherche dans quatre de ces lieux : deux traditionnels (crèche et école maternelle), deux innovants (classe passerelle et jardin d'enfants). Les réalités vécues par les enfants y sont-elles différentes ? A partir de quels savoirs, quelles expériences et valeurs sont-elles pensées par les professionnelles et leurs parents ? L'ouvrage offre des clés de compréhension de la socialisation des enfants entre 2 et 3 ans, en mettant en perspective la vie quotidienne de ces quatre lieux.
En 2020, notre pays, la France, est touché par une pandémie mondiale : la Covid-19. Le virus fait une entrée fulgurante dans ma famille, entraînant des dégâts sur son passage. Mon père est touché et perd la vie. Comment survivre à un tel évènement ? Comment supporter les conséquences de cette catastrophe ? Ma complicité avec mon père, nos souvenirs, puis la contamination, l'hospitalisation, le décès, le deuil et l'enfer... Mon ouvrage autobiographique se présente comme un témoignage de notre histoire actuelle : l'apparition de la Covid-19 et le bouleversement de nombreuses familles laissées dans le désarroi et la solitude.
La rédaction d'un écrit de recherche (mémoire de master, thèse de doctorat, article) est un exercice difficile, qui requiert des compétences spécifiques. Le présent ouvrage apporte une aide sur le plan méthodologique et linguistique à tous ceux qui sont désireux d'acquérir un lexique verbal riche et précis pour décrire les activités du chercheur. L'ouvrage dresse un large panorama des verbes employés dans les écrits de recherche. II fournit des descriptions détaillées qui éclairent le sens des verbes et les compatibilités ou incompatibilités avec les noms qui peuvent leur être associés : sélectionner des données, mettre au jour des corrélations, convoquer un argument, confronter des sources, prendre en compte des variables, revisiter une notion, etc. Conçu pour être consulté aisément par les étudiants de master et de doctorat au fil de la rédaction de leurs écrits de recherche, il pourra être utilisé par les enseignants comme une ressource pédagogique dans les cours de français académique.
Résumé : Les livres sont aussi des bibliothèques. Dans la salle de lecture de celle que constitue celui-ci, on peut croiser, entre autres, Thomas Bernhard, André Breton, Blaise Cendrars, Pascal Quignard, Pierre Michon ou encore Philippe Sollers, qui y forment une petite communauté provisoire. Chacun de ces lecteurs singuliers vient là pour des raisons diverses : pour voyager, dénombrer, rêver ou encore interpréter. On y rencontre aussi l'auteur qui s'interroge sur cette étrange passion lire dont il soupçonne qu'elle cache quelque chose. Il semble que chacun de ces lecteurs ait trouvé dans le livre un objet d'amour. Un objet d'amour qui en remplace un autre.
Nous vivons immergés dans la publicité: publicité dans nos journaux, publicité quand nous ouvrons la radio, publicité à la télévision, parfois tellement envahissante qu'elle coupe, ne devrait-on pas dire, parfois, pollue, les émissions que nous suivons. Depuis un peu plus de dix ans et les progrès d'Internet, elle a trouvé et conquis un nouveau support, et l'on ne peut pas aller sur la toile sans être invité à acheter le meilleur parfum, le dernier modèle de la meilleure marque d'automobiles ou une place sur la croisière qui vous mènera au Soleil de Minuit. Ce livre n'est ni une justification ni une dénonciation de la publicité. C'est un livre d'histoire qui cherche à observer, comprendre et expliquer comment elle a conquis, dans notre pays, la place qu'elle occupe aujourd'hui. Car cette histoire, l'histoire de ses progrès, des difficultés, des obstacles et des oppositions qui les ont entravés, est à peine entreprise, à la différence de l'Angleterre et plus encore des Etats-Unis. Cet ouvrage réuni un ensemble d'articles, parus depuis une quinzaine d'années, qui sont parmi les premiers à avoir été consacrés à l'histoire de la publicité en France.
Résumé : Vérités et mensonges sont au coeur de la représentation cinématographique, qu'elle soit documentaire ou fictionnelle. Comme l'indique le titre français du film d'Orson Welles, F For Fake [ Vérités et mensongesl, les deux notions sont souvent indissociables. Le statut ontologique de l'image filmique est déjà problématique car elle produit une illusion de réalité. Le cinéma joue également avec la "vérité" à tous les niveaux : celui de la fabrication du film, de la mise en scène, du travail sur les décors, les effets spéciaux, etc. Le numérique crée à son tour un niveau d'illusion supplémentaire puisqu'il n'a plus besoin de référent dans la réalité. Depuis le documentaire jusqu'au film de fiction, voire ses déclinaisons dans le format sériel, on interrogera donc le cinéma de propagande et le documentaire, le montage des documents et, plus spécifiquement, du côté de la fiction, la manipulation des images et du point de vue chez certains cinéastes. Quelles vérités attendre de l'usine à rêves ? Comme le dit le journaliste à la fin de L'Homme qui tua Liberty Valance (J. Ford, 1962) : " This is the West, Sir. When the legend becomes fact, print the legend " (" C'est l'Ouest, ici. Quand la légende dépasse la réalité, on publie la légende").
