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Emanciper l'émancipation
Garnier Jean-Pierre
ED CRITIQUES
12,00 €
Épuisé
EAN :9791097331085
Bien connu pour sa critique sans concession de la gauche pseudo-contestataire, Jean-Pierre Garnier s'attelle ici à un travail de reconstruction théorique. Autant fidèle à Marx qu'au mouvement anarchiste, il arrache l'idéal d'émancipation du champ sociétal et réformiste, où on l'enferme habituellement, pour lui redonner tout son éclat social et révolutionnaire. Tirant le bilan des luttes et des espoirs qui ont traversés le 20e siècle, il mobilise la pensée d'Henri Lefebvre qui sut déceler les impasses des politiques prétendument émancipatrices. S'opposant plus que jamais à l'intellectualisme bavard, il affirme que tout idéal émancipateur authentiquement progressiste ne saurait se situer ailleurs que sur le terrain de la politique et du social, pour constituer ce qu'il nomme une utopie concrète.
Mumford Lewis ; Garnier Jean-Pierre ; Durand Guy ;
Qu'est-ce que la cité? Comment a-t-elle commencé? Quelles ont été les phases de son développement? Est-elle destinée à disparaître, ou notre planète se transformera-t-elle en une immense ruche urbaine, ce qui serait, pour les villes individualisées, une autre façon de disparaître? Les besoins qui conduisirent les hommes vers ce mode d'existence recevront-ils un jour les satisfactions qu'ont pu promettre autrefois Jérusalem, Athènes ou Florence? Est-il encore possible de construire une cité permettant à l'homme de poursuivre un développement harmonieux? Avant de penser un nouveau mode d'existence urbaine, il faut comprendre la nature historique de la cité et l'évolution de son rôle primitif. Nous serons mieux à même alors d'envisager les décisions qui nous incombent. Il nous appartient de diriger nos efforts vers l'accomplissement de la plus profonde valeur humaine; ou sinon de subir l'automatisme des forces que nous avons déclenchées. Par l'analyse de la formation des regroupements urbains, ce classique fait apparaître les limites démographiques, technologiques et économiques au-delà desquelles la cité ne rend plus possible la survie d'une unité communautaire. Critique d'une organisation économique qui sacrifie le progrès de l'humanité au perfectionnement des machines, l'auteur revient au souci du bien public, à la recherche d'un équilibre écologique et à la coopération sociale comme base de notre milieu de vie.
La globalisation du capitalisme a eu pour effet de fragiliser, paupériser et marginaliser de larges fractions des couches populaires. Face aux " désordres locaux " qui en résultent - violence, incivilité et insécurité -, les pouvoirs publics mettent en place des dispositifs de " pacification " où urbanisme et architecture sont mis à contribution. La reconfiguration de l'espace public doit, à la fois, dissuader le nouvel " ennemi intérieur " de passer à l'acte et faciliter la répression, confirmant ainsi le lien entre urbanisme et maintien de l'ordre social.
On ne parle de la banlieue que lorsqu'elle est en feu. Journalistes pyromanes, politiciens incendiaires, une ribambelle de faux pompiers de service prétendent éteindre ses incendies. Et pourtant, ils ne font qu'attiser le brasier. Les discours "politiquement corrects", les mesures gouvernementales trop tièdes ne servent à rien. Pourquoi ? Parce qu'ils persistent à s'inscrire dans le règne incontesté du marché. L'illusion, tenace et sciemment cultivée, selon laquelle on pourrait venir à bout de la fameuse "violence urbaine" sans s'attaquer aux structures économiques, est à dissiper de toute urgence. Dans cet essai polémique solidement argumenté, où il n'épargne personne, ni à gauche ni à droite, pas plus l'architecte Roland Castro que le sociologue Alain Touraine, ou les ministres Michel Delebarre et Eric Raoult, Jean-Pierre Garnier bouscule la "pensée unique" qui sévit aussi sur la ville. Il replace sous un éclairage radicalement nouveau les événements qui défraient la chronique des "banlieues" et opère une critique en règle des discours tenus par tous les "pseudo experts". Quand le grotesque vient se mêler au tragique, la réflexion rigoureuse peut faire bon ménage avec l'esprit de dérision.
