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Monkey grip
Garner Helen
DES FEMMES
18,50 €
Épuisé
EAN :9782721003133
Je ne peux pas. Je n'ai pas envie d'arrêter. J'ai pensé à sa peau, à la façon dont je pouvais sentir sous mes doigts les os de son crâne et à ses yeux fous. Il avait vingt-trois ans à cette époque, et je présumais, dans mon ignorance, qu'il ne pouvait peut-être pas vivre beaucoup plus vieux à cause de la came et de cette dangereuse oisiveté qui lui coulait dans le sang. C'était sans compter avec la volonté de s'accrocher et l'empressement avec lequel j'allais donner tout ce qui m'était demandé. Tout donner en cadeau... Dépendance de la came, dépendance de l'amour - où est la différence ? Toutes les deux sont mortelles". H. G. "Monkey Grip" désigne l'accoutumance, l'impossibilité de rompre. Elle s'applique à Javo, drogué désoeuvré, comme à Nora qui l'aime, et cherche à travers ce récit à démonter l'engrenage de cette dépendance. Elle désigne surtout un mode d'existence, dans l'Australie des années 1970, jeunes vivant en communauté, à la recherche d'un plaisir débouchant sur le vide.
Après avoir été liées par un secret, puis rivales, Aya et le Lys blanc sont devenues amies. Elles entreprennent de chercher l'endroit idéal pour jouer dans l'institut, mais deux élèves du comité des pensionnaires, Tamaki Ichinose et Yu Inui, ont découvert leurs manigances ! Comment nos deux héroïnes vont-elles se sortir de ce pétrin ? !
Aya, fan de ramens instantanés et venant d'un milieu populaire, vient d'intégrer une école pour jeunes filles de bonne famille. Elle admire et rêve de devenir celle qu'on surnomme le "lys blanc", la fille la plus populaire de l'institut. Un jour, elle surprend l'actuelle tenante de ce titre, survoltée, en train de jouer à un jeu de combat. Bien, qu'Aya n'ait parlé à personne de ce qu'elle a vu, cela n'a pas empêché le Lys blanc de comprendre qu'elle aussi s'intéressait à ce genre de jeux, et de la défier en combat singulier. Venez découvrir les aventures de ces jeunes demoiselles passionnées par les jeux vidéo de combat !
Alors qu'il s'agit d'un terme clé pour les géographes, "l'espace" a connu dans les sciences historiques et politiques une longue période de quarantaine en Allemagne depuis 1945. Tabou depuis le nazisme, le terme a gardé des relents de revendication nationaliste, en particulier dans l'intérêt récent pour la géopolitique. Or, les sciences historiques et sociales sont affectées depuis une dizaine d'années par un net regain d'intérêt pour l'espace et pour la dimension spatiale des processus et phénomènes qu'elles étudient. C'est là l'une des conséquences de la remise en cause de la pertinence de l'échelle de l'Etat-nation comme cadre d'analyse. Parce que l'Allemagne présente des particularités dans l'emboîtement et l'interdépendance des différentes échelles spatiales d'exercice du pouvoir, notamment des échelles nationale et régionale qui sont elles-mêmes le produit de l'histoire allemande, elle offre un terrain privilégié pour l'étude de l'articulation de l'espace territorial et des espaces d'exercice du pouvoir. Croisant des approches micro et macro, cet ouvrage rend compte du dialogue de plusieurs disciplines (histoire, science politique, sociologie, études germaniques, géographie) sur les mutations qu'ont connues et que connaissent les espaces d'exercice du pouvoir en Allemagne. Il propose un regard pluridisciplinaire et une réflexion fondée sur les derniers développements de la recherche.
Nicola, belle, distinguée, la soixantaine, atteinte d'un cancer en phase terminale, débarque à Melbourne chez son amie Helen, qui va l'héberger pendant les trois semaines que doit durer le traitement miracle censée la guérir. Très vite, Helen, une femme éminemment raisonnable et pratique, va voir sa patience s'effilocher puis fondre complètement devant l'attitude d'une Nicola résolue à faire confiance, malgré des souffrances abominables, aux pires inventions des charlatans. A la fois cruelle dans son intransigeance et ravagée par le remords, Helen ne sait plus à quel saint se vouer tandis que Nicola, impavide, continue de vouloir croire au miracle sans accepter un instant la possibilité d'une issue fatale. Jusqu'à quel point l'amitié, la tendresse peuvent-elles résister aux contingences physiques d'un être cher, surtout quand celles-ci sont le résultat d'un refus entêté de faire face à la réalité? A-t-on pourtant le droit de forcer les malades à accepter la vérité? C'est la question que ce livre à l'écriture franche, directe, dépouillée pose avec violence certes, mais aussi avec un humour moins désespéré que décapant.
