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LE NOUVEL ORDRE LOCAL. Gouverner la violence
Garnier Jean-Pierre
L'HARMATTAN
21,00 €
Épuisé
EAN :9782738478382
Il est souvent question du " nouvel ordre mondial " imposé par les gouvernements qui garantissent les intérêts du capitalisme désormais globalisé. On parle peut en revanche du nouvel ordre local que les autorités cherchent à instaurer pour enrayer " sur le terrain " les désordres sociaux engendrés par cet ordre lointain. A commencer par les soi-disant " violences urbaines " commises par une jeunesse que la flexibilisation de l'économie voue à la précarité, à la pauvreté et à la marginalité. Gestionnaire d'une société qu'elle prétendait " changer " naguère, la gauche au pouvoir se trouve bien en peine d'en finir avec la " misère du monde ". Aussi ne lui reste-t-il plus qu'à la criminaliser, c'est-à-dire à tenir en respect les nouveaux misérables, grâce au renforcement constant des dispositifs de contrôle social où la " prévention " prend souvent la forme de la dissuasion voire de la répression. Quitte à invoquer " l'égalité des citoyens face à l'insécurité ", faute de faire respecter les autres droits sociaux dans une société de plus en plus inégalitaire où l'insécurité matérielle et psychologique devient la règle pour la majorité des travailleurs. Avec le concours d'élus locaux, de chercheurs et d'associations ralliés à l'impératif sécuritaire, un système totalitaire inédit se met ainsi en place, sous couvert de " démocratie de proximité " et d'" implication citoyenne ". Inciter les habitants des quartiers populaires à collaborer avec les pouvoirs publics à la pacification de l'espace urbain, cela ne revient-il pas, en effet, à convier les dominés à prêter la main à leur propre domination ? C'est à l'examen des diverses facettes de cette normalisation " autogérée " et au refus des " damnés de la ville " de s'en laisser conter qu'est consacré cet ouvrage. Avec le ton polémique que réclame un tel sujet.
Envisager d'emblée les aléas de la patrimonialisation urbaine peut sembler a priori paradoxal. Évacuant tout ce qui pourrait ressortir de la contradiction et de l'antagonisme, la patrimonialisation est censée impliquer un rapport pacifié au temps et à l'espace. Néanmoins, comme le montrent les articles réunis dans ce dossier, ce sont en réalité, pour peu que l'on en explore les pratiques, la diversité des conceptions, le désaccord et le conflit qui l'emportent.
Ecrites au cours de ces trois dernières années, ces chroniques déploient un humour désopilant et irrévérencieux éclairant les errements d'une certaine gauche radicale grandiloquente et opportuniste. Rire de ces intellectuels et autres leaders autoproclamés pour mieux démasquer le ridicule de leur discours, tel est l'ambition d'un nouveau courant qu'il a baptisé, avec autodérision, marxisme-burlonisme. Rire de la vacuité des maîtres à penser de la contestation, ou de la douce naïveté des chantres de Podemos et Nuit Debout, vise aussi à rappeler les enjeux politiques cruciaux de notre temps. Le comique se double ainsi de l'analyse politique et sociologique d'une idéologie dont la fonction est de masquer les véritables enjeux que sont la lutte des classes, le dépassement du capitalisme et de l'impérialisme.
Résumé : Bien connu pour sa critique sans concession de la gauche pseudo-contestataire, Jean-Pierre Garnier s'attelle ici à un travail de reconstruction théorique. Autant fidèle à Marx qu'au mouvement anarchiste, il arrache l'idéal d'émancipation du champ sociétal et réformiste, où on l'enferme habituellement, pour lui redonner tout son éclat social et révolutionnaire. Tirant le bilan des luttes et des espoirs qui ont traversés le 20e siècle, il mobilise la pensée d'Henri Lefebvre qui sut déceler les impasses des politiques prétendument émancipatrices. S'opposant plus que jamais à l'intellectualisme bavard, il affirme que tout idéal émancipateur authentiquement progressiste ne saurait se situer ailleurs que sur le terrain de la politique et du social, pour constituer ce qu'il nomme une utopie concrète.
Garnier Jean-Pierre ; Janover Louis ; Discepolo Th
Le retour au pouvoir du PS avec François Hollande donne à cette analyse contemporaine du premier septennat de François Mitterrand une nouvelle actualité et une double fonction, celle d'un exercice de mémoire et d'une mise en garde pour l'avenir : en surpassant l'injonction faite à la social-démocratie par l'un de ses grands théoriciens - "En finir avec la phraséologie du passé pour oser paraître ce qu'elle est : un parti réformiste" . En requalifiant le parti socialiste de "deuxième droite" , ce livre montre comment, dès le milieu des 1980, les socialistes ont accompli leur destin de parti réformateur en même temps que le programme de la première droite : adapter la société française au nouveau stade du capitalisme.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.