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Faire la classe à plusieurs. Maîtres et partenariats à l'école élémentaire
Garnier Pascale
PU RENNES
16,00 €
Épuisé
EAN :9782868478733
Ce livre est né d'un constat : la figure du maître " seul " dans sa classe est en train de s'effacer devant la multiplication des collaborations avec d'autres adultes pendant le temps scolaire. Comment ces collaborations mettent-elles à l'épreuve aussi bien l'activité quotidienne des enseignants que leur identité professionnelle ? Assiste-t-on à une véritable mutation du travail dans les écoles élémentaires et à une remise en cause de la polyvalence des maîtres ? Quels sont les enjeux à la fois scolaires, sociaux et politiques des changements en cours ? Un travail d'enquête approfondi auprès d'une centaine d'enseignants de huit écoles en milieu urbain apporte des réponses à ces questions en montrant comment l'activité du maître compose désormais avec celle de différents partenaires : employés municipaux, professionnels extérieurs à l'école, parents d'élèves, aides éducateurs et collègues enseignants. Il explique pourquoi ces collaborations sont à géométrie variable, selon les intervenants, les relations avec le groupe classe, les domaines d'intervention et les savoirs qu'elles mettent en jeu. Echappant aussi bien à une apologie des innovations qu'à une critique générale des partenariats mis en oeuvre dans les classes, l'ouvrage de Pascale Garnier témoigne de la très grande diversité des positionnements des maîtres. Il souligne aussi les tensions qui traversent chacun d'entre eux, pris entre le souci de rester le " référent " de sa classe et de lui apporter le concours de partenaires multiples et variés. Par là, il permet de cerner les difficultés et les richesses de ces collaborations dans l'exercice du métier d'enseignant et de clarifier les politiques éducatives qu'elles engagent.
A la suite du colloque international Petite enfance, transitions et socialisation, ce livre rend compte de l'importance des transitions au cours de la petite enfance. Il montre toute la diversité des espace-temps transitionnels avant la scolarité obligatoire : entre la famille et des modes d'accueil familial ou collectif, et entre différents lieux institutionnels, comme la crèche et l'école maternelle. Il s'intéresse aussi à des micro-transitions dans la journée des enfants dans un même lieu d'accueil. Entre continuités et ruptures, il porte également sur des espaces institutionnels dont la vocation est précisément de faire transition entre la famille et l'école. La pluralité des contextes nationaux de l'éducation des jeunes enfants est mise en relief, avec des contributions venant de Belgique, d'Ecosse, de France, du Québec, de Suède et de Suisse. Dans ces différents contextes, les recherches montrent que l'éducation préscolaire est un lieu de tensions entre des systèmes de normes institutionnelles et culturelles différentes : les uns tournés vers le monde scolaire et les autres vers la sphère familiale. Penser les transitions permet d'en éclairer les définitions respectives en croisant les points de vue des professionnels et des parents, en lien avec les expériences vécues par les enfants. C'est aussi montrer les défis que représentent ces tournants décisifs de leur vie.
Comment penser la diversité des transitions vécues par les jeunes enfants ? A partir de onze recherches menées en Belgique, en France, en Italie, au Québec et en Suisse, cet ouvrage propose d'analyser les transitions vécues par les jeunes enfants sous de multiples perspectives. Il s'intéresse aussi bien aux transitions dites verticales, comme le passage de la crèche à l'école, qu'aux transitions horizontales, qui concernent le passage d'une situation ou d'une activité à une autre au cours de la journée. Certaines transitions concernent l'entrée dans une nouvelle structure (macro-transitions), tandis que d'autres, tout aussi significatives, s'opèrent au sein d'un même contexte institutionnel (micro-transitions). Toutes sont des moments cruciaux de transformation où les enfants construisent leurs expériences d'apprentissage avec leurs pairs et les adultes qui les entourent. L'enjeu de cet ouvrage est de mieux comprendre les continuités et les ruptures dans les expériences de transitions vécues par les enfants, leurs familles et les professionnel·le·s, en tenant compte de la pluralité des situations et des contextes. Loin de vouloir imposer une vision unique ou prescriptive, il s'agit de faire des transitions un outil d'analyse des tensions et des défis qui traversent aujourd'hui le domaine de l'éducation et de l'accueil des jeunes enfants. Ces recherches invitent à repenser les pratiques professionnelles ainsi que les cadres institutionnels dans lesquels elles s'inscrivent. Elles ouvrent ainsi de nouvelles pistes de travail à toutes celles et ceux qui souhaitent mieux comprendre et accompagner les parcours des jeunes enfants.