La première partie de l'ourvage : La contribution de philosophie politique de Stéphane Haber met en discussion la trilogie que Schmitt considère comme fondatrice des sociétés politiques : prendre/partager/exploiter, pour en proposer une alternative : donner/posséder et gérer en commun/préserver, en s'appuyant notamment sur l'anthropologie du don et la théorie des communs. Sa conclusion vise néanmoins à mettre en garde contre toute tentative de réduction du réel à un modèle théorique pur. Le chapitre écrit par Pierre Crétois considérant la philosophie du droit de propriété, critique l'approche courante selon laquelle le droit de propriété comme contrôle absolu de l'individu sur son bien est un élément essentiel d'une théorie de la justice. Il montre que les différentes formes d'appropriation expriment et régulent des relations sociales quant aux ressources. Maxime Desmarais-Tremblay, proposant une étude de philosophie de l'économie, analyse, dans sa contribution, les prolongements qu'a connus un des concepts dû à Richard A. Musgrave, ayant fait l'objet d'une forte polémique parmi les économistes, à savoir celui de "bien méritoire" . En particulier, il vise à clarifier les différents arguments ayant été mobilisés jusqu'à aujourd'hui pour justifier la non-appropriation privative de ce type de biens. Martin Deleixhe, se plaçant sur le terrain de la théorie politique, met en lumière l'intérêt des tenants de la démocratie radicale pour les biens communs, pour autant que ces derniers sont associés à une autogestion durable de la production, réinstituant les parties prenantes en maîtres de leur propre destin. L'autogestion des biens communs apparaît alors comme la forme de référence du renouvellement des pratiques démocratiques. La deuxième partie de l'ouvrage : Tout d'abord, Léa Eynaud, entend revenir sur le problème de la fondation politique de la catégorie de biens communs. Plus précisément, son article vise, au travers d'une approche de sociologie pragmatiste, à étudier les pratiques d'acteurs qui s'engagent à contre-sens de la privatisation des ressources, notamment avec les cas d'une coopérative de fourniture d'énergie renouvelable (Enercoop) et d'une ressourcerie. Rémi Schweizer, quant à lui, se propose de revenir aux expériences historiques des communs en les explorant sous l'angle des dynamiques d'appropriation qu'elles impliquent. L'enjeu consiste à repartir du terrain pour en tirer certains enseignements pour les communs modernes. Le cas des Alpes suisses est pour ce faire mobilisé : à travers l'exemple des Bisses Valaisans, c'est-à-dire d'un réseau d'eau entretenu et utilisé au sein d'une communauté agricole. Loin d'échapper aux logiques d'appropriation et d'exclusion, l'enchevêtrement de droits qui accompagnent l'exploitation des bisses ne repose ni sur une négation de la propriété, ni sur une subversion qui romprait avec une tradition exclusiviste. Les bisses se rapprochent au contraire, à certains égards, de biens clubs au sein et à la marge desquels les relations de pouvoir et les inégalités doivent être interrogées. Le texte de la politiste, Eleonora Gentilucci, présente les arguments des opposants à la "biopiraterie" , cette appropriation privée de semences qui sont considérées comme un bien commun de l'humanité. Un panorama des actions menées face à cette menace pour la biodiversité entend montrer l'efficacité de cette action quand elle est d'abord menée au niveau local. Natalia Frozel Barros, enfin, fait une analyse politique l'évolution du principe juridique de patrimoine commun de l'humanité gérant les ressources minières des fonds marins. D'abord élaboré dans un souci de communalisation de ces fonds, qui visait à empêcher une appropriation par les Etats, à réduire les inégalités internationales, et même à promouvoir la paix mondiale, celui-ci s'est orienté vers la possibilité d'une marchandisation et d'une appropriation étatique qui ne dit pas son nom. L'auteur mène cette étude en analysant les discours des négociateurs, qui disent vouloir s'adapter à la conjoncture internationale alors que ce sont eux qui participent de cette évolution libérale.