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La phrase infinie de Thomas Bernhard
Gargani Aldo Giorgio ; Cometti Jean-Pierre
ECLAT
8,00 €
Épuisé
EAN :9782841627387
La pensée est précisément cet art d'exister contre les faits" écrit Thomas Bernhard, et dans l'oeuvre riche et féconde d'Aldo G. Gargani, la figure de Bernhard apparaît comme un point de rupture, un basculement décisif, qui le fera passer d'une écriture philosophique d'une extraordinaire finesse, telle qu'elle s'exprime dans L'étonnement et le hasard (L'éclat, 2025), à un corps à corps avec la littérature elle-même, selon les formes qu'elle prendra dans l'Autriche de la première moitié du XXe siècle. Ecrit juste après Regard et destin (Seuil, 1990), où Gargani fait ses adieux à l'Institution philosophique, La phrase infinie de Thomas Bernhard se retourne une dernière fois sur un passé académique, avant de s'en détacher tout à fait et d'atteindre les rives, enfin sereines, d'Une autre histoire (Laterza, 1991), qui inaugure un nouveau genre littéraire dont l'Italie n'a pas pris toute la mesure.
Aldo Giorgio Gargani (1933-2009) fait dans ce livre un usage novateur des concepts wittgensteiniens pour soutenir que la formation du savoir scientifique et philosophique n'est pas une progression linéaire, cumulative et définitive de techniques cognitives : le savoir est plutôt un recueil d'instruments, d'habitus conceptuels, de modèles comportementaux, de conduites opérationnelles et de procédures décisionnelles qui naissent des formes de vie des hommes, en tant qu'extensions de leurs contextes anthropologiques. Si l'expression "savoir sans fondements" est maintenant très répandue dans les sciences humaines, c'est Gargani qui a magistralement élaboré toutes les conséquences de cette idée, et son livre est l'analyse la plus riche de ces rituels épistémologiques qui découlent de notre agir humain, lui-même dépourvu de fondements. A travers ce livre on voit comment la pensée de Wittgenstein peut être utilisée comme une "boîte à outils" véritablement efficace.
C'est une incitation et une initiation au voyage aux marges du savoir qui sont proposées dans ce livre. Les marges du savoir, c'est là où le savoir n'est pas totalement constitué, là où il s'élabore, dans les entrailles de la recherche scientifique. Au cours de cette promenade on pourra rencontrer des êtres humains qui se débattent pour rester altruistes, des campus universitaires qui se transforment en centres commerciaux, des théories économiques en chantier, ainsi qu'une multitude de petits détails qui contribuent à la pratique quotidienne des chercheurs et à la fabrication du savoir. Au-delà du monde de la recherche, c'est notre relation au monde contemporain qui est observé, disséqué et analysé de façon critique.
Résumé : Les crises environnementales et les crises socio-économiques affectent notre quotidien. Face à ces crises " naturelles" répétitives, l'intérêt porté à notre environnement et à son évolution s'accroît. Parallèlement, les crises socio-économiques et financières se produisent et se reproduisent sans sembler pouvoir s'arrêter. Les sociétés se trouvent exposées à des évolutions si rapides et si nombreuses que le quotidien de beaucoup de personnes en est rendu inconfortable, voire insupportable, sans qu'elles puissent envisager un futur paisible. Comment réduire la vulnérabilité de nos sociétés vis-à-vis de ces crises ? Comment adapter nos sociétés pour les rendre moins vulnérables ? Le premier pas passe par la description du fonctionnement des interactions entre société, nature et technique.
Dans les traditions philosophiques occidentales, c'est à la critique développée par la pensée marxiste que l'on doit de pouvoir aborder l'oeuvre de Moses Hess (1812-1875). Pourtant, le "rabbin des communistes", comme on l'a appelé, fut l'un des penseurs du XIXe siècle qui questionna au plus près les conditions de la liberté et de l'égalité sociales, en même temps qu'il ouvrit la voie à l'idée d'un foyer juif en Palestine, où cette liberté et cette égalité se seraient pleinement épanouies. Dans les études juives, la philosophie de Moses Hess est rarement évoquée, si l'on excepte quelques commentaires qui font de lui ce "communiste et sioniste, qui joua un rôle décisif dans le premier mouvement et inventa virtuellement le second". Le livre de Jean-Louis Bertocchi veut porter un éclairage nouveau sur cette oeuvre pionnière et singulière à bien des égards, dont le coeur est bel et bien la discussion serrée, "en accord divergeant", de la pensée de Spinoza, lu attentivement par Marx lui-même, et qui, dans le ciel d'un humanisme juif émancipé et émancipateur, dessine une constellation en perpétuel mouvement, où scintillent tour à tour philosophie, communisme et sionisme.
Le Banquet des Cendres est le premier des trois grands dialogues métaphysiques de Giordano Bruno, dans lequel il expose, contre les partisans d'Aristote et de Ptolémée et par-delà Copernic, ses conceptions cosmologiques. S'il défend l'hypothèse copernicienne au cours d'un banquet organisé en son honneur par des docteurs anglais le 14 février 1584, jour des Cendres, c'est surtout pour dénoncer la pédanterie et l'obscurantisme desdits docteurs et c'est avant tout le Bruno "inventeur de philosophies nouvelles" comme l'appelle James Joyce, qui apparaît ici.
Depuis la parution de Eichmann à Jérusalem de Hannah Arendt en 1962, le concept central du livre, la « banalité du mal », a fait l?objet de très nombreuses polémiques et discussions, dont les pièces sont données en appendice de ce volume. Mais aujourd?hui, à l?occasion du 50ème anniversaire du procès Eichmann, des historiens, des psychiatres, des écrivains et des philosophes engagent un débat posthume avec l?auteur du « reportage», autour des destins de ce concept, qui a permis de méditer les écrits et dires des exécuteurs et des rescapés, mais n?a pas résolu l?énigme de cette banalisation des bourreaux, qui a transformé ces criminels exterminateurs en « hommes ordinaires ». Comment la banalisation de la « banalité du mal » a-t-elle joué contre le sens de la formule est au coeur de la discussion contemporaine.
La géométrie non euclidienne fut non seulement un bouleversement sans précédent dans l'histoire des mathématiques, mais également une bouffée d'air pur pour les partisans d'une "vérité sans les dogmes". Par ce "non" augmentatif, elle affirmait l'existence d'un en-dehors de l'Être, vingt-quatre siècles après le Parménide de Platon, et plaçait, more geometrico, la philosophie dans l'espace de la spiritualité occidentale, ouvrant la voie à la liberté dans le domaine des sciences rigoureuses. C'est aux implications philosophiques de cette révolution mathématique qu'est consacré l'essai d'Imre Toth, qui étudie également certains aspects de la pensée de Gottlob Frege, farouche adversaire de la géométrie non euclidienne, pour en démontrer les impasses et les fourvoiements.