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Partager le réel par temps de crise. Réflexions et récits autour des catastrophes
Gargani Julien
L'HARMATTAN
17,00 €
Épuisé
EAN :9782336436555
Alors que de multiples crises environnementales, climatiques, sociales et économiques affectent le monde, la notion de risque a pris de l'importance, notamment pour anticiper les catastrophes. La science des risques propose des plans d'adaptation et des scenarii comme moyen de rationaliser les incertitudes attachées aux ouragans de mauvaises nouvelles. Cette science émergente n'a pas pu encore mesurer ses propres impacts et ses propres limites de façon critique. Nous apprenons maladroitement à vivre avec les catastrophes qui semblent dessiner notre nouvel horizon commun. C'est par bribes que nous appréhendons ce qui nous entoure. C'est par domaines disciplinaires spécialisés que nous décortiquons le chaos du réel. Ce qui est partagé, c'est la peur de la catastrophe et la représentation lacunaire du monde. Avec pour fil conducteur l'ouragan Irma (2017), ce livre offre un nouveau récit sur les enjeux du temps présent et l'art d'y faire face.
L'auteur croise la route des plus anciennes traces d'hominidé d'Asie, d'une panthère, d'une équipe de chercheurs, d'un village sans eau potable ni électricité et de Chandigarh, une ville sortie de terre, après la partition de l'Inde en 1947, il y a tout juste 50 ans grâce à l'imagination de Le Corbusier. Que retient-on de ce voyage à l'extrémité de la vallée de l'Indus ? Le bruit de la pluie, les odeurs de thé, des fossiles rarissimes, l'atmosphère de Chandigarh et peut-être même des éléments pour réfléchir à ce qu'est la science en train de se faire.
Aldo Giorgio Gargani (1933-2009) fait dans ce livre un usage novateur des concepts wittgensteiniens pour soutenir que la formation du savoir scientifique et philosophique n'est pas une progression linéaire, cumulative et définitive de techniques cognitives : le savoir est plutôt un recueil d'instruments, d'habitus conceptuels, de modèles comportementaux, de conduites opérationnelles et de procédures décisionnelles qui naissent des formes de vie des hommes, en tant qu'extensions de leurs contextes anthropologiques. Si l'expression "savoir sans fondements" est maintenant très répandue dans les sciences humaines, c'est Gargani qui a magistralement élaboré toutes les conséquences de cette idée, et son livre est l'analyse la plus riche de ces rituels épistémologiques qui découlent de notre agir humain, lui-même dépourvu de fondements. A travers ce livre on voit comment la pensée de Wittgenstein peut être utilisée comme une "boîte à outils" véritablement efficace.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.