Les publications sur la petite enfance concernent le plus souvent les politiques familiales et leurs conséquences sur l'emploi, ainsi que le développement et la socialisation des jeunes enfants. Mais que sait-on précisément du travail des professionnelles, des femmes dans leur très grande majorité, qui accueillent et prennent en charge ces enfants tout au long de leurs journées ? En fait, peu de chose, car sa fréquente naturalisation comme activité féminine fait obstacle à sa compréhension et sa reconnaissance. Ce livre a l'ambition de mettre les pratiques de ces professionnelles au centre d'un travail d'enquêtes pour analyser ce qu'elles éprouvent, pensent, mobilisent, inventent, transforment... Il met en lumière les différentes facettes de ce travail méconnu : les statuts d'emploi, les conditions réelles d'exercice, les conceptions éducatives, les apprentissages qu'il requiert, les exigences nouvelles sur la qualité, l'inclusion des enfants en situation de handicap... L'ouvrage explore ainsi des complexités insoupçonnées où, pour donner sens à ce travail, se reconfigurent sans cesse demandes parentales, éthiques éducatives et relations aux enfants. Grâce à la pluralité des contributions et des situations analysées, l'ouvrage concerne l'ensemble des formes d'accueil et d'éducation des jeunes enfants (accueil à domicile, crèche, école maternelle, jardin d'enfants, etc.), et les différentes professions qui y exercent (éducatrice de jeunes enfants, auxiliaire de puériculture, personnels titulaires d'un CAP AEPE (Accompagnant éducatif de la petite enfance), enseignante, assistante maternelle...). Avec les contributions de Geneviève Cresson, François-Xavier Devetter, François Ndjapou, Pascale Garnier, Pascale Molinier, Martine Janner Raimondi, Daniela Rodriguez, Anne-Lise Ulmann, Michel Vandenbroeck.
C'est l'histoire d'un type, Louis, la quarantaine, gentil mais fauché, qui tue sa mère afin de toucher l'héritage." Tel est le sujet un peu loufoque qui naît dans la tête d'un écrivain réfugié sur la côte normande pour écrire son prochain roman. Avec une générosité et une discrétion exemplaires, Louis se met bientôt à tuer aussi les parents de ses amis; à eux désormais la belle vie! Mais notre écrivain taciturne et solitaire se retrouve envahi par la famille, les amis, et une troublante présence féminine. Une étrange confusion s'installe alors entre son quotidien et celui de ses personnages... Attention! humour noir sur blanche banquise. Ou comment redonner à l'immoralisme un petit goût de fraîcheur. Biographie: La vie de Pascal Garnier est à elle seule un vrai roman. On retiendra aujourd'hui qu'il est une figure originale du roman contemporain. Il a élu domicile dans un petit village de l'Ardèche où il peint, et écrit aussi pour la jeunesse. On ne s'étonnera pas qu'on lui ait donné le Grand Prix de l'Humour noir en 2006 pour Flux. Après les Hauts du Bas, l'A26 et Comment va la douleur? on retrouve dans la Solution Esquimau sa manière si singulière et si attachante de rendre vraisemblables les situations les plus extravagantes, tout droit sorties d'une imagination particulièrement débridée.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.