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Austerlitz. 2 décembre 1805
Garnier Jacques - Tulard Jean
FAYARD
37,05 €
Épuisé
EAN :9782213627298
De Tolstoï à Abel Gance, Austerlitz participe de la légende autant que de l'histoire. Le génie militaire de Napoléon y a donné toute sa mesure face à un ennemi double - autrichien et russe -, alors que l'issue victorieuse n'allait pas de soi. Au moyen des archives militaires et de récits des combattants (les sans-grade comme les illustres), Jacques Garnier raconte comment une armée rassemblée pour envahir l'Angleterre s'est portée en quelques semaines au coeur de l'Europe centrale et comment elle a été rejointe par d'autres troupes françaisesstationnées en Italie. C'est ensuite jour par jour, puis heure par heure qu'il décrit les plans successifs des adversaires et qu'il évoque, cartes à l'appui, les combats - majeurs ou mineurs, tous ont leur importance - ayant précédé l'affrontement final du2 décembre 1805. Les pertes françaises seront très faibles en comparaison de celles des Alliés, et la victoire aura instantanément des effets géopolitiques considérables: fin du Saint Empire romain germanique, rattachement de Venise au royaume d'Italie, installation de Napoléonides sur les trônes de Naples et de Hollande, etc. Éminent spécialiste des guerres napoléoniennes (il a rédigé les notices relatives aux campagnes et aux batailles du Dictionnaire Napoléon, dirigé par Jean Tulard), Jacques Garnier donne ici le fruit de nombreuses années de recherches documentaires.
Quel chemin parcouru depuis Eylau ! Dans le beau temps revenu, après une nouvelle victoire indécise et sanglante à Heilsberg, Napoléon rencontre les Russes du général Bennigsen à Friedland. La victoire est totale. Le commandant en chef russe a beau, à nouveau, essayer de convaincre le Tsar qu'il n'a pas été aussi vaincu que cela, il ne pourra empêcher l'entrevue de Tilsit, une rencontre entre Alexandre et Napoléon sur le Niémen, où tous deux décideront du sort de l'Europe. Mais, que de difficultés, pour les pauvres soldats ! Car dans cette aventure que l'on présente trop souvent comme une " promenade de santé " tant le génie militaire de l'Empereur était dominateur, Napoléon a trouvé en Bennigsen un concurrent à sa mesure. Ce n'était pas le Mack ou le Weirother de 1805, ni le Hohenlohe ou le Brunswick de 1806. Chacun des adversaires a cherché à percer les intentions de l'autre pour le battre. Napoléon y a, certes, mieux réussi que Bennigsen, mais la différence n'a pas été si énorme. Mais, seule la victoire compte, quel que soit le score. Et c'est Napoléon qui a gagné en 1807...
Résumé : De tous les chefs de guerre passés à la postérité - Alexandre le Grand, Jules César, Frédéric II de Prusse -, seul Napoléon est universellement connu. Aujourd'hui encore, la litanie de ses victoires est dans tous les esprits. Des curieux, et pas seulement français, traversent l'Europe pour marcher dans ses pas et commémorer ses exploits. Comment en est-il arrivé là ? Dès son apparition sur les champs de bataille, Napoléon a su innover. Il a compris et maîtrisé ce que les autres n'avaient fait qu'esquisser avant lui. Visionnaire, il a fait progresser l'art militaire, se servant de la totalité des moyens techniques et humains que lui avaient légués les Lumières et la Révolution. Il a porté à un point jamais atteint jusque-là l'intuition guerrière, l'inventivité et le génie de l'organisation. Finalement, son pire ennemi n'aura été autre que lui-même : c'est sa démesure qui le conduira à la défaite finale. Au plus près de la pensée militaire de l'Empereur qu'il connaît intimement, l'auteur se livre à une analyse très fine et inédite de ce nouvel art de faire la guerre, pour les résultats que l'on connaît.
Les incidences du capitalisme néolibéral pèsent sur bien des aspects de notre vie et particulièrement sur des domaines qui étaient réputés y échapper comme l'art, l'éducation, la santé, la religion et les "choses de l'amour ". Cette logique capitaliste, appuyée sur le culte de la performance et de la communication et potentialisée par les techniques numériques et l'intelligence artificielle, est lue par les psychanalystes comme un discours qui organise le lien social, transformant les individus et les sujets que nous sommes en objets ou en petits entrepreneurs qui participent de cette quête du profit insatiable.
Pendant ta promenade africaine, auras-tu la chance de rencontrer la belle Éwé? En passant par Bikini, croiseras-tu le chef Rapa Nui? Dans les plaines du Far West, si tu tends l'oreille, tu entendras peut-être, au loin, le tambour du sorcier. Soit 30 Jeux pour que les enfants à partir de 10 ans découvrent les arts des peuples lointains... Un véritable voyage, ou comment dialoguer avec l'Autre, tout en s'amusant!
Résumé : Il est grand temps de ne plus opposer les traitements conventionnels aux traitements à base de plantes, mais trouver la bonne harmonie entre les deux. Faire confiance au pouvoir thérapeutique de la nature vous permet de réduire l'option médicaments, dont les limites sont reconnues aujourd'hui. Si nos ancêtres, du paléo au XIXe siècle, choisissaient les plantes à partir d'un savoir empirique, les dernières analyses scientifiques ouvrent de nouvelles perspectives fascinantes pour soigner vos troubles ou vos maladies. Véritable guide pratique de la décroissance médicamenteuse, ce livre vous donne toutes les clés pour utiliser les plantes de manière rationnelle pour vous soigner et vous nourrir.
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--
Résumé : Il s'appelle Sainte-Marie-du-Mont, village posé au bord de la Manche, à la base de la presqu'île du Cotentin. C'est le personnage de ce livre. La plage est commode. En l'an 900, le Viking Vieul Aux Epaules y jeta ses drakkars. Dix siècles plus tard, l'Américain Eisenhower lança sur elle ses barges ; depuis, on la nomme Utah Beach. Juché sur la colline, le bourg essuie depuis toujours les tempêtes magistrales : guerre de Cent Ans, guerres de religion, révolutions, occupations... Il n'est pratiquement pas d'événement majeur qui n'ait laissé sa trace sur ce coin de bocage enclavé dans ses haies, de sorte que la chronique communale ne cesse de renvoyer à l'histoire de France. Mais aujourd'hui comme hier, les gens d'ici vivent à leur pas, car l'Histoire est peu de chose, au bout du compte, auprès des histoires qui tissent la trame des jours ordinaires.
Résumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.