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Le corps du monde
Garnier-Duguy Gwen ; Boulanger Pascal
CORLEVOUR
20,20 €
Épuisé
EAN :9782915831894
Le corps du monde, dont la composition s'étend sur une quinzaine d'années, surprend d'emblée par son impressionnante densité. Osant une totalité, il intègre un jeu de lignes ascensionnelles de l'histoire à l'intime, de l'obscurité à la lumière, en prenant appui sur des vers amples ou concis et sur des séquences qui modifient les tonalités et les résonances. Une dimension anthropologique et métaphysique manque trop souvent dans la poésie française. La poésie côtière, celle qui demeure dans la rétention et ne déborde pas les cadres admis, celle qui se contente du Cogito solipsiste et de la radicale négation qui n'a plus rien à nier, ne peut guère satisfaire Gwen Garnier-Duguy. Comme chez Claudel, c'est la houle qu'il lui faut, les chants des faits d'armes qui permettent de relancer les grands récits fondateurs de temporalité", Pascal Boulanger.
Cet essai constitue l'une des lectures possibles des trois tomes d'"Oeuvres poétiques" de Marc Alyn : il se propose de fournir aux lycéens, étudiants et professeurs, ainsi qu'à tout lecteur potentiel, des pistes de réflexion en vue d'aborder la création du poète, reconnue dès son premier livre paru en 1956, et poursuivie sept décennies durant, jusqu'au dernier recueil, 'Forêts domaniales de la mémoire', publié en 2023. Six thèmes majeurs se dégagent de l'espace poétique alynien : la respiration de la Nature, la vibration mélodique de la Nuit, la dimension magique du Feu, la verticalité mobile du Scribe identifié au Poète, Venise et la mémoire de l'Orient. L'un des caractères fondamentaux de cette poésie est la fascination pour les civilisations disparues : sépultures bogomiles et ruines flamboyantes de Byblos. A partir de tels vestiges, le "voyant-voyageur" en ressuscite la présence grâce au pouvoir presque sans limites de l'imaginaire et de l'Histoire - jusqu'à ce que le texte se substitue parfois au poète lui-même sous le titre 'Dit du Poème'.
Résumé : La Pierre Amour, poème écrit entre 1972 et 1985, est une ouvre-monde. Aujourd'hui, comme à l'heure de la composition de ce livre, nous évoluons dans un monde complexe. A la complexité de ce monde mondialisé, la responsabilité du poète écrivant dans sa langue maternelle est de répondre par une ouvre prenant en compte cette complexité en proposant, pour la supporter, pour la sublimer, une profondeur conciliant les forces en présence, forces contradictoires, voire même adversaires. Le poème peut cela. Le poète, lorsqu'il est homme de la plus haute mémoire, le sait. Ainsi agit La Pierre Amour de Xavier Bordes, dont le titre même suggère qu'un ouvrage ayant dimension de cosmos lyrique peut répondre et subjuguer le chaos général. En ce sens, La Pierre Amour pourrait bien être celle qui servit à sculpter la fontaine de jouvence, celle sur laquelle est gravée la formule d'éternité et devant laquelle se recueille le Cour pour la déchiffrer. Un tel livre, par son amplitude, son architecture, la richesse de ses questionnements, de ses explorations et de ses intuitions, apparaît comme fort singulier, en quelque sorte unique, dans le paysage poétique contemporain.
Lors de grandes cérémonies, de mariages ou d’expositions artistiques par exemple, il est toujours d’usage de mettre à disposition des invités, des visiteurs, un livre vierge appelé livre d’or, sur lequel ils sont conviés à laisser un témoignage qui dira la quintessence du moment vécu. Dans certaines maisons, un livre d’or est ouvert, disponible à l’amitié des hôtes de passage. Les poèmes ici rassemblés sont autant de remerciements chantant la part de merveilleux, de rébellion, de bienfaisance, à la vie. Aux drames de l’époque, à la tragédie des individus, aux souffrances, aux malheurs, à l’impuissance, à la violence de cette condition humaine qui est la nôtre par temps de mondialisme effréné, répondent ces vers lestés par leur contemporanéité et acceptent le tout pour le porter, ce tout, comme expérience fondatrice de notre possible émancipation. C’est un oui à la vie, à ce qu’elle propose finalement à chacun d’entre-nous comme écueils ou épreuves mais qui cessent d’être épreuves et écueils si vécus pleinement et en profondeur. Toute possibilité d’évasion est à ce prix d’un changement de perception radicale car chacun des instants que chacun de nous vivons nous est exclusivement adressé. La porte, évidemment, est à l’intérieur.