L'histoire des ateliers d'écriture en France a commencé en 1969 avec l'expérience initiale relatée dans ce livre. De formation littéraire et journalistique, Elisabeth Bing raconte ici l'aventure de cette naissance auprès d'enfants classés comme caractériels. On y lit l'invention d'un métier, au jour le jour, dans l'urgence et la passion. Loin de l'école et de la parole apprise, elle rend leurs propres mots à ces exclus de l'écriture, prenant en compte leurs textes comme des actes réels d'inscription dans le monde. Jusqu'à ce qu'un jour un enfant lui dise: "Mais tu nous fais travailler comme des écrivains!". Toutes les intuitions fondatrices d'une démarche qu'elle a poursuivie et élaborée depuis plus de vingt ans auprès d'adultes se trouvent réunies dans ce livre. La postface de cette troisième édition fait part de la suite du parcours. "Cette invention a décidé de ma vie, et un peu plus tard de celle de quelques personnes que d'abord ce livre a rassemblées autour de moi et que j'ai entraînées dans l'aventure, nous retrouvant à l'avant-garde d'un mouvement de fond qui connaît actuellement un très grand développement."
Je rêve surtout de rencontrer des gens. Je n'ai jamais trouvé simple de faire connaissance, ailleurs que sur un plateau. Mais on se quitte une fois le tournage ou la pièce terminée, et on ne se revoit jamais comme on se l'était promis... Alors je m'offre une seconde chance, j'écris pour qu'on me rencontre." I. C.
Quella-Villéger Alain ; Chombart de Lauwe Marie-Jo
Le rôle des femmes dans la Résistance, qui plus est juives et/ou communistes, est longtemps resté un point aveugle de l'historiographie des années 1940-1945. Cette biographie vient ainsi réparer un oubli en faisant renaître, à partir d'un travail d'archives rigoureux, la figure emblématique et méconnue de France Bloch-Sérazin, "morte pour la France", chimiste de premier plan et militante communiste engagée tôt dans la Résistance. Elle a été arrêtée à Paris par la police de Vichy et guillotinée par les nazis à Hambourg en février 1943, alors qu'elle n'avait pas trente ans. Voici le portrait d'une femme de combat, retrouvée ici grâce aux témoignages, aux lettres inédites, aux rapports de filature, aux interrogatoires. Une femme passionnée, symbole de courage, de générosité, de haute valeur humaine. Autour d'elle : son mari Frédo Sérazin, résistant mort pour la France à Saint-Etienne ; son père, l'écrivain Jean-Richard Bloch, tenant d'un milieu intellectuel foisonnant et engagé. Toute une famille dispersée par la guerre, de l'Amérique du Sud à l'URSS, des prisons françaises aux camps d'extermination. En toile de fond, c'est aussi un pan central de la Résistance communiste parisienne, organisée autour du 14e arrondissement et de Raymond Losserand, qui nous est révélé. Un récit poignant.
MacKinnon Catharine A. ; Lenoir Noëlle ; Albertini
Le féminisme irréductible - Discours sur la vie et sur la loi", essai majeur de la théoricienne et militante américaine Catherine MacKinnon, se porte aux racines de la misogynie et des violences exercées contre les femmes et éclaire de manière inédite la construction des rapports sociaux de sexe. Pour l'autrice, la domination masculine est d'abord une domination sexuelle qui s'inscrit ensuite dans le champ social, légitimant et renforçant ainsi la hiérarchie entre les hommes et les femmes. Elle parle en ce sens de la violence sexuelle comme pratique sexuelle, des abus sexuels comme forme de terreur, de l'éventualité du viol comme une caractéristique de la vie courante des femmes, de la pornographie et de la prostitution comme instruments de soumission des femmes, des normes juridiques comme concourant au maintien du statu quo au bénéfice des hommes... Par la force de ces analyses et par son action, Catharine MacKinnon a largement fait évoluer le droit et la société américaine. Elle est ainsi, avec Andrea Dworkin, à l'origine aux Etats-Unis de la première loi sur le harcèlement sexuel qui qualifie celui-ci de discrimination de sexe, et de la reconnaissance de la pornographie et de la prostitution comme violences contre les femmes. Rassemblant des essais, élaborés à partir de conférences données dans les années 1980, ce recueil, aujourd'hui en poche et publié pour la première fois en France en 2005, reste d'une actualité brûlante et est incontournable pour quiconque " cherche des réponses aux grandes questions que pose la subordination des femmes aux hommes ". " "La sexualité est au féminisme ce que le travail est au marxisme : rien ne nous appartient davantage, et pourtant il n'est rien dont on ne soit davantage dépossédées." [...] Depuis vingt-cinq ans, aux Etats-Unis, le droit se trouve ébranlé par cette proposition de la juriste Catharine A. MacKinnon. " Eric Fassin, 2005.