Garnier Jean-Pierre ; Janover Louis ; Discepolo Th
Le retour au pouvoir du PS avec François Hollande donne à cette analyse contemporaine du premier septennat de François Mitterrand une nouvelle actualité et une double fonction, celle d'un exercice de mémoire et d'une mise en garde pour l'avenir : en surpassant l'injonction faite à la social-démocratie par l'un de ses grands théoriciens - "En finir avec la phraséologie du passé pour oser paraître ce qu'elle est : un parti réformiste" . En requalifiant le parti socialiste de "deuxième droite" , ce livre montre comment, dès le milieu des 1980, les socialistes ont accompli leur destin de parti réformateur en même temps que le programme de la première droite : adapter la société française au nouveau stade du capitalisme.
Aujourd'hui les grandes puissances déploient leur hégémonie mondiale sans recourir au colonialisme ni à la force militaire mais par l'exploitation économique. C'est cet incroyable processus de captation de richesse et de création de pauvreté que John Smith nous explique, faisant voler en éclat le conte de fée néolibérale prétendant que le capitalisme est capable d'assurer un développement égal de toutes les nations. Au contraire, les délocalisations et la désindustrialisation dans les pays du Nord, associées à une surexploitation des travailleurs et des ressources naturelles dans les pays du Sud, sont des phénomènes typiques de l'impérialisme générant un accroissement extrême des inégalités entre les plus riches et les plus pauvres partout sur la planète. Au fil d'une analyse novatrice et rigoureuse, John Smith montre que ces questions économiques sont étroitement liées aux problèmes politiques et sociaux tels que la crise écologiques, l'esclavage moderne, les inégalités hommes/femmes.
Jenkins Brian ; Millington Chris ; Sillou Daniel ;
Les émeutes menées par les ligues fascistes à Paris place de la Concorde, au soir du 6 ? février 1934 constituent sans doute la plus grave crise politique que connue la France durant l'entre-deux-guerres. Pourtant, à ce jour, il n'existait en français aucune étude historique entièrement consacrée à ces émeutes fondée rigoureusement sur les archives. Exploitant toutes les sources disponibles (archives, journaux, mémoires), Jenkins et Millington retracent minutieusement la préparation, le déroulement et les multiples conséquences de ces émeutes tragiques. Les auteurs établissent non seulement les faits et les responsabilités avec précision, mais ils apportent aussi un éclairage nouveau sur les grandes questions qu'a suscitées cet événement complexe ? : dans quelle mesure la république fut-elle menacée ?? Quel fut le rôle précis des anciens combattant ?? Quelles étaient les motivations et les obectifs des différents groupes d'émeutiers ??
Alliant une prodigieuse érudition et une passion contagieuse pour la période révolutionnaire, Albert Mathiez est un historien incontournable de la Révolution française. Les études réunies pour la première fois dans ce volume, publiées entre 1910 et 1930, composent tout à la fois une biographie thématique de Robespierre et une plongée au coeur des grands moments de la Révolution. Mobilisant avec à-propos les faits et leurs sources, l'auteur recompose avec vivacité la logique des événements, mais aussi le parcours de Robespierre à travers ses actions et leurs mobiles. Par là, il dessine la vie de l'Incorruptible comme une oeuvre politique en actes. Détricotant la légende noire et les anecdotes fallacieuses, Mathiez donne à comprendre une politique robespierriste nourrie par le mouvement populaire, pour laquelle seule une république sociale peut se dire démocratique.
Résumé : Après un séjour en Espagne entre 1936 et 1937, A. L. Strong (1885-1970), journaliste et femme engagée, rédigea ''L'Espagne en armes'' non seulement pour témoigner de la guerre civile, mais aussi pour transmettre à ses lecteurs la ferveur et le courage des combattants républicains face aux forces fascistes. Décrivant la situation politique et militaire, elle raconte ses rencontres inattendues avec des combattants et intellectuels internationalistes tel Malraux. On retiendra aussi de son récit de magnifiques portraits montrant un peuple espagnol animé d'un optimisme sublime et d'un humour indéfectible. Elle nous communique ainsi son admiration pour ces jeunes gens parfois peu ou pas instruits, ces professeurs, ces paysans, tous animés d'un héroïsme spontané, et bien conscients que leur combat n'est que la préfiguration d'une guerre qui va bientôt embraser l'Europe et le monde.