John Henry Newman, né à Londres en1801 et mort en 1890, est un théologien et écrivain britannique, converti au catholicisme en 1845. Etudiant à l'Université d'Oxford, il est ordonné prêtre anglican. Ses travaux sur les Pères de l'Eglise le conduisent à analyser les racines chrétiennes de l'anglicanisme et à défendre l'indépendance de sa religion face à l'Etat. Ainsi naît le Mouvement d'Oxford, dont John Newman est l'un des principaux acteurs. Ses recherches et sa conception de l'Eglise l'amènent à se convertir au catholicisme, qu'il voit comme la confession la plus fidèle aux racines du christianisme. C'est au cours de cette période qu'il écrit son célèbre poème Lead, kindly Light. Il part pour l'Irlande afin de fonder une université catholique à Dublin, à la demande des évêques de ce pays. Pour mieux faire comprendre sa conception de l'éducation et de la science, il donne un cycle de conférences : L'Idée d'université, avant de démissionner en 1857 à cause du manque de confiance de la part des évêques irlandais face à son entreprise. Sa conversion au catholicisme est incomprise et critiquée par ses anciens amis anglicans. Il est aussi regardé avec méfiance par une partie du clergé catholique anglais du fait de ses positions considérées comme très libérales. En réaction à des calomnies, John Newman décrit sa conversion au catholicisme dans Apologia Pro Vita Sua. Cet ouvrage change la perception des anglicans à son égard et accroît sa notoriété. L'incompréhension suscitée par la proclamation du dogme de l'infaillibilité pontificale conduit Newman à défendre l'Eglise et la place primordiale de la conscience dans sa Lettre au duc de Norfolk. Sa conception de la conscience sera en partie développée lors du Concile Vatican II. Il écrit par la suite la Grammaire de l'assentiment, qui se veut une défense de la foi face au développement du positivisme. Théologien reconnu, il est l'une des figures majeures du catholicisme britannique, avec Thomas More, Henry Edward Manning et Ronald Knox. Il a exercé une influence considérable sur les intellectuels catholiques, notamment les auteurs venus de l'anglicanisme. Ses oeuvres, dont la Grammaire de l'assentiment et l'Apologia Pro Vita Sua, sont une référence chez des écrivains tels que G K Chesterton, Evelyn Waugh ou Julien Green, mais aussi pour des théologiens et des philosophes comme Avery Dulles, Erich Przywara et Edith Stein, qui a traduit en allemand son ouvrage L'Idée d'université.
Ce texte poétique à la structure ouverte ancre le récit dans un passé mythique méditerranéen en même temps qu'intensément actuel (le Cap Corse). A travers la voix de Minoa, qui confie son désarroi, ses doutes, ses perplexités face à la vie et à l'amour, toute une réflexion sur l'écriture est engagée. Pour explorer le monde intérieur qui la fonde et dans lequel elle se débat, la narratrice choisit des modalités d'écriture et des tonalités volontairement diversifiées. L'ensemble épistolaire des Feuillets de Minoa (première partie), est ponctué par de brefs poèmes dont la tonalité sagement érotique rompt avec la prose des lettres tout imprégnées du "sentimentalisme" du XVIIIe siècle. Les Journuits (seconde partie) combinent récits oniriques et prose journalistique. Les Petites fantaisies minoennes (3e partie), brefs textes en vers, jouent le rôle d'intermède ludique. La dernière partie, Chants de Minoa, rassemble des poèmes inspirés par la même ferveur lyrique. Avec en ouverture une sextine écrite selon les règles mises en place au XIIe siècle et en chant final, le "Brame de la Minotaure", l'ouvrage, tendu à l'extrême, constitue une partition surprenante. Si la voix dominante est celle de Minoa, les différents modes d'expression qu'elle emploie pour la faire résonner, rendent compte d'une intériorité polyphonique d'une grande intensité.
Mon idée directrice est simple : plus un poète est grand, plus sa vie propre ? quel qu'en soit le contenu ? s'impose à lui comme foyer d'une énigme universelle. En s'efforçant d'exprimer cette énigme, il l'approfondit, et son existence concrète avec elle de façon littéralement déchirante. Sujet privilégié de contradiction, le poète est ainsi le témoin d'une souffrance irréductible qu'il cultive jusque dans la maladie et la faute, comme l'instrument d'une connaissance cachée."
Plazenet Laurence ; Damour Franck ; Rocquet Claude
C'est un atelier de conte, une école, un jeu, un alambic de fables, cela ressemble à un bouquet de feu d'artifice fugace comme l'étincelle jaillie d'un choc de silex, à une pluie de confettis jetée en l'air, un arc-en-ciel formant un cercle irisé avec l'eau sur laquelle l'arche céleste et diaprée se reflète. C'est une arche d'histoires qui ne cessent de naître et de s'entrecroiser. Est-ce une troupe de conteurs, ou un seul conteur, et dans sa tête une foule de conteurs ? Cela revient au même. En toi, le rêve relance sa navette, ses balles de jongleur, une barque dérive et rame. A vol d'oiseau, le fleuve et ses ruisseaux, son réseau de ruisseaux, est un grand arbre, de sève, de rêve.